Par le plébiscite des 12 et 13 novembre, que le Storthing, dans sa
séance solennelle du 18, a ratifié à l'unanimité, la Norvège vient de se
donner un roi: environ 80% du nombre des votants (exactement 259.563
contre 69.624) se sont prononcés en faveur de la monarchie.
Les élections se sont effectuées de la façon la plus calme: rien n'a
troublé les opérations du scrutin dans les salles de vote bien
aménagées, aux abords desquelles se tenaient de paisibles distributeurs
de bulletins, les _ja_ (oui) très demandés, les _nei_ (non) en grande
quantité laissés pour compte.
Suivant les prévisions (voir L'Illustration du 11 novembre), le chef de
la nouvelle dynastie est le prince Charles de Danemark, petit-fils du
roi Christian. Il a déclaré qu'avec la permission de son illustre
grand-père il acceptait son élection, en prenant le nom de Haakon VII et
en donnant à son fils celui d'Olaf, noms portés par d'anciens rois
norvégiens. Le souverain, la reine Maud, le jeune prince héritier
Alexandre, n'ont donc plus qu'à ceindre leur front des couronnes toutes
prêtes.
[Illustration: La ville de Christiania, vue du palais du roi de
Norvège.]
[Illustration: Les couronnes du roi de Norvège, du prince héritier et de
la reine.]
[Illustration: Le roi Haakon VII.]
[Illustration: Le petit prince héritier Olaf.]
[Illustration: La reine Maud de Norvège.]
[Illustration: Distributeur de bulletins monarchistes.]
[Illustration: Un bateau du port de Christiania hisse le signal «oui»
pour manifester l'opinion de son équipage.]
[Illustration: Distributeur de bulletins républicains.]