--C'est moi, ouvre donc, Georgeo, il faut qu'Iza parte!...
--Ah! c'est le sauvage! fit-il en haussant les épaules pendant qu'Iza,
éclatant de rire, disait:
--Voilà, maître, je suis à toi.
Georgeo fit un signe à Iza pour l'empêcher d'aller ouvrir. Il ramassa
l'or, le roula dans une loque sale et le glissa sous son grabat; puis il
alla ouvrir la porte.
--Entre, vieux Rig, fit-il.
--Nous n'avons pas le temps... répondit celui-ci.--Vite, vite, il faut
partir, Iza, tu lui as fait la commission?
--Oui, demain il ira!
--Tu vas être riche, Georgeo... Conduis-toi honnêtement avec le
maître.
--Je lui vendrai sang et peau... s'il le veut...
--Vilaine marchandise qu'il ne te demandera pas... Allons, Iza, en
route.
--Avant, sauvage, tu vas prendre un verre du vin de notre pays.
--Vite, alors.
Georgeo versa, emplit les deux gobelets, ils burent. Rig fit la grimace.
--C'est bon, ça... hein? disait le jeune homme.
--Pour faire des conserves! dit le vieux Rig... En route, Iza.
La jeune fille se jeta au cou de Georgeo; ils s'embrassèrent
amoureusement.
--À bientôt, dit Iza... Et n'oublie pas,... chez le maître à dix
heures.
Une heure après, le garçon du Grand-Hôtel commandait:
--Le service de M. et de Mlle de Zintsky...