I. Dans une réunion de l'opposition parlementaire,
résolution est prise d'assister au banquet. Agitation
qui en résulte. Il est question d'une procession
populaire devant accompagner les députés. Dispositions
de la garde nationale. Nouvelle réunion où les députés
décident de se rendre en corps au banquet. Optimisme du
Roi. Les radicaux ne croient pas à une révolution 395
II. Les inquiétudes ressenties dans les deux camps
conduisent à chercher une transaction. Arrangement
conclu entre les représentants du ministère et ceux de
l'opposition. Il en résulte une certaine détente 406
III. Publication du programme de la manifestation,
rédigé par M. Marrast. Le gouvernement estime que
cette publication rompt l'accord, et prend des mesures
en conséquence. Court débat à la Chambre. Embarras
de l'opposition, qui renonce au banquet et à la
manifestation. Réunions dans les bureaux du _Siècle_ et
dans ceux de la _Réforme._ Le gouvernement, rassuré,
contremande pendant la nuit les mesures militaires qu'il
avait ordonnées 411
IV. La journée du 22 février. Attroupements sur la place
de la Concorde et envahissement du Palais-Bourbon.
Échauffourées. Les députés préparent la proposition de
mise en accusation. Elle est déposée à la séance de
la Chambre par M. Barrot. Les désordres s'aggravent.
Faiblesse du commandement militaire. On ne se décide pas
à appeler je maréchal Bugeaud. Le duc de Nemours. Dans
la soirée, ordre d'occuper militairement la ville 422
V. Le 23 au matin, l'émeute reparaît. La garde nationale
manifeste en faveur de la réforme et prend l'émeute sous
sa protection 432
VI. Effet produit à la cour et sur Louis-Philippe par
la défection de la garde nationale. Conversations du
Roi avec M. Duchâtel et M. Guizot. Retraite du cabinet.
Émotion de la Chambre. Qui est responsable de cette
retraite? 438
VII. M. Molé est chargé de former un cabinet.
Accueil fait à cette nouvelle. Démarches de M. Molé.
En attendant, ne conviendrait-il pas de donner le
commandement au maréchal Bugeaud? La fusillade du
boulevard des Capucines. Qui avait tiré le premier coup
de feu? La promenade des cadavres. M. Molé renonce à
former un cabinet. Le Roi fait appeler M. Thiers au
milieu de la nuit, mais, auparavant, nomme le maréchal
Bugeaud au commandement supérieur des troupes et de la
garde nationale 449
VIII. Bugeaud arrive à l'état-major le 24, vers deux
heures du matin. Les mesures qu'il prend. Conversation
du Roi avec M. Thiers. Ce dernier est chargé de former
un ministère dont fera partie M. Odilon Barrot. Ses
démarches pour réunir ses collègues. Les colonnes
formées par Bugeaud se mettent en mouvement entre cinq
et six heures du matin. Bedeau s'arrête devant la
barricade du boulevard Saint-Denis et envoie demander
de nouvelles instructions à l'état-major. Bugeaud donne
l'ordre de suspendre les hostilités. Comment y a-t-il
été amené? M. Thiers et ses nouveaux collègues sont
reçus par le Roi. La Moricière à la tête de la garde
nationale. Entrevue des ministres et de Bugeaud 460
IX. Retraite lamentable de la colonne du général Bedeau.
Bugeaud mal reçu par la garde nationale. M. Barrot et le
général de la Moricière vont annoncer dans la ville le
nouveau ministère. Leur insuccès. Alerte aux Tuileries.
Progrès de l'émeute. Elle n'a toujours ni direction ni
chef. Elle s'empare de l'Hôtel de ville. Le Roi essaye
de passer en revue les forces réunies sur la place du
Carrousel 475
X. Les Tuileries sont menacées. Le cabinet du Roi.
M. Crémieux demande le changement de M. Thiers et du
maréchal Bugeaud. M. Barrot président du conseil. On
commence à parler d'abdication. Démarche de M. de
Girardin. Le Roi dit: «J'abdique». Attitude de la Reine.
Le Roi écrit son abdication. L'émeute n'en est pas
désarmée. Départ du Roi 484
XI. Le duc de Nemours prend en main le commandement.
La duchesse d'Orléans quitte les Tuileries. Le duc de
Nemours veut l'emmener au Mont-Valérien. La duchesse va
à la Chambre 497
XII. État d'esprit des députés. M. Thiers, absolument
découragé, ne fait que traverser le Palais-Bourbon. M.
Odilon Barrot n'y vient pas. Délégation du _National._
Lamartine promet son concours à la République 501
XIII. La duchesse d'Orléans dans la Chambre. M. Sauzet
veut la faire sortir. Elle s'y refuse. MM. Marie et
Crémieux proposent la nomination d'un gouvernement
provisoire. M. Odilon Barrot, qui vient seulement
d'arriver, prend la parole. La duchesse veut parler,
mais sa voix est étouffée. Première invasion du
peuple. Discours de M. Ledru-Rollin et de M. de
Lamartine. Seconde invasion. Fuite des députés et de la
famille royale, domination à la criée des membres du
gouvernement provisoire 506
XIV. D'où venaient les envahisseurs? Les troupes les
ont laissés passer malgré les ordres réitérés du duc de
Nemours. Toutes les troupes qui occupent encore quelque
point dans Paris rentrent dans leurs casernes, souvent
en se laissant désarmer. Derniers et vains efforts de
M. Odilon Barrot. La duchesse d'Orléans et le duc de
Nemours aux Invalides 514
XV. La duchesse d'Orléans et le duc de Nemours quittent
la France. Après beaucoup de traverses, le Roi et la
Reine s'embarquent pour l'Angleterre. Départ d'Algérie
du prince de Joinville et du duc d'Aumale 521