Un des avantages des ouvrages en fil, c’est qu’ils coûtent assez peu
comme matières premières. C’est, va-t-on me dire, prendre la question
par un petit côté: il a son grand mérite, ce petit côté; supposons un
intérieur où il y ait trois femmes, la mère et deux filles, ayant toutes
trois la passion des ouvrages d’agrément. Il est certain que si cette
passion se cantonne dans les broderies d’art, ou même dans la tapisserie
de haut style, le prix des fournitures atteindra promptement un chiffre
très élevé, tandis que les guipures, dentelles au fuseau et au crochet,
filets brodés, etc., ne réclament que quelques écheveaux de fil ou
quelques pelotes de coton.
Les soins d’ordre à prendre en ce qui les concerne sont d’employer des
matériaux de première qualité, de les tenir enfermés à l’abri de l’air
dans des boîtes _ad hoc_, de réunir dans un carton les échantillons
exécutés, dans un autre les dessins et indications. J’en dirai autant
pour les ouvrages au point de croix, charmants travaux qui apportent une
large contribution à l’embellissement de la demeure et à celui des
vêtements.