Je ne puis vous donner lecture de toutes les plaintes désolées poussées
par les chambres de commerce. Il faudrait une longue audience pour
énumérer les mécomptes et les ruines, triste fruit d’une inexplicable
étourderie. En voici un échantillon, rien qu’en ce qui touche Bordeaux.
Je l’emprunte à _la Victoire_, journal dans lequel l’adversaire a
confiance, puisqu’il m’en signifie les numéros (rires):
«Les Conventions, a dit M. Raynal, sont le grand acte de mon règne.
Par elles, nous sauvegardons la fortune publique et les intérêts de
tous.»
La Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée, dont les nouveaux tarifs de
transport sont en vigueur depuis le 20 septembre 1885 seulement, se
charge de donner à M. Raynal le plus éclatant démenti.