Par arrêté du 16 mai 1916, tous les billets au porteur, émis par les
communes et autres corporations françaises du territoire occupé, excepté
ceux déclarés non valables par l'autorité allemande, doivent être
acceptés en paiement par les populations indigènes.
Par même arrêté, il leur est défendu d'exiger le paiement en argent
allemand, en billets de banque, en or ou en argent.
De ce jour il est ordonné:
Sera puni d'une amende jusqu'à 10.000 mark ou de prison jusqu'à un an,
ou d'une amende et de prison, quiconque sera trouvé coupable d'une
contravention contre cet arrêté. En outre, il pourra lui être interdit
de pratiquer un commerce quelconque.
A. H. Qu., le 5 août 1916.
LE COMMANDANT EN CHEF DE L'ARMÉE.
COMITÉ AMÉRICAIN--VENTE DE CHAUSSURES (2ème tour)
Les personnes admises à la vente des chaussures dans la ville de Lille,
ont été servies dans la mesure des disponibilités, du 3 Juillet au 14
Août. Ce premier tour de vente ne s'appliquait, on s'en souvient, qu'aux
non-chômeurs titulaires de cartes de quatre rations minimum (sauf
exceptions pour les premiers locaux servis). La vente, faite dans ces
conditions, a laissé un reliquat très peu important en chaussures de
femmes; mais, d'autre part, un reliquat encore suffisant en chaussures
d'enfants, fillettes, garçonnets et garçons.
Conformément à sa promesse, le Comité va procéder à un 2e tour de vente.
Les règles adoptées pour ce tour sont les suivantes:
1º _Femmes_.--En ce qui concerne les chaussures de femmes, seront
admises à la vente, dans la limite des pointures disponibles (35, 36,
37, 40, 41), les personnes non inscrites au chômage, possédant des
cartes de pain de trois rations, sauf celles appartenant aux locaux nos.
25 à 31, qui ont déjà été servies sur la base indiquée.
Quoique ces personnes aient déjà été inscrites une fois, _elles auront à
se faire inscrire à nouveau dans leurs locaux de pain, les 28, 29, 30 et
31 Août_.