Ce n’était donc pas Joséphine; mais qui diable était-ce, en ce cas?...
La chronique ajoutait--mais la chronique est si menteuse!--que le
partner femelle d’Aloys, à ce souper au moins bizarre, ne rappelait en
rien madame d’Alcy. Elle n’avait pas, il s’en fallait, ce parfum de
vertu aristocratique: ce n’était pas un ange du même ciel. C’était un
être inférieur,--malheureusement charmant,--digne du mépris de toutes
les femmes; une espèce de tigresse... pour l’appétit seulement, qui
mangeait à belles dents de nacre, et qui, le corset plein du marbre
brûlant de la jeunesse, se trouvait assez peu sylphide pour préférer un
verre de champagne à de la rosée dans des fleurs! Ne croyons pas à la
chronique, madame. Elle a dit... que n’a-t-elle dit? Moi, je ne sais
pas ce qu’ils purent faire dans ce repas des funérailles, donné avant
le dernier soupir de l’amour; mais ce que je sais bien, c’est qu’Aloys
avait le lendemain, à l’Assomption, toute la gravité de circonstance,
c’est-à-dire--qu’il était fort gai.