_Extrait du Journal du C. de B. Pelet, premier aide-de-camp du
maréchal prince d’Essling._
“1810. 5 Août, à Ciudad Rodrigo.--Le capitaine du génie Boucherat
arrive du 2^e corps; il a fait la campagne du Portugal, 1807.
Beaucoup causé avec lui sur ce pays. Il a fait la route de Lisbonne à
Almeyda avec M. Mairet, et me remet un itinéraire qu’il en a dressé.
Il prétend ces routes très difficiles; les rivières très encaissées,
et inabordable sur les deux rives du Mondego. Celui-ci a peu d’eau,
doit être guéable presque partout; et une partie de ses rives bien
difficiles, et en certains endroits il n’y a pas plus de 20 toises
de largeur; un seul pont sans chemin (je crois à Fornos;) mais la
rivière n’est pas un obstacle aux communications des deux rives. La
route d’Idanha, Castelbranco, &c. mauvaise, cependant non absolument
impraticable à des pièces légères. Tage, très escarpé, rocailleux,
profond jusqu’à Abrantés * * * * Au dessous de cette ville, ou
plutôt au confluent du Zézère, le pays devient plat; le lit du Tage
s’élargit; il n’y a plus que des collines même éloignées, et tout
est très praticable. Les montagnes de Santarem sont des collines
peu élevées, praticables, accessibles sur leur sommet, peu propres
à être défendues ce qui est commune jusqu’à la mer pour celles de
Montachique, qui sont des plateaux arrondis, accessibles à toute
les armes; et on pourrait marcher ou manœuvrer dans toutes les
directions. J’ai fait copier cet itinéraire.”
“1810. 7 Octobre, à Leyria.--Causé avec le général Loison des
position de Montachique, ensuite avec le prince.”
“1810. 9 Octobre, à Riomajor. On dit que l’ennemi se retranche à
Alhandra et Bucella. Les généraux Reynier et Foy ont une carte de
Riomajor à Lisbonne; espèce de croquis fait à la hâte, d’après de
bons matériaux, mais où la figure est très mauvaise. Je le fais
copier.”