Le blanc de Chine, cette qualité préférée par les vieux connaisseurs
espagnols, cette belle matière crémeuse et transparente, différente
des blancs de Sèvres et de Saxe, par un je ne sais quoi de gras, de
coulant, pour ainsi dire, et qu'un peintre, de mes amis, comparait,
dans son parler pittoresque, à du blanc-manger non solidifié sous une
couverte glaceuse.
PETIT ÉCRAN servant à la décoration des autels boudhiques.
Blanc de Chine. C'est, montée sur un coquillage, une figurine de svelte
Chinoise se détachant presque en plein relief de la plaque. Au revers
un escargot. Blanc le plus rapproché du cœur d'une fleur de magnolia
avec des translucidités de jade.
PETIT BOL. Blanc de Chine. Porcelaine opaque de la pâte la
plus onctueuse, la plus savonneuse et la plus translucide dans son
opacité; elle est décorée de caractères chinois gravés en creux.
TASSE-GOBELET. Blanc de Chine. La porcelaine, très blanche et
coquille d'œuf, est décorée de fleurs et de branchages modelés en
relief, avec une pâte mate posée après la cuisson grand feu, sur la
couverte brillante. Au fond de la tasse une fleurette exécutée par le
même procédé. Petite bordure extérieure dorée. Cette tasse, dont le
décor est d'une grande distinction, provient de la vente du baron de
Monville.
TASSE ET SOUCOUPE. Blanc de Chine. Dans la délicate pâte
de la tasse et de la soucoupe, est dessinée, gravée et gaufrée, une
fleur d'hibiscus. Bords dentés et dorés avec une fleurette d'or au fond
de la tasse. Numéro 245 de la collection de Mme Mallinet.
POTICHE. Blanc de Chine. Pâte un peu grise, mais d'un engluage
bien gras, et où sous la couverte est modelé un rocher surmonté d'un
pêcher en fleur; au dos du vase, un iris d'eau.
VASE de forme aplatie à quatre pans. Blanc de Chine. Sur
les pans latéraux très étroits, des mufles d'où pendent des anneaux
auxquels sont attachés des rouleaux de papier par une cordelette aux
longs glands, forment les anses. Les deux autres pans contiennent
des scènes de mœurs chinoises modelées sous la couverte dans un
très léger relief. Sur l'un est représentée, au pied d'un arbre, une
divinité chinoise debout, donnant un ordre à un animal dont on ne voit
que la tête; sur l'autre une Chinoise prend le frais, à la baie d'un
balcon, à côté d'une compagne qui lui fait un geste de moquerie. Décor
charmant avec ses silhouettes de personnages à l'apparence plate de
camée dans la belle architecture trapue du vase blanc.