par le nom de _Fir-Bholg_. Ausone (de Clar. Urb. Narbo.,) témoigne que
le nom primitif des Tectosages était Bolg: «Tectosagos primævo nomine
_Bolgas_.» Cicéron leur donne celui de _Belgæ_: «Belgarum
Allobrogumque testimoniis credere non timetis?» (Pro Man. Fonteio).
Les manuscrits de César portent indifféremment _Volgæ_ ou
_Volcæ_.--Enfin saint Jérôme nous apprend que l'idiome des _Tectosages
était le même que celui de Trèves_, ville capitale de la Belgique. Am.
Thierry, I, 131.
5--page 17--_Leur brenn leur recommanda_, etc...
Ses derniers avis furent suivis pour ce qui regardait les blessés, car
le nouveau brenn fit égorger dix mille hommes qui ne pouvaient
soutenir la marche; mais il conserva la plus grande partie des
bagages.--Diod. Sic., XXII, 870.--S'il y avait des enfants qui
parussent plus gras que les autres, ou nourris d'un meilleur lait, les
Gaulois, dans l'invasion de Grèce, buvaient leur sang et se
rassasiaient de leur chair. Pausanias, l. X, p. 650.--Après le combat,
les Grecs donnèrent la sépulture à leurs morts; mais les Kymro-Galls
n'envoyèrent aucun héraut redemander les leurs, s'inquiétant peu
qu'ils fussent enterrés ou qu'ils servissent de pâture aux bêtes
fauves et aux vautours. Pausan., l. X, p. 619.--À Égée, ils jetèrent
au vent les cendres des rois de Macédoine. Plut., Pyrrh., Diod. ex
Val.--Lorsque le brenn eut connu, par les rapports des transfuges, le
dénombrement des troupes grecques, pleins de mépris pour elles, il se
porta en avant d'Héraclée, et attaqua les défilés, dès le lendemain,
au lever du soleil, «sans avoir consulté sur le succès futur de la
bataille, remarque un écrivain ancien, aucun prêtre de sa nation, ni,
à défaut de ceux-ci, aucun devin grec.» Pausan., liv. X, p. 648. Am.
Thierry, _passim_.--Le brenn dit, à Delphes: «Locupletes deos largiri
hominibus oportere... eos nullis opibus egere, ut qui eas largiri
hominibus soleant.» Justin, XXIV, 6.
6--19--_Les Ligures_...
Florus II, 3, trad. de M. Ragon.--La vigueur des Liguriens faisait
dire proverbialement: Le plus fort Gaulois est abattu par le plus
maigre Ligurien. Diod., V, 39. Voy. aussi liv. XXXIX, 2. Strabon, IV.
Les Romains leur empruntèrent l'usage des boucliers oblongs, _scutum
ligusticum_. Liv. XLIV, 35. Leurs femmes, qui travaillaient aux
carrières, s'écartaient un instant quand les douleurs de l'enfantement
les prenaient, et après l'accouchement elles revenaient au travail.
Strabon, III. Diod. IV. Les Liguriens conservaient fidèlement leurs
anciennes coutumes, par exemple, celle de porter de longs cheveux. On
les appelait _Capillati_.--Caton dit dans Servius: «Ipsi unde oriundi
sint exactâ memoriâ, illiterati, mendaces, quæ sunt et vera minùs
meminêre.» Nigidius Figulus, contemporain de Varron, parle dans le
même sens.
7--page 36--_Marius enivré de sa victoire sur les barbares_...
Valer. Max., l. III, c. VII.--Sallust. de B. Jug., ad. calc: «Ex eâ
tempestate spes atque opes civitatis in illo sitæ.»--Vell. Paterc, l.
II, c. XII: «Videtur meruisse.... ne ejus nati rempublicam
poeniteret.»--Florus, l. III, c. III: «Tam lætum tamque felicem
liberatæ Italiæ assertique imperii nuntium..... populus Romanus
accepit per ipsos, si credere fas est, deos, etc.»--Plut., in Mario.
8--page 38--_Le terrible Kirk_, etc...
KIRK. Maxim. Tyr., Serm. 18.--Senec., Quæst. nat., l. V, c.
XVII.--Posidon., ap. Strab., l. IV.--P. Oros., l. V, c. XVI. Greg.
Turon, de Glor. confess., c. V. Dans le moine de Saint-Gall,
_Circinus_ est synonyme de _Boreas_.--TARANIS. Lucan., l. I.--VOSÈGE.
Inscript. Grut., p. 94.--PENNIN, liv. XXI, c. XXXVIII.--ARDOINNE,
Inscript. Grut.--GENIO ARVERNORUM. Reines., app. 5.--BIBRACTE, Inscr.
ap. Scr. rer. Fr., I, 24.--NEMAUSUS. Grut., p. 111. Spon., p.
169.--AVENTIA. Grut., p. 110.--BELENUS. Auson., carm. II.--Tertull.,
Apolog. c. XXIV.--HESUS. Dans un bas-relief trouvé sous l'église de
Notre-Dame de Paris, en 1711, on voit Hésus couronné de feuillage, à
demi-nu, une cognée à la main, et le genou gauche appuyé sur un arbre
qu'il coupe.--OGMIUS. L'écriture sacrée des Irlandais s'appelait
_Ogham_. Voy. Toland O'Halloran, et Vallancey et Beaufort, dans les
_Collectanea de Rebus Hibernicis_, etc.
9--page 41--_L'oeuf de serpent_...
Cet oeuf prétendu paraît n'avoir été autre chose qu'une échinite, ou
pétrification d'oursin de mer.
Durant l'été, dit Pline, on voit se rassembler dans certaines cavernes
de la Gaule des serpents sans nombre, qui se mêlent, s'entrelacent, et
avec leur salive, jointe à l'écume qui suinte de leur peau, produisent
cette espèce d'oeuf. Lorsqu'il est parfait, ils l'élèvent et le
soutiennent en l'air par leurs sifflements; c'est alors qu'il faut
s'en emparer avant qu'il ait touché la terre. Un homme, aposté à cet
effet, s'élance, reçoit l'oeuf dans un linge, saute sur un cheval qui
l'attend, et s'éloigne à toute bride, car les serpents le poursuivent
jusqu'à ce qu'il ait mis une rivière entre eux et lui. Il fallait
l'enlever à une certaine époque de la lune; on l'éprouvait en le
plongeant dans l'eau; s'il surnageait, quoique entouré d'un cercle
d'or, il avait la vertu de faire gagner les procès et d'ouvrir un
libre accès auprès des rois. Les druides le portaient au cou,
richement enchâssé, et le vendaient à très haut prix.
10--page 45--_Lorsque César envahit la Gaule_...
Sur les révolutions de la province romaine, entre Marius et César,
voyez Am. Thierry. Une grande partie de l'Aquitaine suivit l'exemple
de l'Espagne, et se déclara pour Sertorius; c'est de la Gaule que
Lépidus envahit l'Italie. Mais le parti de Sylla l'emporta.
L'Aquitaine fut réduite par Pompée. Il y fonda des colonies militaires
à Toulouse, à Biterræ (Béziers), à Narbonne (an 75), et réunit tous
les bannis qui infestaient les Pyrénées dans sa nouvelle ville de
_Convenæ_ (réunion d'hommes rassemblés de tous pays); c'est
Saint-Bertrand de Comminges. Le principal agent des violences du parti
de Sylla en Gaule avait été un Fonteius, que Cicéron trouva moyen de
faire absoudre. (Voy. le _Pro Fonteio_.) La Gaule romaine eut tant à
souffrir que les députés des Allobroges furent au moment d'engager
leur patrie dans la conjuration de Catilina. Voy. mon _Histoire
romaine_.
11--page 46, note--_Ver-go-breith_...
Cæs., l. I, c. XVI. «_Vergobretum_, qui creatur annuus et vitæ necisque
in suos habet potestatem.»--L. VII, XXXIII. «Legibus Æduorum iis qui
summum magistratum obtinerent, excedere ex finibus non liceret... quùm
leges duo ex unâ familiâ, vivo utroque, non solùm magistratus creari
vetarent, sed etiam in senatu esse prohiberent.»--L. V, c. VII. «Esse
ejusmodi imperia, ut non minùs haberet juris in se (regulum?),
multitudo, quàm se in multitudine...» _et passim_.
12--page 62--_Villes Juliennes, Augustales_...
César établit des vétérans de la 10e légion à Narbonne, qui prit alors
les surnoms de _Julia_, _Julia Palerna_, _colonia Decumanorum_.
Inscript. ap. Pr. de l'Hist. du Languedoc.--Arles, _Julia_, _Paterna
Arelate_.--Biterræ, _Julia Biterra_. Scr. fr. I, 135.--Bibracte,
_Julia Bibracte_, etc.--Sous Auguste, Nemausus joignit à son nom celui
d'_Augusta_, et prit le titre de colonie romaine. Il en fut de même
d'_Alba Augusta_ chez les Helves; d'_Augusta_, chez les
Tricastins.--_Augusto nemetum_ devint la capitale des
Arvernes.--Noviodunum prit le nom d'_Augusta_; Bibracte,
d'_Augustodunum_, etc. Am. Thierry, III, 281.
13--page 73--_Combien la Gaule était déjà romaine_... Strab.,
l. IV: «Rome soumit les Gaulois bien plus aisément que les
Espagnols.»--Discours de Claude, ap. Tacit., Annal. II, c. XIV: «Si
cuncta bella recenseas, nullum breviore spatio quàm adversùs Gallos
confectum: continua inde ac firma pax.»--Hirtius ad Cæs., l. VIII, c.
XLIX: «Cæsar... defessam tot adversis præliis Galliam, conditione
parendi meliore, facile in pace continuit.»--Dio C., l. LII, ap. Scr. R.
Fr. I, p. 520: «Auguste défendit aux sénateurs de sortir de l'Italie
sans son autorisation; ce qui s'observe encore aujourd'hui; aucun
sénateur ne peut voyager, si ce n'est en Sicile ou en Narbonnaise.»
14--page 73--_Marseille, cette petite Grèce_...
Strab., l. IV, ap. Scr. Fr. I, 9. «Cette ville avait rendu les Gaulois
tellement _philhellènes_, qu'ils écrivaient en grec jusqu'aux formules
des contrats, et aujourd'hui elle a persuadé aux Romains les plus
distingués de faire le voyage de Massalie, au lieu du voyage
d'Athènes.»--Les villes payaient sur les revenus publics des sophistes
et des médecins. Juvénal: «De conducendo loquitur jam rhetore
Thule.»--Martial (l. VII, 87) se félicite de ce qu'à Vienne les femmes
même et les enfants lisent ses poésies.--Les écoles les plus célèbres
étaient celles de Marseille, d'Autun, de Toulouse, de Lyon, de
Bordeaux. Ce fut dans cette dernière que persista le plus longtemps
l'enseignement du grec.
15.--page 73--... _cette petite Grèce, plus sobre et plus modeste que
l'autre_...
Strab., ibid. «Chez les Marseillais, on ne voit point de dot au-dessus
de cent pièces d'or; on n'en peut mettre plus de cinq à un habit, et
autant pour l'ornement d'or.»-Tacit. Vit. Agricol., c. IV: «Arcebat
eum (Agricolam) ab inlecebris peccantium, præter ipsius bonam
integramque naturam, quôd statim parvulus sedem ac magistram studiorum
Massiliam habuerit, locum græcâ comitate et provinciali parcimoniâ
mixtum ac bene compositum.» On trouve dans Athénée, l. XII, c. V, un
proverbe qui semble contredire ces autorités ([Grec: pleusais eis
Massalian]).
16--page 77--_Posthumius... le restaurateur des Gaules_...
Zozim., l. I.--P. Oros., liv. VII: «Invasit tyrannidem, multo quidem
reipublicæ commodo.»--Trebell. Pollio, ad. ann. 260: Posthumius...
Gallias ab omnibus circumfluentibus barbaris validissime
vindicavit.--Nimius amor ergà Posthumium omnium erat in Gallicâ gente
populorum, quôd submotis omnibus germanicis gentibus, romanum in
pristinam securitatem revocasset imperium. Ab omni exercitu et ab
omnibus Gallis Posthumius gratanter acceptus talem se præbuit per
annos septem, ut Gallias instauraverit.»--On lit sur une médaille de
Posthumius: RESTITUTORI GALLIÆ. Script. Fr. I, 538.
17--page 78--_Les provinces respirèrent sous ces princes cruels_...
_Tibère._ Dans l'affaire de Sérénus, Tibère se déclara pour les
accusateurs, _contrà morem suum_. Tacite, _Annal._, l. IV, c.
XXX.--«Accusatores, si facultas incideret, poenis afficiebantur.» L.
VI, c. XXX.--Les biens d'un grand nombre d'usuriers ayant été vendus
au profit du fisc: «Tulit opem Cæsar, disposito per mensas millies
sestertio, factâque mutuandi copiâ sine usuris per triennium, si
debitor populo in duplum prædiis cavisset. Sic refecta fides.»
_Annal._, liv. VI, c. XVII.--«Præsidibus onerandas tributo provincias
suadentibus rescripsit: Boni pastoris esse tondere pecus, non
deglubere.» Sueton. in Tiber., c. XXXII.--«Principem præstitit, et si
varium, commodiorem tamen sæpius, et ad utilitates publicas proniorem.
Ac primo eatenus interveniebat, ne quid perperam fieret... Et si quem
reorum elabi gratiâ rumor esset, subitus aderat, judicesque...
religionis et noxæ de quâ cognoscerent, admonebat: atque etiam si qua
in publicis moribus desidiâ aut malâ consuetudine labarent, corrigenda
suscepit.» C. XXXIII.-«Ludorum ac munerum impensas corripuit,
mercedibus scenicorum rescissis, paribusque gladiatorum ad certum
numerum redactis..; adhibendum supellectili modum censuit. Annonamque
macelli, senatûs arbitratu, quotannis temperandam, etc.--Et
parcimoniam publicam exemplo quoque juvit.» C. XXXIV.--«Neque
spectacula omnino edidit.» C. XLVII.--«In primis tuendæ pacis à
grassaturis ac latrociniis seditionumqne licentiâ, curam habuit,
etc.»--«Abolevit et jus moremque asylorum, quæ usquam erant.» C.
XXXVII.
_Néron._ «Non defuerunt qui per longum tempus vernis æstivisque
floribus tumulum ejus ornarent, ac modo imagines prætextatas in
Rostris præferrent, modo edicta, quasi viventis, et brevi magno
inimicorum malo reversuri. Quin etiam Vologesus, Parthorum rex, missis
ad senatum legatis de instaurandâ societate, hoc etiam magnopere
oravit, ut Neronis memoria coleretur. Denique cùm post viginti annos
exstitisset conditionis incertæ, qui se Neronem esse jactaret, tam
favorabile nomen ejus apud Parthos fuit, ut vehementer adjutus, et vix
redditus sit.» Suet., in Nerone, c. LVII.
18--page 80--_Les empereurs rendaient eux-mêmes la justice_...
_Tibère._ «Petitum est a principe cognitionem exciperet: quod ne reus
quidem abnuebat, studia populi et patrum metuens: contra, Tiberium
spernendis rumoribus validum... veraque... judice ab uno facilius
discerni: odium et invidiam apud multos valere... Paucis familiarium
adhibitis, minas accusantium, et hinc preces audit, integramque causam
ad senatum remittit. Tacit.» _Annal._, III, c. X.
«Messalinus... à primoribus civitatis revincebatur: iisque instantibus
ad imperatorem provocavit.» Tacit. _Annal._, l. VI, c. V.--«Vulcatius
Tullinus, ac Marcellus, senatores, et Calpurnius, eques romanus,
appellato principe instantem damnationem frustrati.» Ibid., l. XII, c.
XXVIII.--Deux délateurs puissants, Domitius Afer et P. Dolabella,
s'étant associés pour perdre Quintilius Varus, «restitit tamen senatus
et opperiendum imperatorem censuit, quod unum urgentium malorum
suffugium in tempus erat.» Ibid., liv. IV, c. LXVI.
_Claude._ Alium interpellatum ab adversariis de propriâ lite,
negantemque cognitionis rem, sed ordinarii juris esse, agere causam
confestim apud se coegit, proprio negotio documentum daturum, quàm
æquus judex in alieno negotio futurus esset.» Sueton., in Claudio, c.
V.
_Domitien._ «Jus diligenter et industrie dixit, plerumque et in foro
pro tribunali extra ordinem ambitiosas centumvirorum sententias
recidit.» Suet. in Dom., c. VIII.
19--page 85--_Lutte meurtrière entre le fisc et la population_...
Lactant. de M. persecut. c. VII, 23. «Adeo major esse coeperat
numerus accipientium quàm dantium... Filii adversus parentes
suspendebantur...»--Une sorte de guerre s'établit entre le fisc et la
population, entre la torture et l'obstination du silence. «Erubescit
apud eos, si quis non inficiando tributa, in corpore vibices ostendat.»
Ammian. Marc., in Comment. Cod. Theod., lib. XI, tit. 7, leg. 3a.
20--page 85--_Sous le nom de Bagaudes_...
Prosper Aquit., in Chronic: «Omnia penc Galliarum servitia in
_Bagaudam_ conspiravêre.»--Ducange, vº BAGAUDÆ, BACAUDÆ, ex Paul.
Oros., l. VII, c. XV; Eutrop., lib. IX; Hieronymus in Chronico Euseb.:
«Diocletianus consortem regni Herculium Maximianum assumit, qui,
rusticorum multitudine oppressa, quæ factioni suæ Bacaudarum nomen
indiderat, pacem Gallis reddit.» Victor Scotti: «Per Galliam excita
manu agrestium ac latronum, quos Bagaudas incolæ vocant, etc.» Pæanius
Eutropii interpres Gr.: «[Grec: Stasiazontos de en Gallois tou
agroikikou, kai Bakaudas kalountas tous sunkrotêthentas, onoma de esti
touto turannous dêloun epichôrious]...» [Grec: _Bageuein_] est vagari
apud Suidam. At cùm Gallicam vocem esse indicet Aurelius Victor, quid
si à _Bagat_, _vel Bagad_, quæ vox Armoricis et Wallis, proinde
veteribus Gallis, turmam sonat, et hominum collectionem?--Catholicum
Armoricum: «_Bagat_, Gall., assemblée, multitude de gens,
troupeau.--Cæterum _Baogandas_, seu _Baogaudas_ habet prima Salviani
editio, ann. 1530.--_Baugaredos_ vocat liber de Castro Ambasiæ, num.
8. _Baccharidas_, Idacius in Chronico, in Diocletiano.--Non desunt,
qui Parisienses vulgo _Badauts_ per ludibrium appellant, tanquam à
primis Bagaudis ortum duxerint.--Turner, Hist. of A. I. _Bagach_, in
Irish, is war-like. _Bagach_, in Erse, is fighting.--_Bagad_, in
Welsh, is multitude.--Saint-Maur-des-Fossés, près Paris, s'appelait le
château des Bagaudes. Voy. Vit. S. Baboleni.
21--page 86--_Constantin, né en Bretagne_...
Schæpflin adopte cependant une autre opinion. V. sa dissertation:
_Constantinus Magnus non fuit Britannicus._ Bâle, 1741, in-4{o}.
22--page 87--_Lois de Constantin_...
«Cessent jam nunc rapaces officialium manus...» Lex Constantini in
Cod. Theod., lib. I, tit. VII, leg. 1a.--Si quis est cujuscumque loci,
ordinis, dignitatis, qui se in quemcumque judicum, comitum, amicorum,
vel palatinorum meorum, aliquid... manifeste probare posse confidit,
quod non integre, atque juste gessisse videatur, intrepidus et securus
accedat; interpellet me, ipse audiam omnia;... si probaverit, ut dixi,
ipse me vindicabo de eo, qui me usque ad hoc tempus simulatâ
integritate deceperit. Illum autem, qui hoc prodiderit, et
comprobaverit, in dignitatibus et rebus augebo.» (Ex lege Constantini
in Cod. Theod., lib. I, tit. I, leg. 4a.)--«Si pupilli, vel viduæ,
aliique fortuno injuriâ miserabiles, judicium nostræ serenitatis
oraverint, præsertim cùm alicujus potentiam perhorrescant, cogantur
eorum adversarii examini nostro suî copiam facere.» Ex lege
Constantini, lib. I, tit. leg. 2a.--«A sextâ indictione... ad
undecimam nuper transactam, tàm curiis, quàm possessori... reliqua
indulgemus: ita ut quæ in istis viginti annis... sive in speciebus,
sive pecuniâ... debentur, nomine reliquorum omnibus concedantur: nihil
de his viginti annis speret publicorum cumulus horreorum, nihil arca
amplissimæ præfecturæ, nihil utrumque nostrum ærarium.» Constantini in
Cod. Theod., lib. XI, tit. XXVIII, leg. 16a.--«Quinque annorum reliqua
nobis remisisti», dit Eumène à Constantin. (V. Ammian. Marc. in Comm.
Cod. Theod., lib. XI, tit. XXVIII, leg. 1a.)
23--page 87.--_Tantôt la loi essayait de protéger le colon contre le
propriétaire_... _tantôt elle le livrait_...
«Quisquis colonus plus a domino exigitur, quàm ante consueverat et
quam in anterioribus temporibus exactum est, adeat judicem... et
facinus comprobet: ut ille qui convincitur ampliùs postulare, quàm
accipere consueverat, hoc facere in posterum prohibeatur, prius
reddito quod superexactione perpetratâ noscitur extorsisse.»
(Constant, in Cod. Justinian., lib. XI, tit. XLIX.)
«Apud quemcumque colonus juris alieni fuerit inventus, is non solùm
eumdem origini suæ restituat... ipsos etiam colonos, qui fugam
meditantur, in servilem conditionem ferro ligari conveniet, ut officia
quæ liberis congruunt, merito servilis condemnationis compellantur
implere». Ex lege Constantini in Cod. Theod., lib. V, leg. 9a, l.
I.--«Si quis colonus originalis, vel inquilinus, ante triginta annos
de possessione discessit, neque ad solum genitale... repetitus est,
omnis ab ipso, vel a quo forte possidetur, calumnia penitus
excludatur...» Ex lege Hon. et Theod. in Cod. Theod., lib. V, tit. X,
leg. 1a.--«In causis civilibus hujusmodi hominum generi adversus
dominos, vel patronos aditum intercludimus, et vocem negamus
(exceptis superexactionibus in quibus retro principes facultatem eis
super hoc interpellandi præbuerunt).» Arc. et Hon., in Cod. Justin.,
lib. XI, tit. XLIX.--«Si quis alienum colonum suscipiendum,
retinendumve crediderit, duas auri libras ei cogatur exsolvere, cujus
agros transfugâ cultore vacuaverit: ita ut eumdem cum omni peculio suo
et agnitione restituat». Theod. et Valent., in Cod. Just., lib. XI.
tit. LI, leg. 1a.
La loi finit par identifier le colon à l'esclave: «Le colon change de
maître avec la terre vendue.» Valent. Theod. et Arc., in Cod. Justin.,
lib. XI, tit. XLIX, leg. 2a.--Cod. Just., LI. «Que les colons soient
liés par le droit de leur origine, et bien que, par leur condition,
ils paraissent des ingénus, qu'ils soient tenus pour serfs de la terre
sur laquelle ils sont nés.»--Cod. Justin., tit. XXXVII. «Si un colon
se cache ou s'efforce de se séparer de la terre où il habite, qu'il
soit considéré comme ayant voulu se dérober frauduleusement à son
patron, ainsi que l'esclave fugitif.» Voyez le Cours de Guizot, t.
IV.--M. de Savigny pense que leur condition était, en un sens, pire
que celle des esclaves; car il n'y avait, à son avis, aucun
affranchissement pour les colons.
24.--page 88--... _la morale sacrifiée à l'intérêt de la
population_...
Par la loi Julia, le coelebs ne peut rien recevoir d'un étranger, ni
de la plupart de ses _affines_, excepté celui qui prend «concubinam,
liberorum quærendorum causâ».
25--page 88--_Probus_, etc..., _transplantèrent des Germains pour
cultiver la Gaule_...
Probi Epist. ad senatum, in Vopisc. «Arantur Gallicana rura barbaris
bobus, et juga germanica captiva præbent nostris colla cultoribus.»
Voyez Aurel. Vict., in Cæsar.--Vopisc. ad ann. 281.--Eutrop. lib.
IX.--Euseb. Chronic.--Sueton., in Domit., c. VII.
Eumen., Panegyr. Constant.: «Sicut tuo, Maximiane Auguste, nutu
Nerviorum et Treverorum arva jacentia letus postliminio restitutus, et
receptus in leges Francus excoluit: ita nunc per victorias tuas,
Constanti Cæsar invicte, quidquid infrequens Ambiano et Bellovaco et
Tricassino solo Lingonicoque restabat, barbaro cultoro revirescit...»
etc.
26--page 89--_Les Curiales_...
Cod. Theod., l. X, t. XXXI. «Non ante discedat quàm, insinuato judici
desiderio, proficiscendi licentiam consequatur.»
Ibid., l. XII, t. XVIII. «Curiales omnes jubemus interminatione
moneri, ne civitates fugiant aut deserant, rus habitandi causâ; fundum
quem civitati prætulerint scientes fisco esse sociandum, eoque rure
esse carituros, cujus causâ impios se, vitando patriam,
demonstrarint.»
L. _si cohortalis_ 30. Cod. Theod., l. VIII, t. IV. «Si quis ex his
ausus fuerit affectare militiam... ad conditionem propriam
retrahatur.--Cette disposition désarmait tous les propriétaires.
«Quidam ignaviæ sectatores, desertis civitatum muneribus, captant
solitudines ac secreta...» L. _quidam_ 63, Cod. Theod., l. XII, t.
I.--«Nec enim eos aliter, nisi contemptis patrimoniis, liberamus.
Quippe animos divinâ observatione devinctos non decet patrimoniorum
desideriis occupari.» L. _curiales_, 104, ibid.
27--page 90--_Le désert s'étendit chaque jour_...
Constantini, in Cod. Justin., l. XI, t. LVIII, lex. l. «Prædia deserta
decurionibus loci cui subsunt assignari debent, cum immunitate
triennii.»
«Honorii indulgentiâ Campaniæ tributa, aliquot jugerum velut
desertorum et squalidorum... Quingena viginti octo millia quadraginta
duo jugera, quæ Campania provincia, juxta inspectorum relationem et
veterum monumenta chartarum, in desertis et squalidis locis habere
dignoscitur, iisdem provincialibus concessimus, et chartas superfluæ
descriptionis cremari censemus.» Arc. et Hon., in Cod. Theod., lib.
XI, tit. XXVIII, l. II.
28--page 90--_Gratien_, etc... _hasardèrent des assemblées_...
En 382, une loi porta: «Soit que toutes les provinces réunies
délibèrent en commun, soit que chaque province veuille s'assembler en
particulier, que l'autorité d'aucun magistrat ne mette ni obstacle ni
retard à des discussions qu'exige l'intérêt public.» L. _sive
integra_, 9, Cod. Theod., l. XX, t. XII. Voyez Raynouard, Histoire du
Droit municipal en France, I, 192.
Voici les principales dispositions de la loi de 418:--I. L'assemblée
est annuelle.--II. Elle se tient aux ides d'août.--III. Elle est
composée des honorés, des possesseurs et des magistrats de chaque
province.--IV. Si les magistrats de la Novempopulanie et de
l'Aquitaine, qui sont éloignées, se trouvent retenus par leurs
fonctions, ces provinces, selon la coutume, enverront des députés.--V.
La peine contre les absents sera de cinq livres d'or pour les
magistrats, et de trois pour les honorés et les curiales.--VI. Le
devoir de l'assemblée est de délibérer sagement sur les intérêts
publics. Ibid., p. 199.
29--page 90--_Le peuple implorait l'invasion des barbares_...