dévoué à Beethoven.
[93] Op. 18, numéro 1.
[94] Nohl, dans son édition des _Lettres de Beethoven_, a supprimé les
mots: _und den Schöpfer_ (et le Créateur).
[95] Éléonore.
[96] Il m’a semblé qu’il n’était pas sans intérêt de donner les deux
lettres suivantes, qui font connaître ces excellentes gens, les plus
fidèles amis de Beethoven. Aux amis, on juge l’homme.
[97] On remarquera que les amis de ce temps, même quand ils s’aimaient
le mieux, étaient d’une affection moins impatiente que la nôtre.
Beethoven répond à Wegeler _dix mois_ après sa lettre.
[98] Beethoven ne se doutait pas qu’il écrivait alors sa dernière
œuvre: le second _finale_ de son quatuor op. 130. Il était chez son
frère, à Gneixendorf, près de Krems, sur le Danube.
[99] Duc de la Châtre.
[100] Beethoven, près de manquer d’argent, s’était adressé à la Société
philharmonique de Londres, et à Moscheles, alors en Angleterre, pour
tâcher d’organiser un concert à son bénéfice. La Société eut la
générosité de lui envoyer aussitôt cent livres sterling comme acompte.
Il en fut ému jusqu’au fond du cœur. «C’était un spectacle déchirant,
dit un ami, de le voir, au reçu de cette lettre, joignant les mains,
et sanglotant de joie et de reconnaissance.» Dans l’émotion, la
blessure de sa plaie se rouvrit. Il voulut encore dicter une lettre
de remerciements aux «nobles Anglais, qui avaient pris part à son
triste sort»; il leur promettait une œuvre: sa Dixième Symphonie, une
Ouverture, tout ce qu’ils voudraient. «Jamais encore, disait-il, je
n’ai entrepris une œuvre avec autant d’amour, que je le ferai pour
celle-ci.» Cette lettre est du 18 mars. Le 26 il était mort.
[101] En français dans le texte, sauf le dernier mot.
[102] «Le jeu de Beethoven, comme pianiste n’était pas correct, et
sa manière de doigter était souvent fautive; la qualité du son était
négligée. Mais qui pouvait songer à l’instrumentiste? On était absorbé
par ses pensées, comme ses mains devaient les exprimer, de quelque
manière que ce fût.» (Baron de Trémont, 1809.)
[103] Les mots soulignés, avec leur orthographe défectueuse, sont en
français dans le texte.
Nous avons dit plus haut qu’à cette lettre Cherubini ne répondit jamais.