M. Lugarto le regardait avec terreur; il courut à la porte.

Elle était fermée.

Il revint, se jeta à mes pieds et me dit d'une voix déchirante:

--Oh! pas cela... pas cela... madame... ayez pitié de moi. Je vous ai

offensée... J'ai été lâche, infâme, je partirai... Je partirai... Jamais

je ne reviendrai... Mais pas cela... Oh! par pitié! pas cela!!!

Les traits de cet homme étaient bouleversés par la terreur; il pleurait,

il tendait les mains vers M. de Mortagne.

Celui-ci, impassible, continuait d'exposer la lame du couteau à la

flamme de la bougie.

--Mais vous, monsieur, vous serez moins impitoyable!--s'écria M. Lugarto

en s'adressant à M. de Rochegune.--Je vous ai fait traîtreusement

attaquer, je l'avoue. Je m'en repens, ayez pitié de moi, priez pour

moi... Mais, au nom du ciel, pas cela... Pour la vie!... Jugez donc,

marqué pour la vie... sur la figure... Ah! c'est horrible!... c'est une

idée infernale!

Mathilde: mémoires d'une jeune femme · 第 157 / 355 题