Gardon.»

La seule idée d'aller à Saint-André était pour moi le bonheur suprême.

Mes parents firent preuve de bien peu de lumières, ils se laissèrent

prendre à cette lettre d'un enfant, qui devait contenir cent fautes

contre la vraisemblance. Ils eurent besoin des conseils d'un petit

bossu nommé _Tourte_, véritable _toad-eater_[3], mangeur de

crapauds, qui s'était faufilé à la maison par cet infâme métier. Mais

comprendra-t-on cela en 1880?

M. Tourte[4], horriblement bossu et commis expéditionnaire à

l'administration du Département, s'était faufilé à la maison comme

être subalterne, ne s'offensant de rien, bon flatteur de tous. J'avais

déposé mon papier dans l'entredeux des portes formant antichambre sur

l'escalier tournant, au point A[5].

Mes parents, fort alarmés, appelèrent au conseil le petit Tourte

qui, en sa capacité de scribe officiel, connaissait apparemment la

signature de M. Gardon. Il demanda de mon écriture, compara avec sa

sagacité de commis expéditionnaire, et mon pauvre petit artifice pour

sortir de cage fut découvert. Pendant qu'on délibérait sur mon sort, on

m'avait relégué dans le cabinet d'histoire naturelle de mon grand-père,

formant vestibule sur notre magnifique terrasse[6]. Là je m'amusais

à faire _sauter en l'air_ (locution du pays) une boule de terre glaise

rouge que je venais de pétrir. J'étais dans la position morale d'un

jeune déserteur qu'on va fusiller. L'action de faire _un faux_ me

_chicanait_ un peu.

Il y avait dans ce vestibule de la terrasse une magnifique carte du

Dauphiné[7] de quatre pieds de large, accrochée au mur. Ma boule de

terre glaise, en descendant du plafond fort élevé, toucha la précieuse

carte, fort admirée par mon grand-père, et, comme elle était fort

humide, y traça une longue _raie_ rouge.

«Ah! pour le coup, je suis flambé, pensai-je. Ceci est bien une autre

affaire; j'offense mon seul protecteur.» J'étais en même temps fort

affligé d'avoir fait une chose désagréable à mon grand-père.

En ce moment on m'appela pour comparaître devant mes juges, Séraphie en

tête, et à côté d'elle le hideux bossu Tourte. Je m'étais proposé de

répondre en Romain, c'est-à-dire que je désirais servir la patrie, que

c'était mon devoir aussi bien que mon plaisir, etc. Mais la conscience

de ma faute envers mon excellent grand-père (la tache à la carte),

que je voyais pâle à cause de la peur que lui avait fait le billet

signé _Gardon_, m'attendrit, et je crois que je fus pitoyable. J'ai

toujours eu le défaut de me laisser attendrir comme un niais par la

moindre parole de soumission des gens contre lesquels j'étais le plus

en colère, _et tentatum contemni._ En vain plus tard écrivis-je partout

cette réflexion de Tite-Live, je n'ai jamais été sûr de garder ma

colère.

Je perdis malheureusement par ma faiblesse de cœur (non de caractère)

ma position superbe. J'avais le projet de menacer d'aller moi-même

déclarer à l'abbé Gardon ma résolution de servir la patrie. Je fis

cette déclaration, mais d'une voix faible et timide. Mon idée fit peur

et on vit que je manquais d'énergie. Mon grand-père même me condamna,

la sentence fut que pendant trois jours je ne dînerais pas à table. A

peine condamné, ma tendresse se dissipa et je redevins un héros.

«J'aime bien mieux, leur dis-je, dîner seul qu'avec des tyrans qui me

grondent sans cesse.»

Le petit Tourte voulut faire son métier:

«Mais, monsieur Henri, il me semble...

--Vous devriez avoir honte et vous taire, lui dis-je en l'interrompant.

Est-ce que vous êtes mon parent pour parler ainsi?» etc.

--Mais, monsieur, dit-il, devenu tout rouge derrière les lunettes dont

son nez était armé, comme ami de la famille...

--Je ne me laisserai jamais gronder par un homme tel que vous.»

Cette allusion à sa bosse énorme supprima son éloquence.

En sortant de la chambre de mon grand-père, où la scène s'était passée,

pour aller faire du latin tout seul dans le grand salon, j'étais d'une

humeur noire. Je sentais confusément que j'étais un être faible; plus

je réfléchissais, plus je m'en voulais.

Le fils d'un notoirement suspect, toujours hors de prison au moyen

de _sursis_ successifs, venant demander à l'abbé Gardon de servir

la patrie, que pouvaient répondre mes parents, avec leur messe de

quatre-vingts personnes tous les dimanches?

Aussi, dès le lendemain on me fit la cour. Mais cette affaire, que

Séraphie ne manqua pas de me reprocher dès la première scène qu'elle

me fit, éleva comme un mur entre mes parents et moi. Je le dis avec

peine, je commençai à moins aimer mon grand-père, et aussitôt je vis

clairement son défaut: Il a peur de sa fille, il a peur de Séraphie! Ma

seule tante Elisabeth m'était restée fidèle. Aussi mon affection pour

elle redoubla-t-elle[8].

Elle combattait, je m'en souviens, ma haine pour mon père, et me gronda

vertement parce qu'une fois, en lui parlant de lui, je l'appelai _cet

homme._

Sur quoi je ferai deux observations[9]:

1° Cette haine de mon père pour moi et de moi pour lui était chose

tellement convenue dans ma tête, que ma mémoire n'a pas daigné garder

[10] souvenir du rôle qu'il a dû jouer dans la terrible affaire du

billet Gardon.

2° Ma tante Elisabeth avait l'âme espagnole. Son caractère était la

quintessence de l'honneur. Elle me communiqua pleinement cette façon

de sentir et de là ma suite ridicule de sottises par délicatesse et

grandeur d'âme. Cette sottise n'a un peu cessé en moi qu'en 1810, à

Paris, quand j'étais amoureux de Mme Petit. Mais encore

aujourd'hui l'excellent Fiore (condamné à mort à Naples en 1800) me dit:

«Vous tendez vos filets trop haut.» (Thucydide.)

Ma tante Elisabeth disait encore communément, quand elle admirait

excessivement quelque chose:

«Cela est beau comme le Cid.»

Elle sentait, éprouvait[11], mais n'exprimait jamais, un assez

grand mépris pour le _Fontenellisme_ de son frère (Henri Gagnon, mon

grand-père). Elle adorait ma mère, mais elle ne s'attendrissait pas

en en parlant, comme mon grand-père. Je n'ai jamais vu pleurer, je

crois, ma tante Elisabeth. Elle m'eût pardonné tout au monde plutôt que

d'appeler mon père _cet homme._

«Mais comment veux-tu que je puisse l'aimer? lui disais-je. Excepté me

peigner quand j'avais la rache[12], qu'a-t-il jamais fait pour moi?

--Il a la bonté de te mener promener.

--J'aime bien mieux rester à la maison, je déteste la promenade aux

_Granges._»

(Vers l'église de Saint-Joseph et au sud-est de cette église, que l'on

comprend maintenant dans la place de Grenoble que le général Haxo

fortifie[13], mais, en 1794, les environs de Saint-Joseph étaient

occupés par des tasses à chanvre et d'infâmes _routoirs_ (trous à demi

pleins d'eau pour faire rouir le chanvre), où je distinguais les œufs

gluants de grenouilles qui me faisaient horreur: _horreur_ est le mot

propre, je frisonne en y pensant.)

En me parlant de ma mère, un jour, il échappa à ma tante de dire

qu'elle n'avait point eu d'inclination pour mon père. Ce mot fut pour

moi d'une portée immense. J'étais encore, au fond de l'âme, jaloux de

mon père.

J'allai raconter ce mot à Marion, qui me combla d'aise en me disant

qu'à l'époque du mariage de ma mère, vers 1780, elle avait dit un jour

à mon père qui lui faisait la cour: «_Laissez-moi, vilain laid._»

Je ne vis point alors l'ignoble et l'improbabilité d'un tel mot,

je n'en vis que le sens, qui me charmait. Les tyrans sont souvent

maladroits, c'est peut-être la chose qui m'a fait rire le plus en ma

vie.

Nous avions un cousin Senterre[14], homme trop galant, trop gai

et, comme tel, assez haï de mon grand-père, beaucoup plus prudent et

peut-être pas tout-à-fait exempt d'envie pour ce pauvre Senterre,

maintenant sur l'âge et assez pauvre. Mon grand-père prétendait ne

faire que le mépriser à cause de ses mauvaises mœurs passées. Ce pauvre

Senterre était fort grand, creusé (marqué) de petite vérole, les yeux

bordés de rouge et assez faibles, il portait des lunettes et un chapeau

rabattu à grands bords.

Tous les deux jours, ce me semble, enfin quand le courrier arrivait

de Paris, il venait apporter à mon grand-père cinq ou six journaux

adressés à d'autres personnes et que nous lisions avant ces autres

personnes.

M. Senterre venait le matin, vers les onze heures, on lui donnait à

déjeuner un demi-verre de vin et du pain, et la haine de mon grand-père

alla plusieurs fois jusqu'à rappeler en ma présence la fable de la

Cigale et de la Fourmi, ce qui voulait dire que le pauvre Senterre

venait à la maison attiré par le doigt de vin et le _crochon_ de pain

[15].

La bassesse de ce reproche révoltait ma tante Elisabeth, et moi

peut-être encore plus. Mais l'essentiel de la sottise des tyrans, c'est

que mon grand-père mettait ses lunettes et lisait haut à la famille

tous les journaux. Je n'en perdais pas une syllabe.

Et dans mon cœur je faisais des commentaires absolument contraires à

ceux que j'entendais faire.

Séraphie était une bigote enragée, mon père, souvent absent de ces

lectures, aristocrate excessif, mon grand-père, aristocrate, mais

beaucoup plus modéré; il haïssait les Jacobins surtout comme gens mal

vêtus et de mauvais ton.

«_Quel nom: Pichegru!_» disait-il. C'était là sa grande objection

contre ce fameux traître qui alors conquérait la Hollande. Ma tante

Elisabeth n'avait horreur que des condamnations à mort.

Les titres de ces journaux, que je buvais, étaient: _Le Journal des

hommes libres, Perlet_, dont je vois encore le titre, dont le dernier

mot était formé par une griffe imitant la signature de ce Perlet

[16]; _le Journal des Débats; le Journal des défenseurs de la

Patrie._ Plus tard, ce me semble, ce journal, qui partait par courrier

extraordinaire, rejoignait la malle, partie vingt-quatre heures avant

lui.

* * * * *

Je fonde mon idée que M. Senterre ne venait pas tous les jours sur le

nombre de journaux qu'il y avait à lire. Mais peut-être, au lieu de

plusieurs numéros du même journal, y avait-il seulement un grand nombre

de journaux.

Quelquefois, quand mon grand-père était enrhumé, j'étais chargé de la

lecture. Quelle maladresse chez mes tyrans! C'est comme _the Papes_

fondant une bibliothèque au lieu de brûler tous les livres comme Omar

(dont on conteste cette belle action).

Pendant toutes ces lectures qui duraient, ce me semble, encore un an

après la mort de Robespierre et qui prenaient bien deux heures chaque

matin, je ne me souviens pas d'avoir été une seule fois de l'avis que

j'entendais exprimer par mes parents. Par prudence, je me gardais bien

de parler, et si quelquefois je voulais parler, au lieu de me réfuter

on m'imposait silence. Je vois maintenant que cette lecture était un

remède à l'effroyable ennui dans lequel ma famille s'était plongée

trois ans auparavant, à la mort de ma mère, en rompant absolument avec

le monde.

* * * * *

Le petit Tourte prenait mon excellent grand-père pour confident de ses

amours avec une de nos parentes que nous méprisions comme pauvre et

faisant tort à notre noblesse. Il était jaune, hideux, l'air malade.

Il se mit à montrer à écrire à ma sœur Pauline, et il me semble que

l'animal en devint amoureux. Il amena à la maison l'abbé Tourte, son

frère, qui avait la figure abîmée d'_humeurs froides._ Mon grand-père

ayant dit qu'il était _dégoûté_ quand il invitait cet abbé à dîner, ce

sentiment devint excessif chez moi.

M. Durand continuait à venir une ou deux fois le jour à la maison, mais

il me semble que c'était deux fois, voici pourquoi: j'étais arrivé

à cette époque incroyable de sottise où l'on fait faire des vers à

l'écolier latin (on veut essayer s'il a le génie poétique), et de cette

époque date mon horreur pour les vers. Même dans Racine, qui me semble

fort éloquent, je trouve force chevilles.

* * * * *

Pour développer chez moi le génie poétique, M. Durand apporta un grand

in-12 dont la reliure noire était horriblement grasse et sale.

La saleté m'eût fait prendre en horreur l'Arioste de M. de Tressan,

que j'adorais, qu'on juge du volume noir de M. Durand, assez mal mis

lui-même. Ce volume contenait le poème d'un jésuite sur une mouche

qui se noie dans une jatte de lait. Tout l'esprit était fondé sur

l'antithèse produite par la blancheur du lait et la noirceur du corps

de la mouche, la douceur qu'elle cherchait dans le lait et l'amertume

de la mort.

On me dictait ces vers en supprimant les épithètes, par exemple:

Musca (_épit._) duxerit annos (_ép._) multos (_synonime_).

J'ouvrais le _Gradus ad Parnassum_; je lisais toutes les épithètes de

la mouche: _volucris, avis, nigra_, et je choisissais, pour faire la

mesure de mes hexamètres et de mes pentamètres, _nigra_, par exemple,

pour _musca, felices_ pour _annos._[17]

La saleté du livre et la platitude des idées me donnèrent un tel dégoût

que régulièrement tous les jours, vers les deux heures, c'était mon

grand-père qui faisait mes vers en ayant l'air de m'aider.

M. Durand revenait à sept heures du soir et me faisait remarquer et

admirer la différence qu'il y avait entre mes vers et ceux du Père

jésuite.

Il faut absolument _l'émulation_ pour faire avaler de telles inepties.

Mon grand-père me racontait ses exploits au collège, et je soupirais

après le collège, là du moins j'aurais pu échanger des paroles avec des

enfants de mon âge.

Bientôt je devais avoir cette joie: on forma une École centrale, mon

grand-père fut du jury organisateur, il fit nommer professeur M.

Durand.

[Footnote 1: Le _chapitre XII_ est le chapitre X du manuscrit de Stendhal

(fol. 188 à 210).--Écrit à Rome, le 14 décembre 1835.]

[Footnote 2: ... _qui puisse déraciner le jésuitisme ..._-Ms.: «_Tisjésui._»]

[Footnote 3: ... _toad-eater ..._--Expression anglaise signifiant

littéralement: mangeur de crapauds, et, au figuré: flagorneur,

flatteur, parasite.]

[Footnote 4: _M. Tourte ..._--Donnait des leçons d'écriture à Pauline; je le

vois encore, taillant des plumes, d'un air important, avec des lunettes

dont les verres avaient l'épaisseur d'un fond de gobelet. (Note au

crayon de R. Colomb.)]

[Footnote 5: ... _l'entredeux des portes formant antichambre ... au point

A._--Suit un plan de cette partie de l'appartement; dans l'antichambre,

en A, entre les deux fenêtres donnant sur la première cour, est la

place où le jeune Beyle avait placé le billet Gardon.]

[Footnote 6: ... _formant vestibule sur notre magnifique terrasse._--En

face, est un plan de cette partie de l'appartement Gagnon. Au fond du

grand salon à l'Italienne, en «A, autel où je servais la messe tous

les dimanches»; dans la pièce voisine, donnant accès sur la terrasse,

était pendue la «carte du Dauphiné dressée par M. de Bourcet, père

du Tartufe et grand-père de mon ami à Brunswick, le général Bourcet,

aide-de-camp du maréchal Oudinot, maintenant cocu et, je crois, fou».

Dans le cabinet de M. Gagnon, également voisin du grand salon, se

trouvait, dans un angle, un «tas de romans et autres mauvais livres

ayant appartenu à mon oncle et sentant l'ambre ou le musc d'une lieue».

Enfin, depuis «la terrasse, mur sarrazin large de quinze pieds et haut

de quarante», Stendhal indique une vue «magnifique vers les montagnes

en S (montagne de Seyssins et Sassenage), B (Bastille, que le général

Haxo fortifie en 1835) et R (tour de Rabot)».]

[Footnote 7: ... _une magnifique carte du Dauphiné ..._--La carte du Dauphiné

par Bourcet est en effet très belle. Elle est composée de dix feuilles

in-folio, portant ce titre: _Carte géométrique du haut Dauphiné et de

la frontière ultérieure, levée par ordre du Roi, sous la direction de

M. de Bourcet, maréchal de camp, par MM. les ingénieurs géographes de

Sa Majesté, pendant les années_ 1749 _jusqu'en_ 1754. _Dressé par le

sieur Villaret, capitaine ingénieur géographe du Roi._--Sur la famille

de Bourcet, voir: Edmond Maignien, _L'ingénieur militaire Bourcet et sa

famille._ Grenoble, 1890, in-8°.]

[Footnote 8: _Aussi mon affection pour elle redoubla-t-elle._--On lit au verso

du fol. 197: «Écrit de 188 à 197 en une heure, grand froid et beau

soleil, le 14 décembre 1835.»]

[Footnote 9: _Sur quoi je ferai deux observations._--«Je sens bien que tout

ceci est trop long, mais je m'amuse à voir reparaître ces temps

primitifs, quoique malheureux, et je prie M. Levavasseur d'abréger

ferme, s'il imprime. H. BEYLE.»]

[Footnote 10: ... _ma mémoire n'a pas daigné garder ..._-Variante: «_N'a pas

gardé._»]

[Footnote 11: _Elle sentait, éprouvait ..._--Une partie de la ligne a été

laissée en blanc.]

[Footnote 12: ... _quand j'avais la roche ..._--Affection du cuir chevelu chez

les enfants, que le patois dauphinois étend, mais à tort, à la croûte

de lait.]

[Footnote 13: ... _la place de Grenoble que le général Haxo fortifie

..._--L'agrandissement de l'enceinte par le général Haxo fut effectué

entre 1832 et 1836.]

[Footnote 14: ... _cousin Senterre ..._--Il était contrôleur de la poste à

Grenoble; en sa qualité de mon grand-oncle, il m'administrait force

taloches; et lorsque je pleurais trop _haut_, il me faisait avaler

des verres de kirsch, pour obtenir du silence et son pardon. (Note au

crayon de R. Colomb.)]

[Footnote 15: ... _le_ crochon _de pain._--Terme dauphinois signifiant un

morceau de pain, avec de la croûte.]

[Footnote 16: ... _la signature de ce Perlet ..._--A la suite du nom, Stendhal

a tracé une imitation de la signature de Perlet.]

[Footnote 17: ... felices _pour_ annos.--On lit au verso du fol. 209: «Le

14 décembre 1835, écrit 24 pages et fini la Vie de Costard, fou

intéressant ...»]

Vie de Henri Brulard, tome 1 · 第 43 / 82 题