CHAPITRE VII.--LA RÉVOLUTION (février 1848) 394

I. Dans une réunion de l'opposition parlementaire,

résolution est prise d'assister au banquet. Agitation

qui en résulte. Il est question d'une procession

populaire devant accompagner les députés. Dispositions

de la garde nationale. Nouvelle réunion où les députés

décident de se rendre en corps au banquet. Optimisme du

Roi. Les radicaux ne croient pas à une révolution 395

II. Les inquiétudes ressenties dans les deux camps

conduisent à chercher une transaction. Arrangement

conclu entre les représentants du ministère et ceux de

l'opposition. Il en résulte une certaine détente 406

III. Publication du programme de la manifestation,

rédigé par M. Marrast. Le gouvernement estime que

cette publication rompt l'accord, et prend des mesures

en conséquence. Court débat à la Chambre. Embarras

de l'opposition, qui renonce au banquet et à la

manifestation. Réunions dans les bureaux du _Siècle_ et

dans ceux de la _Réforme._ Le gouvernement, rassuré,

contremande pendant la nuit les mesures militaires qu'il

avait ordonnées 411

IV. La journée du 22 février. Attroupements sur la place

de la Concorde et envahissement du Palais-Bourbon.

Échauffourées. Les députés préparent la proposition de

mise en accusation. Elle est déposée à la séance de

la Chambre par M. Barrot. Les désordres s'aggravent.

Faiblesse du commandement militaire. On ne se décide pas

à appeler je maréchal Bugeaud. Le duc de Nemours. Dans

la soirée, ordre d'occuper militairement la ville 422

V. Le 23 au matin, l'émeute reparaît. La garde nationale

manifeste en faveur de la réforme et prend l'émeute sous

sa protection 432

VI. Effet produit à la cour et sur Louis-Philippe par

la défection de la garde nationale. Conversations du

Roi avec M. Duchâtel et M. Guizot. Retraite du cabinet.

Émotion de la Chambre. Qui est responsable de cette

retraite? 438

VII. M. Molé est chargé de former un cabinet.

Accueil fait à cette nouvelle. Démarches de M. Molé.

En attendant, ne conviendrait-il pas de donner le

commandement au maréchal Bugeaud? La fusillade du

boulevard des Capucines. Qui avait tiré le premier coup

de feu? La promenade des cadavres. M. Molé renonce à

former un cabinet. Le Roi fait appeler M. Thiers au

milieu de la nuit, mais, auparavant, nomme le maréchal

Bugeaud au commandement supérieur des troupes et de la

garde nationale 449

VIII. Bugeaud arrive à l'état-major le 24, vers deux

heures du matin. Les mesures qu'il prend. Conversation

du Roi avec M. Thiers. Ce dernier est chargé de former

un ministère dont fera partie M. Odilon Barrot. Ses

démarches pour réunir ses collègues. Les colonnes

formées par Bugeaud se mettent en mouvement entre cinq

et six heures du matin. Bedeau s'arrête devant la

barricade du boulevard Saint-Denis et envoie demander

de nouvelles instructions à l'état-major. Bugeaud donne

l'ordre de suspendre les hostilités. Comment y a-t-il

été amené? M. Thiers et ses nouveaux collègues sont

reçus par le Roi. La Moricière à la tête de la garde

nationale. Entrevue des ministres et de Bugeaud 460

IX. Retraite lamentable de la colonne du général Bedeau.

Bugeaud mal reçu par la garde nationale. M. Barrot et le

général de la Moricière vont annoncer dans la ville le

nouveau ministère. Leur insuccès. Alerte aux Tuileries.

Progrès de l'émeute. Elle n'a toujours ni direction ni

chef. Elle s'empare de l'Hôtel de ville. Le Roi essaye

de passer en revue les forces réunies sur la place du

Carrousel 475

X. Les Tuileries sont menacées. Le cabinet du Roi.

M. Crémieux demande le changement de M. Thiers et du

maréchal Bugeaud. M. Barrot président du conseil. On

commence à parler d'abdication. Démarche de M. de

Girardin. Le Roi dit: «J'abdique». Attitude de la Reine.

Le Roi écrit son abdication. L'émeute n'en est pas

désarmée. Départ du Roi 484

XI. Le duc de Nemours prend en main le commandement.

La duchesse d'Orléans quitte les Tuileries. Le duc de

Nemours veut l'emmener au Mont-Valérien. La duchesse va

à la Chambre 497

XII. État d'esprit des députés. M. Thiers, absolument

découragé, ne fait que traverser le Palais-Bourbon. M.

Odilon Barrot n'y vient pas. Délégation du _National._

Lamartine promet son concours à la République 501

XIII. La duchesse d'Orléans dans la Chambre. M. Sauzet

veut la faire sortir. Elle s'y refuse. MM. Marie et

Crémieux proposent la nomination d'un gouvernement

provisoire. M. Odilon Barrot, qui vient seulement

d'arriver, prend la parole. La duchesse veut parler,

mais sa voix est étouffée. Première invasion du

peuple. Discours de M. Ledru-Rollin et de M. de

Lamartine. Seconde invasion. Fuite des députés et de la

famille royale, domination à la criée des membres du

gouvernement provisoire 506

XIV. D'où venaient les envahisseurs? Les troupes les

ont laissés passer malgré les ordres réitérés du duc de

Nemours. Toutes les troupes qui occupent encore quelque

point dans Paris rentrent dans leurs casernes, souvent

en se laissant désarmer. Derniers et vains efforts de

M. Odilon Barrot. La duchesse d'Orléans et le duc de

Nemours aux Invalides 514

XV. La duchesse d'Orléans et le duc de Nemours quittent

la France. Après beaucoup de traverses, le Roi et la

Reine s'embarquent pour l'Angleterre. Départ d'Algérie

du prince de Joinville et du duc d'Aumale 521

Histoire de la Monarchie de Juillet (Volume 7 / 7) · 第 80 / 82 题