Ta Juliette!--Cet amour de mes premiers rêves,--cette créature suave
et pourtant terrestre, passionnée comme nous dans un corps plus divin
qu’une âme,--pauvre enfant timide et hardie!--vêtue seulement des
jasmins du balcon, au milieu desquels elle apparaissait dans une nudité
plus chaste que celle du ciel sans ses nuages, que celle de l’Aurore
qui commence à poindre; car l’Aurore se sait nue et rougit... et
Juliette l’avait oublié.