I. Les agitations en Europe, au commencement de 1847.
C'est pour le gouvernement français l'occasion d'un
grand rôle. Comment il est amené à se rapprocher de
l'Autriche et à lui proposer une entente. Rapports
directs entre M. Guizot et M. de Metternich. Cette
évolution convenait-elle à la situation faite à la
France? 150
II. Fermentation libérale en Allemagne. État d'esprit
complexe et troublé de Frédéric-Guillaume IV. Ses
rapports avec M. de Metternich. Il convoque une diète
des États du royaume. Impulsion ainsi donnée au
mouvement libéral et unitaire en Allemagne. M. Guizot
comprend le danger qui en résulte pour la France. Il
provoque sur ce point une entente avec l'Autriche.
Ombrages de la presse allemande. Le public français
moins clairvoyant que son gouvernement 161
III. Les menées des radicaux en Suisse. Lucerne appelle
les Jésuites. Attaque des corps francs contre Lucerne.
Le gouvernement français se refuse aux démarches
comminatoires demandées par le cabinet de Vienne.
Constitution du Sonderbund. Le gouvernement français
persiste à repousser les mesures pouvant conduire à une
intervention armée. Conseils qu'il fait donner à la
Suisse. Les radicaux finissent par conquérir la majorité
dans la diète fédérale 172
IV. Violents desseins des radicaux suisses. La France
écarte une fois de plus les propositions de l'Autriche.
Elle essaye, sans succès, d'amener l'Angleterre à tenir
le même langage qu'elle à Berne. La diète décrète
l'exécution fédérale contre le Sonderbund 181
V. L'Europe va-t-elle laisser faire les radicaux? En
réponse à une ouverture venue de Londres, M. Guizot
propose aux puissances d'offrir leur médiation, et
leur soumet un projet de note. Lord Palmerston,
après avoir fait attendre sa réponse, rédige un
contre-projet. Le gouvernement français consent à
le prendre en considération. Il obtient de lord
Palmerston certaines modifications de rédaction et fait
adopter ce contre-projet amendé par les représentants
des puissances continentales. Pendant ce temps, le
Sonderbund est complètement vaincu par l'armée fédérale.
La diplomatie anglaise a pressé sous main les radicaux
d'agir. Lord Palmerston estime qu'il n'y a plus lieu de
remettre la note. Triomphe insolent des radicaux. La
France n'a pas fait jusqu'alors une brillante campagne 185
VI. Les puissances continentales, désireuses de prendre
leur revanche en Suisse, attendent l'initiative de la
France. M. Guizot comprend l'importance du rôle qui lui
est ainsi offert. Il est résolu à le remplir, malgré les
hésitations qui se manifestent autour de lui. Il renonce
à la conférence et la remplace par une note concertée
et une entente générale avec les cours continentales.
Le comte Colloredo et le général de Radowitz sont
envoyés en mission à Paris. Leur accord avec M. Guizot.
Isolement de l'Angleterre. La note est remise à la diète
suisse, et l'on se réserve de décider ultérieurement les
autres mesures à prendre. En février 1848, la direction
de l'action européenne en Suisse est aux mains de la
France 203
VII. L'Italie, qui paraissait sommeiller depuis 1832,
commence à se réveiller avec les écrits de Gioberti,
Balbo et d'Azeglio. Élection de Pie IX. L'amnistie.
Effet produit à Rome et dans toute la Péninsule. Dangers
résultant de l'inexpérience du Pape et de l'excitation
de la population. Premières réformes accomplies à
Rome. Leur contre-coup en Italie. Le mouvement en
Toscane. Charles-Albert, son passé, ses sentiments, son
caractère. Son impression à la nouvelle des premières
mesures de Pie IX 219
VIII. Politique du cabinet français en face du mouvement
italien. Il veut empêcher à la fois que ce mouvement ne
s'arrête devant la résistance réactionnaire et qu'il ne
dégénère sous la pression révolutionnaire. Ses conseils
au gouvernement pontifical. Il cherche à constituer en
Italie un parti modéré. Il met en garde les Italiens
contre le danger d'un bouleversement territorial et
d'une attaque contre l'Autriche. La France et l'Autriche
dans la question italienne. Dans quelle mesure et sur
quel terrain elles pouvaient se rapprocher. M. Guizot
expose à la tribune sa politique 230
IX. Occupation de Ferrare par les Autrichiens. Effet
produit à Rome et dans le reste de la Péninsule.
Embarras qui en résulte pour la politique du
gouvernement français. Ses conseils à Vienne et à
Rome. Il est assez bien écouté à Vienne. En Italie, au
contraire, les esprits se montent contre lui. Comment
M. Guizot répond à cette ingratitude. Contre-coup
sur l'opinion en France. M. Guizot et le prince de
Joinville. Arrangement de l'affaire de Ferrare 244
X. Lord Palmerston excite les Italiens contre la France.
Au fond, cependant, il ne veut pas faire plus que nous
contre l'Autriche. Mission de lord Minto 265
XI. L'excitation croissante des esprits n'est pas
favorable au mouvement sagement réformateur. Pie IX
réunit la Consulte d'État. Conseils du gouvernement
français. Scènes de désordres à Rome. Situation
inquiétante de la Toscane. En Piémont, Charles-Albert
accorde des réformes, mais s'effraye de l'agitation
qu'elles provoquent. M. de Metternich voit les choses
très en noir et se tourne de plus en plus vers la
France. Le cabinet de Paris se prépare à intervenir 272
XII. L'agitation dans le royaume des Deux-Siciles.
Ferdinand II accorde une constitution. Le roi de
Sardaigne et le grand-duc de Toscane obligés de suivre
son exemple. Embarras du Pape. Sages conseils de notre
diplomatie. Action contraire de la diplomatie anglaise.
La Prusse et la Russie prennent une attitude menaçante
envers l'Italie. L'Autriche se plaint de lord Palmerston
et se loue de M. Guizot. Position de la France dans
les affaires italiennes au moment où la révolution de
Février vient tout bouleverser. Conclusion générale sur
la politique étrangère de la monarchie de Juillet à la
veille de sa chute 285