Des larmes qui ne furent point pleurées, mais que la bouche a versées
dans une molle ivresse. Car, aux moments du bonheur comme à ceux de
l’agonie, le sang de nos cœurs ne se retrouve-t-il pas toujours? Ah!
soyons heureux bien vite! Hâtons-nous, fragiles créatures que nous
sommes, hâtons-nous de résoudre en une rosée de baisers ce flot du cœur
qui doit monter plus haut que la bouche, et qui tarira en pleurs amers!