En juillet,--le mauvais mois de l'hiver austral,--nous sortîmes de la
région des alizés pour redescendre jusqu'à Valparaiso.
Là, je dus quitter le _Primauguet_ et m'embarquer sur un grand vaisseau
à voiles qui rentrait à Brest après son tour du monde.
Il s'appelait le _Navarin_; on y embarqua aussi tous les hommes de notre
bord qui avaient fini leur temps de service: entre autres, Barrada, qui
s'en allait à Bordeaux, avec sa ceinture garnie d'or, épouser sa petite
fiancée espagnole.
Très brusquement, comme toujours, je dis adieu à Yves, le recommandant
encore une fois à tous, et je partis pour la France par la grande route
du cap Horn.