1,267 770 » 7d

_Total général de la dépense dudit mariage_

Année de M. le duc d'Aumont.

2, 220, 206, 15s.»

]

[26: Le jeudi 19 mars on donnait la première représentation de la

reprise de _Persée_ chanté par les demoiselles Dubois, Arnould, Rosalie,

les sieurs Geslin, Legros, Cassagnade, dansé par les sieurs Vestris,

Gardel, Dauberval, les demoiselles Guimard, Heinel, etc. Le 19 mai le

bal paré avait lieu dans trois galeries tendues de brocard bleu et

argent, garnies de colonnes de marbre vert-campan, de candélabres

supportant des enfants chargés des attributs de l'amour, de guirlandes

de fruits ou argent sur fonds d'émeraude encadrés d'or. Au sortir du bal

paré, le Roi donnait le signal pour tirer le feu d'artifice qui devait

avoir lieu le 16 et qu'avait retardé le mauvais temps. On tirait un

corps de feu composé de dix mille fusées volantes, de mille gros pots à

feu, de vingt-quatre bombes, qui au milieu de leurs feux et de leurs

éclatements laissaient apercevoir un temple de l'Hymen. Une charmante

illumination suivait toute semée de dauphins lumineux. Le 21 mai il y

avait bal masqué dans la grande galerie, ainsi que dans le salon

d'Hercule, de Mercure, des Tribunes où les masques admiraient les jolis

enguirlandements de fleurs autour des lustres de cristal. Enfin le 24

mai _Athalie_ était jouée avec toute la pompe imaginable et le talent de

Mlle Clairon qui, retirée du théâtre, consentait à jouer ce jour-là.

(_Journal des spectacles de la Cour_ pendant l'année 1770.)]

[27: _Gazette de France--Mercure de France_, mai 1770.]

[28: _Mémoires de Weber_, vol. I.]

[29: _Gazette de France_, 4 juin 1770.]

[30: _Mémoires de Weber_, Vol. I.]

[31: _Maria Theresia und Marie-Antoinette_, von Arneth. Wien., 1865.]

[32: Marie-Antoinette n'avait guère que quatorze ans à l'époque de son

mariage, et la petite fille qu'elle était encore se refusait à porter un

corps de baleine, négligeait parfois de, se laver les dents, n'aimait

qu'à parler et à rire à l'oreille des jeunes dames.]

[33: _Correspondance secrète entre Marie-Thérèse et le comte de

Mercy-Argenteau_, publiée par M. d'Arneth et Geffroy. Paris, Didot,

1875, vol. I.]

[34: _Mémoires secrets et universels des malheurs et de la mort de la

Reine de France_, par Lafont d'Ausonne. Paris, 1824.]

[35: _Revue rétrospective_, vol. I, 2e série.--Arneth donne une lettre

de Marie-Antoinette à Marie-Thérèse, en date du 19 juillet 1770, lettre

dans laquelle la Dauphine s'exprime en ces termes sur le compte de la

favorite: «_... Le Roi a mille bontés pour moi et je l'aime tendrement

mais s'est à faire pitié la faiblesse qu'il a pour Mme du Barry qui est

la plus sotte et impertinant créature qui soit imaginable, elle a joué

tous les soirs avec nous à Marly elle s'est trouvé deux fois à côtés de

moi mais elle ne m'a point parlé et je n'ai point tachée justement de

lié conversation avec elle mais quand il le faloit je lui ai pourtant

parlé..._» La lettre est curieuse comme orthographe et comme témoignage

de la bien incomplète connaissance de la langue française que possédait

la Dauphine à son arrivée en France. (_Maria-Theresia und

Marie-Antoinette_, von Arneth, 1865.)]

[36: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[37: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[38: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[39: _Mémoires autographes de M. le prince de Montbarey._ Paris, 1826,

vol. II.]

[40: _Fragments inédits des mémoires du prince de Ligne, La Revue

nouvelle_, 1846.]

[41: _Mémoires historiques et politiques_, par Soulavie, vol. II.]

[42: _Correspondance littéraire de Grimm_, 1829, vol. VII.]

[43: _Maximes et pensées de Louis XVI et d'Antoinette._ Hambourg, 1801.]

[44: _Mémoires du duc de Choiseul écrits par lui-même._ Première partie,

1790.]

[45: _Notice d'événements remarquables et tels qu'ils parviennent à ma

connaissance_, par Hardy. Bibliothèque nationale, manuscrits S F 2886,

2e vol., 4 février 1772.--Voici un passage curieux d'une lettre de la

Dauphine à Marie-Thérèse sur M. de la Vauguyon: «_Pour mon cher mari, il

est changé de beaucoup et tout à son avantage. Il marque beaucoup

d'amitié pour moi et même il commence à marquer de la confiance. Il

n'aime certainement point M. de la Vauguyon, mais il le craint. Il lui

est arrivé une singulière histoire l'autre jour. J'étais seule avec mon

mari, lorsque M. de la Vauguyon approche d'un pas précipité à la porte

pour écouter. Un valet de chambre qui est sot ou très-honnête homme

ouvre la porte et M. le duc s'y trouve planté comme un piquet sans

pouvoir reculer._ _Alors je fis remarquer à mon mari l'inconvénient

qu'il y de laisser écouter aux portes et il l'a très bien pris._»

(_Maria-Theresia und Marie-Antoinette_, von Arneth, 1865.)]

[46: _Mémoires secrets de la République des lettres_, vol. XXI.]

[47: _Mémoires de Weber_, vol. I.]

[48: Le portrait est-il un peu poussé au noir? Mercy-Argenteau s'exprime

favorablement sur le compte de l'abbé. Mais il ne faut pas oublier que

l'abbé de Vermond est l'homme de Marie-Thérèse et de son ministre.

Disons qu'il fut un des premiers familiers de la Reine qui émigrât.]

[49: _Portefeuille d'un talon rouge contenant des anecdotes galantes et

secrètes de la cour de France. À Paris, de l'imprimerie du comte de

Parades._]

[50: _Mémoires historiques_ par Soulavie, vol. VI.]

[51: Supplément historique et essentiel à l'étal nominatif des pensions,

1789.]

[52: La Dauphine était née moqueuse. Mercy-Argenteau dit dans une

lettre: «S. A. R. par un pur effet de gaieté et sans mauvaise intention

se livre quelquefois à plaisanter sur le chapitre de ceux auxquels elle

aperçoit des ridicules; cela a déjà été remarqué ici, et y deviendrait

d'une conséquence d'autant plus dangereuse que cette princesse sait

donner à ses observations tout l'esprit et le sel propres à les rendre

piquantes.]

[53: _Portefeuille d'un talon rouge._]

[54: «M. de Saint-Mégrin, _fils de M. de la Vauguyon, qui est encore

plus dans l'intrigue et plus méchant que son père_,» dit la Dauphine

dans une lettre adressée à Marie-Thérèse, en date du 16 avril 1771.]

[55: _Portefeuille d'un talon rouge._]

[56: _Correspondance entre le comte de Mirabeau et le comte de La

Marck_, par A. de Bacourt, 1851. Introduction.]

[57: _Notice d'événements_, par Hardy, 25 décembre 1771.]

[58: _Notice d'événements_, par Hardy, 8 juin 1773.]

[59: _Mémoires secrets de la République des lettres_, vol. V.]

[60: _Ibid._ II.]

[61: _Notice d'événements_, par Hardy, 8 et 6 septembre 1773.]

[62: _Notice d'événements_, par Hardy, vol. I. ]

[63: _Les Fastes de Louis XV._ A. Villefranche, 1782.]

[64: _Mémoires historiques_, par Soulavie.]

[65: _Mémoires pour servir à l'histoire des événements de la fin du

dix-huitième siècle_, par l'abbé George. Paris, 1817, vol. I.]

[66: _Mémoires historiques et politiques_, par Soulavie, vol. II. ]

[67: _Mémoires de Mme Campan_, 1826, vol. I.--_Mémoires de Weber_, 1822,

vol. I.]

[68: _Maximes et pensées de Louis XVI et d'Antoinette_. Hambourg, 1802.]

[69: _Portraits et caractères_, par Senac de Meilhan, 1813.]

[70: _Chronique secrète de Paris sous Louis XVI_, par l'abbé Beaudeau.

_Revue rétrospective_, 1re série, vol. III.]

[71: _Mémoires pour servir à l'histoire des événements de la fin du_

XVIIIe _siècle_, par l'abbé Georgel. Paris, 1817, vol. I.]

[72: _Chronique secrète de Paris sous le règne de Louis XVI_, par l'abbé

Beaudeau.]

[73: _Chronique secrète de Paris_, par l'abbé Beaudeau, et _Mémoires de

Soulavie_.]

[74: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. I.]

[75: _Mémoires du ministère du duc d'Aiguillon_. Paris, 1792.]

[76: _L'espion dévalisé_. Londres, 1782.]

[77: _Mémoires historiques_, par Soulavie, vol. I.]

[78: _Chronique secrète_, par l'abbé Beaudeau.]

[79: _Chronique secrète de Paris_, par l'abbé Beaudeau.]

[80: _L'espion dévalisé_. Londres, 1782.]

[81: _Mémoires_, par Soulavie, vol. II.]

[82: _Mémoires_, par l'abbé Georgel, vol. I.]

[83: _Mémoires_ de Mme Campan, vol. I.]

[84: _Chronique secrète_, par l'abbé Beaudeau.]

[85: _Ibid._]

[86: _Ibid._, par l'abbé Beaudeau.]

[87: _Mémoires_, par Mme Campan.]

[88: _Chronique secrète_, par l'abbé Beaudeau.]

[89: _Ibid._, par l'abbé Beaudeau.]

[90: _Annales du règne de Marie-Thérèse_, par Fromageot, 1775.]

[91: _Mémoires secrets et universels_, par Lafont d'Ausonne, 1825.]

[92: _Mélanges militaires, littéraires et sentimentaires_, par le prince

de Ligne, 1795-1811, vol. XXVII.]

[93: _Dernières années du règne et de la vie de Louis XVI_, par Hue,

1814.]

[94: _Chronique secrète_, par l'abbé Beaudeau.]

[95: _Mémoires du ministère du duc d'Aiguillon_. Paris, 1792.]

[96: _Marie-Antoinette, Joseph II, und Leopold II_, von Arneth, 1886.]

[97: _Comptes de Louis XVI, Arch. gén. du royaume. Revue rétrospective_,

vol. V.]

[98: _Louis XVI dans son cabinet_. Paris, 1791.]

[99: Mercy-Argenteau dans sa correspondance nous montre Louis XVI dans

son intérieur toujours occupé de maçonnerie, de menuiserie, travaillant

de ses mains à remuer des matériaux, des poutres, des pavés, et sortant

de ces travaux avec la tenue et la fatigue d'un manœuvre.]

[100: _Chronique secrète_, par l'abbé Beaudeau.--La Reine, dit

Mercy-Argenteau, désirait beaucoup avoir une maison de campagne à elle

en propre. À la mort du Roi, le comte et la comtesse de Noailles lui

suggérèrent l'idée de demander le petit Trianon, s'offrant de l'obtenir

de Louis XVI. La Reine, sur le conseil de Mercy, s'adressait directement

à son époux, qui au premier mot lui répondait que cette maison de

plaisance était à elle, et qu'il était charmé de lui en faire don.]

[101: _Description générale et particulière de la France_ (par de La

Borde). Paris, 1871.--_Le Cicérone de Versailles ou l'Indicateur des

curiosités et établissements de cette ville_, 1806.]

[102: _Chronique secrète_, par l'abbé Beaudeau.]

[103: _Portraits et caractères_, par Sénac de Meilhan. Paris, 1813.]

[104: _Projet pour le jardin anglo-chinois du petit Trianon_, par

Antoine Richard, jardinier de la Reine, 1774, dans le _Recueil des

jardins_ de Lerouge.]

[105: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. I.]

[106: _Lettre autographe de Marie-Antoinette_, communiquée par M.

Boutron.]

[107: _Mélanges militaires, littéraires, sentimentaires_, par le prince

de Ligne, vol. XXIX.]

[108: _Mémoires sur la vie privée de Marie-Antoinette_, par Mme Campan,

1826. Éclaircissement historiques.]

[109: _Chronique secrète_, par l'abbé Beaudeau.]

[110: _Portefeuille d'un talon rouge._]

[111: Voici les «Provisions de surintendante de la Reine pour madame la

princesse de Lamballe: Louis, etc., à tous ceux qui ces présentes

lettres verront salut. La Reine notre très-chère épouse et compagne,

nous ayant fait connoître le désir qu'elle a que notre très-chère et

très-aimée cousine la princesse de Lamballe soit pourvue de l'état et

charge de chef du conseil et surintendante de sa maison, notre tendresse

pour ladite dame Reine et la connoissance que nous avons les grandes

qualités de notre dite cousine, nous ont déterminé à y déférer. À ces

causes et autres grandes considérations à ce nous mouvant, nous avons

donné et octroyé, et par ces présentes signées de notre main donnons et

octroyons à notre très-chère et très-aimée cousine Marie-Thérèse-Louise

de Savoye Carignan, veuve de notre très-cher et très-aimé cousin le

prince de Lamballe, l'état et charge de chef du conseil et surintendante

de la maison de la Reine, pour par notre dite cousine, l'avoir, tenir et

exercer, en jouir et user aux honneurs, pouvoirs, fonctions, autorités,

privilèges, prérogatives, prééminences qui y appartiennent, ainsi et de

la même manière qu'en a joui ou dû jouir notre très-chères et très-aimée

cousine la feue demoiselle de Clermont... Le 16e jour de septembre, l'an

de grâce 1775 et de notre règne le 2e.» _Maison de la Reine._ Archives

de l'Empire.]

[112: Madame de Cossé n'était pas amenée à quitter sa charge par un

simple froissement d'amour-propre. La délicatesse de sa santé avait fait

déjà courir l'année précédente le bruit de sa retraite. Et

Marie-Antoinette dans une lettre, où au fond elle regrette vivement sa

dame d'atours, donne le vrai motif qui fait abandonner à la duchesse le

service de la reine: «_Je fais une grande perte dans ce moment-ci par la

perte de madame de Cossé, ma dame d'atours, je le craignais depuis

longtemps, mais je n'ai pu me refuser au triste état de son enfant, dont

cette pauvre mère sèche sur pied, il n'a que quatre ans, elle l'a nourri

elle-même, depuis six mois il a été inoculé, et après cette malheureuse

inoculation, il est devenu boiteux. Les remèdes sans nombre qu'on lui a

faits ont un peu remédié à la boiterie, mais il maigrit et dépérit

insensiblement. Dans sa désolation, madame de Cossé n'a d'autre

ressource que de mener son fils à des eaux en Savoye et de passer

l'hiver dans les provinces méridionales. Je la regrette fort parce que

c'est une femme de mérite et des plus honnêtes que je puisse jamais

trouver. Je crois que je la remplacerai par madame de Chimay, une dame à

moi, qui est généralement aimée_.»]

[113: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. II.]

[114: _Mémoires de la République des lettres_.]

[115: Costumes français pour les coiffeurs, 1776-1777, chez Esnault et

Rapilly.--Coiffures de 1589 à 1776.--_Correspondance secrète_, vol. I.]

[116: Costumes d'opéras et travestissements de bals de cour. Dessins de

Boquet dessinateur des Menus. Bibliothèque nationale, Cabinet des

estampes.]

[117: _Correspondance entre le comte de Mirabeau et le comte de

Lamarck._]

[118: _Portefeuille d'un talon rouge._]

[119:_ Correspondance secrète_ (par Métra), vol. I.]

[120: _Portefeuille d'un talon rouge._]

[121: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. I.]

[122: La dissipation à laquelle se livra Marie-Antoinette pendant

plusieurs années eut pour excuse et peut-être un peu pour cause le vide

de ce cœur de mère, de Reine, qui pendant huit ans n'eut pas d'enfants.

Aussi aux premiers symptômes de sa grossesse, la Reine rappelait-elle à

Mercy, de son premier mouvement, les engagements de sagesse et de raison

qu'elle avait pris vis-à-vis d'elle-même, lorsque ce bonheur lui serait

donné.]

[123: _Portraits et caractères_, par Senac de Meilhan. Paris,

1813.--Dans les très-intéressants articles sur notre _Histoire de

Marie-Antoinette_ (_Journal des Débats_, 26 et 28 août 1858), M.

Barrière donne un portrait inédit tracé par une main contemporaine. «Sa

taille était petite, mais parfaitement proportionnée; son bras était

bien fait et d'une blancheur éblouissante, sa main potelée, ses doigts

effilés, ses ongles transparents et rosés, son pied charmant. C'est

ainsi qu'on la vit à quinze ans, au moment de son mariage. Lorsqu'elle

fut grandie et engraissée, le pied et la main restèrent aussi parfaits;

sa taille seule se déforma un peu et sa poitrine devint trop forte. Son

visage formait un ovale un peu allongé; ses yeux étaient bleus, doux et

animés; son cou dégagé, peut-être un peu long, mais parfaitement placé;

le front trop bombé et pas assez garni de cheveux.» Complétons le

portrait de la Reine par deux autres esquisses: l'une tracée par un

peintre, madame Lebrun; l'autre par un étranger, lord Walpole.

Madame Lebrun s'exprime ainsi: «Marie-Antoinette était grande,

admirablement bien faite, assez grosse sans l'être trop. Ses bras

étaient superbes, ses mains petites, parfaites de formes, et ses pieds

charmants. Elle était la femme de France qui marchait le mieux, portant

la tête fort élevée, avec une majesté qui faisait reconnaître la

souveraine au milieu de toute sa cour, sans pourtant que cette majesté

nuisît en rien à tout ce que son aspect avait de doux et de

bienveillant. Enfin il est très-difficile de donner à qui n'a pas vu la

Reine, une idée de tant de grâces et de tant de noblesse réunies. Ses

traits n'étaient point réguliers, elle tenait de sa famille cet ovale

long et étroit particulier à la nation autrichienne. Elle n'avait point

de grands yeux, leur couleur était presque bleue, son regard était

spirituel et doux, son nez fin et poli, sa bouche pas trop grande,

quoique les lèvres fussent un peu fortes. Mais ce qu'il y avait de plus

remarquable dans son visage, c'était l'éclat de son teint. Je n'en ai

jamais vu d'aussi brillant, et brillant est le mot; car sa peau était si

transparente qu'elle ne prenait point d'ombre.»

Quant à Horace Walpole, c'est du lyrisme qui s'échappe de sa plume: «Un

mot suffira d'ailleurs pour tout ce que j'ai à vous dire: on ne pouvait

avoir des yeux que pour la Reine! Les Hébés et les Flores, les Hélènes

et les Grâces, ne sont que des coureuses de rues à côté d'elle! Quand

elle est debout ou assise, c'est la statue de la beauté; quand elle se

meut, c'est la grâce en personne. Elle avait une robe d'argent semée de

lauriers rosés; peu de diamants et des plumes beaucoup moins hautes que

le _Monument..._ Il y a quatre ans je lui trouvais de la ressemblance

avec une duchesse anglaise, dont j'ai oublié le nom! mais depuis

quelques années la Reine a eu le ceste de Vénus.»

Les représentations peintes, sculptées, gravées, de Marie-Antoinette

sont nombreuses:

Le Musée de Versailles possède un curieux portrait dans une robe bleue

de Marie-Antoinette à quinze ans. Il y a là un autre portrait de Roslin

qui représente la reine de France en robe blanche, le manteau royal sur

les épaules, une rose à la main. Là encore sont exposés deux portraits

de madame Lebrun. L'un représente la Reine en robe grise, faisant un

bouquet dans le fond d'un jardin; l'autre la montre, une toque sur la

tête, en robe blanche, en manteau bleu, tenant un livre à la main, et

assise et appuyée sur une table où est posée la couronne. Parmi les

portraits les plus intéressants que gardent les collections

particulières ou étrangères, je citerai seulement le portrait de

Wertmuller représentant en 1785 la Reine entre ses deux enfants dans le

parc de Trianon, peinture conservée à Gripshom.

Sans compter les deux statues apocryphes de Berlin, la Reine a eu

plusieurs statues, bustes, médaillons. Je ne veux indiquer ici que les

deux jolis médaillons de Nini: l'un, daté de 1774 et la représente en

habits royaux; l'autre, daté de 1780, la montre modelée à l'antique avec

un diadème.

Le cabinet des estampes possède deux cartons de portraits gravés de la

Reine, et encore l'œuvre est-il incomplet. Je ne cite que les plus

curieux.

MARIE-ANTOINETTE, _archiduchesse d'Autriche_.--Peint par Krausinger.

Gravé par Levasseur. Pour moi c'est le portrait donnant la ressemblance

la plus parfaite de l'archiduchesse, de la princesse autrichienne.

MARIE-ANTOINETTE, _archiduchesse d'Autriche_.--Gravé en couleur par

Bonnet d'après le tableau de Krausinger qui est dans les appartements de

Mesdames.

MARIE-ANTOINETTE, _archiduchesse d'Autriche_.--Peint par Ducreux. Gravé

par Duponchelle.

MARIE-ANTOINETTE, _Reine de France et de Navarre_.--Gravé en couleur par

Janinet en 1777.

MARIE-ANTOINETTE.--Peint par Vanloo. Gravé par Voyez.

MARIE-ANTOINETTE.--Peint par Fredou. Gravé par Cathelin.

MARIE-ANTOINETTE.--Peint par Drouais. Gravé par Cathelin.

MARIE-ANTOINETTE,--sans nom de dessinateur et avec l'indication à Paris

chez Croisey. Je crois la gravure faite d'après un dessin de Gabriel de

Saint-Aubin.

MARIE-ANTOINETTE.--Peint par Lebrun. Gravé par Schinker.

MARIE-ANTOINETTE.--Dessiné par Touzé en partie d'après le portrait de

Madame Lebrun. Gravé par Duclos.

MARIE-ANTOINETTE.--Peint en 1785 par Boze. Gravé en 1814 par Miger.

LA REINE À LA CONCIERGERIE.--_Prieur fecit_ d'après un tableau tiré du

cabinet de l'abbé Caron. Je crois que c'est la copie de l'original du

peintre polonais Shokarski qui se trouve dans la galerie d'Arenberg.

Il y a plusieurs profils: le profil d'après Vassé, dessinateur des

médailles, en imitation de crayon par Demarteau; le profil d'après le

dessin de Moreau, gravé par Gaucher; le profil d'après le dessin de

Cochin gravé par Prévost. Parmi ces profils, un des plus jolis est un

profil de la Reine qui fait le médaillon d'une adresse d'un magasin

d'étoffes de soie d'or et d'argent de la rue Saint-Honoré qui avait pour

enseigne: _À la Bienfaisance._

Les plus rares, les plus curieux, les plus chers de ces portraits gravés

sont le petit portrait en imitation de pastel de Bonnet d'après

Krausinger, et le grand portrait en couleur de Janinet, surtout

lorsqu'il a son encadrement historié et sa guirlande de lys en or. M. de

Lescure cite un autre rare portrait en couleur dans la manière des

Dagoty, où la Reine, coiffée de plumes, a la main gauche appuyée sur la

couronne royale. Ici je ne veux pas oublier une tête de grandeur

naturelle, qui, quoiqu'elle ne portât pas de nom, étaient bien

certainement un portrait de Marie-Antoinette. C'est l'unique épreuve que

j'aie jamais vue de cette estampe du plus haut intérêt, vendue il y a

deux ans à une vente de Clément.]

[124: Feuilleton des _Débats_, par de Barrière, 26 août 1858.]

[125: _Correspondance secrète_ (par Metra), vol. III.]

[126: Id., vol. IV.]

[127: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.--_Mémoires de la République des

lettres.--Correspondance secrète_, années 1776, 1777.]

[128: _Mémoires sur la vie et le caractère de Mme la duchesse de

Polignac_, par Madame la comtesse Diane de Polignac. Hambourg, 1796.]

[129: _Mémoires de Mme de Genlis_, vol. II.]

[130: _Mémoires_, par la comtesse de Polignac.]

[131: _Souvenirs et portraits_, par M. de Levis, 1813.]

[132: _Mémoires du comte de Tilly_. Paris, 1830, vol. I.]

[133: _Mémoires_, par la comtesse Diane de Polignac.]

[134: _Fragments inédits des Mémoires du prince de Lignes_. La revue

nouvelle, 1846.]

[135: _Mémoires historiques du règne de Louis XVI_, par Soulavie, 1801,

vol. VI.]

[136: _Mémoires du comte de Tilly_, vol. I.]

[137: _Mémoires_ par la comtesse Diane de Polignac.]

[138: Fragments inédits des _Mémoires du prince de Ligne_. La _Revue

nouvelle_, 1846.]

[139: _Mémoires_, par la comtesse Diane de Polignac.]

[140: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.--_Mes Récapitulations_, par

Bouilly. Paris, Jannet, vol. I.]

[141: Fragments inédits des _Mémoires du prince de Ligne_. La _Revue

nouvelle_, 1846.]

[142: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XII.]

[143: _Gazette de France_, 11 et 15 décembre 1778.]

[144: _Journal de Louis XVI et autres manuscrits du Roi trouvés dans

l'armoire de fer. Couches de la Reine_, le 19 décembre 1778 (_Archives

générales du royaume_). _Revue rétrospective_, vol. V. _Mémoires de Mme

Campan_, vol. I.]

[145: _Gazette de France_, mardi 22 décembre 1778.]

[146: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XII.]

[147: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[148: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XIV.]

[149: _Mémoires_, par la comtesse Diane de Polignac.]

[150: _Correspondance secrète_ (par Metra), vol. VII.]

[151: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XIV.]

[152: _Mémoires_, par la comtesse Diane de Polignac.]

[153: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XV.]

[154: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[155: _Maximes et Pensées de Louis XVI et d'Antoinette_. Hambourg,

1802.]

[156: Nous trouvons aux archives de l'Empire, _Maison de la Reine_, le

total de la dépense, tant ordinaire qu'extraordinaire, de la maison de

Marie-Antoinette:

Pour 1780 3,163,016l 16s 11d.

Pour 1781 3,205,677 4 7

Pour 1782 3,605,172 8 8

]

[157: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. VII, VIII, IX et X.]

[158: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[159: _Portraits et caractères_, par Senac de Meilhan.]

[160: _Mémoires de Weber_, vol. I.]

[161: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[162: _Idem._]

[163: _Mémoires de la République des lettres_.]

[164: _Mémoires_, par l'abbé Georgel, vol. I.]

[165: _Mémoires autographes de M. le prince de Montbarrey_, 1826, vol.

I.]

[166: _Mémoires de la République des lettres_, vol XVI.]

[167: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. X.]

[168: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XVIII.]

[169: _Correspondance du comte de Mirabeau et du comte de La Marck_.

Introduction.]

[170: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. IV.]

[171: Mercy-Argenteau dit que dans cette affaire du duc de Guines, il y

eut une sorte de violence exercée par la Reine sur la volonté du Roi. Il

explique l'animation de la Reine contre Turgot et Vergennes par une

conspiration des entours de Marie-Antoinette, obsédant la Reine pendant

les courses, les parties de plaisir, les conversations de la soirée chez

la princesse de Guéménée, travaillant à piquer l'amour-propre de

Marie-Antoinette, à l'irriter, à noircir à ses yeux ses adversaires

politiques.]

[172: _Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI_, par

Soulavie, vol. II.]

[173: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[174: _Mémoires historiques_, par Soulavie, vol. IV.]

[175: _Mémoires_, par l'abbé Georgel.]

[176: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XVII.]

[177: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[178: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. I.]

[179: Fragments inédits des _Mémoires du prince de Ligne_. La _Revue

nouvelle_, 1846.]

[180: _Journal de Louis XVI. Accouchement de la Reine, le 22 octobre

1781_ (_Archives générales du royaume_). _Revue rétrospective_, vol.

V.--_Mémoires de Mme Campan_, vol. 1.]

[181: _Gazette de France_, mardi 30 octobre 1781.]

[182: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[183: _Journal de Louis XVI, Revue rétrospective_, vol. V.]

[184: Lettre autographe signée, communiquée par M. A. Firmin Didot, et

publiée ici pour la première fois.]

[185: Mercy-Argenteau ne juge pas justement, je crois, Mme de Polignac.

Elle n'était ni ambitieuse ni avide; elle fut entraînée par les

exigences de ses amis à abuser de l'amitié de la Reine. Son tort, sa

faute sans excuse, c'est d'avoir sacrifié sa royale amie aux intérêts de

sa société particulière.]

[186: _Mémoires du baron de Besenval_, 1821.]

[187: _Mémoires_, par la comtesse Diane de Polignac.]

[188: _Mémoires secrets de la République des lettres_, vol. I.]

[189: S. M. s'amuse de préférence à jouer au billard parce que ces

occasions réunissent mieux tout ce monde que la Reine appelle sa

société, et avec lequel elle aime à s'entretenir. (_Correspondance de

Mercy-Argenteau_.)]

[190: _Souvenirs et Portraits_, par M. de Lévis.]

[191: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.--_Mémoires du baron de

Besenval_, vol. II.--Mercy-Argenteau peint en ces termes la vie presque

bourgeoise de la reine à Trianon en mai 1779: «... La Reine commença par

y prendre le lait d'ânesse et y observa le régime le plus strict; S. M.

ne s'y promenait qu'aux heures du jour les plus propres à faire de

l'exercice et elle était retirée régulièrement à onze heures du soir.

Quoiqu'il n'y eût pas d'étiquette dans la tenue de la cour, les

différents temps de la journée s'y arrangeaient avec l'ordre convenable;

tous les alentours se rassemblaient à un déjeuner qui tenait lieu de

dîner; différents jeux, une conversation générale, un peu de promenade

remplissaient une partie de l'après-midi et conduisaient au temps de la

soirée et du souper, qui avait toujours lieu de bonne heure.]

[192: _Mémoires de Mme Campon_.]

[193: _Mémoires secrets et universels des malheurs et de la mort de la

Reine de France_, par Lafont d'Ausonne.]

[194: _Mémoires de la République des lettres_, vol. IV.]

[195: _Petites affiches_, nivôse an V. À cette description de la chambre

de la Reine à Trianon nous croyons devoir joindre la description de la

chambre de la Reine à Versailles. Le lecteur aura ainsi, comme sous les

yeux, le petit et le grand théâtre de la vie royale de Marie-Antoinette.

Et quoi de mieux pour faire entrer dans la familiarité de sa

mémoire?--Voici cette chambre d'après les inventaires, inédits

jusqu'ici, des 28 et 30 brumaire, et 3 frimaire de l'an deuxième de la

République française, une et indivisible, faits en présence des

représentants du peuple Auguis et Treilbard (_Bibliothèque impériale,

dépt. des manuscrits_, n° 1889):

«Une paire de bras de cheminée à deux branches, de 22 pouces de haut, à

ornements arabesques, surmontés d'un vase d'or moulu.

«Un feu de fer à quatre branches, à recouvrements à jour, surmonté d'un

vase à cassolette sur quatre pieds de lion et chaînes, et quatre têtes

de satyre terminées d'une flamme dorée d'or moulu, avec pelles,

pincettes et tenailles.

«Deux commodes de 4 pieds 2 pouces de large sur 3 pieds 2 pouces de

haut, de marqueterie, à panneaux de mosaïque et plates-bandes de bois

d'amaranthe et à filets de bois noir et blanc, et à rosettes ombrées,

frise fond vert satiné, orné de branches de fleurs entrelacées,

moulures, chutes en paquets de fleurs, sabots en feuillages de bronze

d'or mat, et marbre blanc veiné.

«Une table à écrire de marqueterie à placage de mosaïque, bois gris

satiné, un médaillon au centre composé de divers attributs de musique et

couronnes de fleurs en placage, les pieds de la table à gaines ornées de

moulures, sabots, chutes de fleurs en bronze doré d'or mat, la frise en

bois satiné vert, ornements et moulures en balustrade, à jour, dorés

d'or moulu.

«Une autre table à écrire, marqueterie semblable, avec bas-reliefs

d'enfants dans la frise.

«Une chiffonnière en mosaïque pareille aux commodes; bronze doré d'or

mat, deux bustes en deux trophées de pastorales sur les quatre côtés.

«Un canapé de gros de Tours broché à médaillons et guirlandes sur fond

cannelé bleu et blanc encadré et orné de bordures, avec son matelas, ses

deux rondins et ses deux carreaux ornés de glands.

«Deux bergères, six fauteuils, douze pliants, un écran, un paravent de

six feuilles de la même étoffe que le canapé.

«Trois pièces de tapisserie de basin peint, bordées d'une crête; deux

portières même étoffe et même bordure; quatre rideaux de croisée de gros

de Tours bleu.

«Un marchepied pour monter au lit, à deux marches, couvert de perse,

orné de crêtes de soie nuée; une colonne pour le pied du lit couverte de

gros de Tours bleu, avec les verrous et fourchettes de fer doré.

«Un lit à la duchesse et impériale en voussure avec son couronnement

sculpté et peint en blanc, composé de trois grandes et quatre petites

pentes, tours d'impériale à petit fond, grand dossier chantourné avec

son couronnement de cartisanes, trois soubassements, quatre bonnes

grâces, et deux grands rideaux, le tout orné de bordures et crêtes avec

franges de soie nuée et doublé de gros de Tours bleu; une garniture de

plumes, l'entour du lit de 14 lés en gros de Tours bleu, bordé de larges

crêtes de soie nuée, avec tringles tournantes, supports et agrafes

dorés; la couchette de 5 pieds 1/2 de large sur 6 pieds 1/2 de long et

11 pieds 3 pouces de hauteur, le bois peint en blanc verni, avec vis et

plaques dorées.»

Le meuble du cabinet de la Reine était encore de gros de Tours, mais à

fond blanc encadré et orné de bouquets et de rubans bleus; trois lits de

repos garnissaient les embrasures des fenêtres.]

[196: _Le Cicerone de Versailles_, Jacob, 1806.]

[197: Lettre d'E...ée de B...on (Mlle Boudon), Troyes, 1791.]

[198: Coup d'œil sur Bel-Œil. _À Bel-Œil, de l'imprimerie du P. Charles

de L._ (le prince Charles de Ligne).]

[199: _Fragments sur Paris_, par Meyer, traduits par le général

Dumouriez. Hambourg, 1798, vol. II.]

[200: Voyez dans la _Description générale et particulière de la France_

(par de La Borde), 1781-1788, les vues du Petit-Trianon gravées par le

chevalier de Lespinasse.]

[201: Catalogue des meubles et effets précieux de la ci-devant Liste

civile.]

[202: _Fragments sur Paris._ par Meyer, vol. II.]

[203: _Le Cicerone de Versailles_.]

[204: Voici une liste, publiée par nous pour la première fois, trouvée

aux Tuileries le 10 août dans l'armoire de fer, et conservée aux

Archives de l'Empire, qui confirme la liste, donnée par les Mémoires,

des familiers de la Reine.

«_Liste des personnages que la Reine voit dans des cas particuliers._

Mme la duchesse de Polignac,

Mme de Châlons,

M. le duc de Polignac,

M. le baron de Besenval,

M. le chevalier de Crussol,

M. d'Adhémar,

M. le comte d'Esterhazy,

M. le duc de Guines,

M. de Châlons,

M. le duc de Coigny,

M. le comte de Coigny.»

]

[205: En pleine faveur des Polignac, le duc de Coigny, qui tenait pour

le duc de Choiseul et espérait de la reconnaissance de la Reine pour

l'auteur de son mariage une rentrée au Ministère, avait frondé la

comtesse de Polignac, avait cherché à la rendre suspecte à

Marie-Antoinette, en mettant au jour son hostilité contre Choiseul, ses

liaisons avec Maurepas, la levée enfin de l'exil du duc d'Aiguillon due

aux intrigues de la favorite. Le duc et la favorite se réconciliaient un

jour, mais aux dépens de la Reine, et en s'entendant pour lui arracher à

l'envi les places de finances et les grâces pécuniaires.]

[206: le duc de Guines fut accusé d'avoir abusé de la faiblesse de la

Reine, pendant un moment maladif, pour faire doter sa fille et la faire

épouser au fils unique du marquis de Castries. Lui, le duc de Guines, il

avait eu l'habileté de s'emparer de la confiance de la comtesse Jules,

et cela ajoutait une grande force à son autorité. Mais un moment le duc

préjugea trop de son crédit; il voulut imposer des idées et des projets

qui devaient amener un bouleversement total de la cour. La Reine

hésitant, il crut pouvoir emporter la chose et eut l'imprudence de

prendre un ton tranchant qui révolta la Reine. Assez mal reçu dans un

séjour à Marly en 1779, il revenait huit jours avant la fin du voyage,

s'enfermait chez lui, faisait défendre sa porte sous le prétexte d'une

attaque de goutte.]

[207: _Mémoires de Besenval, de Mme de Genlis, du comte de Tilly, de M.

de Ségur_, et _Correspondance entre le comte de Mirabeau et le comte de

La Marck._ Introduction.]

[208: _Mélanges militaires, littéraires et sentimentaires_, par le

prince de Ligne, vol. XXIX.]

[209: _Mémoires du baron de Besenval._ Introduction.]

[210: _Correspondance entre le comte de La Marck et le comte de

Mirabeau._ Introduction.]

[211: _Paris tel qu'il était avant la Révolution_, an IV, vol. II.]

[212: _Mémoires de Besenval._ Introduction.]

[213: _Mélanges militaires, etc._, vol. XXIX.]

[214: _Souvenirs de Félicie_, par Mme de Genlis, 1806.]

[215: _Mélanges militaires, etc._, vol. XXIX]

[216: _Souvenirs et Portraits_, par le duc de Lévis.]

[217: _Catalogue raisonné d'une très belle collection de tableaux des

écoles d'Italie, de Flandre et de Hollande, qui composaient le cabinet

de M. de Vaudreuil, grand fauconnier de France_, par Lebrun, 1784.]

[218: _Paris tel qu'il était avant la Révolution_, an IV.]

[219: _Souvenirs de Félicie_, par Mme de Genlis.]

[220: _Mémoires de Besenval. Correspondance entre le comte de La Marck

et le comte de Mirabeau._ Introduction.]

[221: _Mémoires d'un voyageur qui se repose_, par Dutens. Paris, 1806,

vol. II.]

[222: _Correspondance de Grimm_, vol. XIV.]

[223: _Mémoires de Besenval_, vol. II.]

[224: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XXII.]

[225: _Lettres du prince de Ligne_ publiées par Mme de Stael, 1809.]

[226: _Mémoires du comte de Tilly_, vol. I.]

[227: _Supplément historique et essentiel à l'état nominatif des

pensions_, 1789.]

[228: _La Galerie des Dames françaises, pour servir de suite à la

galerie des États généraux._ Londres, 1790.]

[229: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[230: _Correspondance entre le comte de La Marck et le comte de

Mirabeau._ Introduction.]

[231: _Mélanges militaires, etc._, par le prince de Ligne, vol. XXIX.]

[232: _Mémoires de Weber_, vol. I.]

[233: _Mémoires de Weber_, vol. I.]

[234: _Correspondance secrète_, par Métra, vol. XI.]

[235: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[236: _Mes récapitulations_, par Bouilly, vol. I.]

[237: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XXI.]

[238: _Correspondance secrète_, par Métra, vol. I.]

[239: _Ibid._]

[240: _Mémoires de Mme Campan.--Mémoires de Weber._]

[241: _Mémoires de la République des lettres_, vol. VI.]

[242: _Fragments sur Paris_, par Meyer, vol. II.]

[243: Explication des peintures dont l'exposition a été ordonnée par M.

le comte de la Billarderie d'Angiviller. Paris, 1779.]

[244: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[245: _Correspondance littéraire de Grimm_, vol. X.]

[246: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[247: Catalogue de lettres autographes du comte Georges Esterhazy.

_Paris_, 1857.]

[248: _Correspondance entre le comte de Mirabeau et le comte de La

Marck_, vol. I.]

[249: _Mémoires de Mme Campan_, vol I.]

[250: _Souvenirs et Portraits_, par M. de Levis.]

[251: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. XV.]

[252: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[253: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XXIX.]

[254: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[255: _Mémoires du baron de Besenval_.]

[256: _Correspondance entre le comte de Mirabeau et le comte de La

Marck_. Introduction.]

[257: Collection du comte Orloff. Iconographie des contemporains de

Delpech.]

[258: _Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI_, par

Soulavie, vol. II.]

[259: _Correspondance secrète_ (par Métra), années 1781-1782.]

[260: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XXIX.--Il y avait un

autre souvenir et pour ainsi dire un autre lien entre ces deux âmes.

C'était un _Office de la semaine sainte_ aux armes de Louis XVI, envoyé

à la princesse de Lamballe, le jour de sa fête, un livre qui est dans la

collection du comte de Lignerolles et dont M. de Lescure a le premier

donné les trois précieux autographes jetés sur la garde du pieux volume:

«Madame ma cousine, c'est aujourd'hui votre fête. Je vous prie de

recevoir ce livre qui me vient de ma mère et où j'ai appris à prier

Dieu, je le prie pour vous; il bénit vos vertus.

Histoire de Marie-Antoinette Nouvelle édition revue et augmentée · 第 54 / 55 题