[Note 696: Ce qui n'était d'ailleurs, sous une autre image, que la

pensée de Minutius Felix dans l'_Octavius_, pensée que Bartoli avait

donnée pour devise à saint Ignace, fondateur de l'ordre: «Le soleil

est attaché au ciel, mais il est répandu sur toute la terre.»--J'avais

pu penser que M. Dupin, dans sa plaidoirie, avait donné la phrase

comme une citation; mais la manière dont il l'a reproduite dans ses

_Mémoires_ (t. Ier, p. 215) prouve qu'il veut faire croire qu'elle

est bien de son cru. C'est donc un petit emprunt tacite à enregistrer

avec ceux qu'il fit, pour son _Précis historique du droit romain_,

à Heineccius, à Bossuet, et dont on l'a convaincu, preuves en main,

dans la brochure: _Chiquenaude sur le nez de M. Dupin_, par Menippe

(Giampietri), 1850, in-12. Il aurait eu plus de peine à s'en justifier

que du mot: _Chacun chez soi, chacun pour soi_, que M. L. Blanc

(_Histoire de Dix Ans_, t. II, p. 139) lui avait désobligeamment prêté,

et dont il a pleinement démontré la fausseté dans ses _Mémoires_, t.

II, p. 267-269.]

Le plus curieux de l'affaire, c'est que le _mot_ anti-jésuite prit la

forme définitive que M. Dupin lui laissa, et qu'il doit garder, de la

main d'un abbé, qui se plaignait parfois qu'on dît du mal de la Société

de Jésus, dont il avait fait partie. «J'osai dire, écrit Diderot à

mademoiselle Voland[697], qu'à juger de ces hommes (les jésuites)

par leur histoire, c'était une troupe de fanatiques commandée

despotiquement par un chef machiavéliste. L'abbé Raynal ne fut pas

content de ma définition, quoiqu'il ait imprimé dans un de ses ouvrages

que _la Société de Jésus est une épée dont la poignée est à Rome et la

pointe partout_.»

[Note 697: _Œuvres choisies_ de Diderot, édit. F. Génin, 1856,

in-12, p. 298.]

N'est-ce pas le _mot_ de d'Aubigné? N'est-ce pas aussi celui de M.

Dupin? Ainsi, toujours de vieux traits refondus, reforgés, refourbis!

L'esprit si renommé de M. de Talleyrand en est fait presque tout

entier. On a donné de lui, dans le _Mercure du XIXe siècle_[698], sous

le titre de _Talleyrandana_, un recueil de bons mots qu'on a étendu

ensuite en un petit volume qui s'appelle _Album perdu_[699]: tout ce

qui s'y trouve, ou peu s'en faut, se lit déjà dans une foule de livrets

plus ou moins centenaires. On en a changé un peu la rédaction, on les a

appliqués à des noms nouveaux: le procédé du rajeunissement n'a pas été

plus loin.

[Note 698: T. XXXIII, p. 402.]

[Note 699: 1829, in-12.--Ce petit volume est rare. L'exemplaire

que nous possédons vient du docteur Koreff, autre grand diseur de bons

mots, qui dut faire, lui aussi, son profit de tous ceux qu'on prêtait à

M. de Talleyrand. C'est, vous le voyez, un ricochet d'emprunts à n'en

plus finir.]

Sur une lettre de M. de Talleyrand, datée de Londres, le 17 septembre

1831, se trouve une note bien curieuse, écrite de la main même du frère

de ce grand chercheur d'esprit. On y apprend que pour tout bréviaire

l'ex-évêque d'Autun lisait, quoi? L'_Improvisateur français_[700].

[Note 700: _Catalogue d'une intéressante collection d'autographes

composant le cabinet_ de feu M. l'abbé Lacoste. Paris, 1840, in-8º, p.

79, nº 711.]

C'est nous livrer tout entier le secret de l'esprit de M. de

Talleyrand, secret que d'ailleurs nous avions entrevu déjà.

L'_Improvisateur_ est, pour que vous le sachiez, un recueil d'anecdotes

et de bons mots en vingt et un volumes in-douze, disposés par ordre

alphabétique, pour plus de commodité. Vingt et un volumes! Au débit que

faisait M. de Talleyrand, il ne lui fallait pas moins.

Avant cette découverte, le recueil me semblait avoir un titre étrange;

mais quand je vis par là de quelle utilité il peut être pour qui veut

_improviser_ de l'esprit à coup sûr, à heure dite, je trouvai que ce

titre était, au contraire, ce qu'il y avait peut-être de plus spirituel

dans la collection.

M. de Talleyrand était souvent approvisionné d'esprit avec moins de

peine encore, plus gratuitement. Il lui en arrivait de partout, sans

qu'il y songeât, sans même qu'il le sût; aussi, pour mon compte,

je ne regarde comme étant bien à lui que les _mots_ qu'il a dits

publiquement. Ils sont rares. En voici un toutefois qu'on trouve dans

un de ses meilleurs discours, prononcé à la Chambre des pairs en 1821:

«Je connais quelqu'un qui a plus d'esprit que Napoléon, que Voltaire,

que tous les ministres présents et futurs: c'est l'opinion[701].»

[Note 701: Cette phrase, qui est restée, eut un très grand succès.

(_Journal anecdot. de madame Campan...._ 1824, in-8º, p. 81.)]

Suivant Stendhal[702], c'est aussi M. de Talleyrand qui aurait dit:

«La vie privée d'un citoyen doit être murée.» Je l'admets; il y avait

prudence, pour le diplomate, à se faire ainsi l'apôtre de la discrétion.

[Note 702: Lettre à M. Colomb, du 31 oct. 1823. (_Correspondance_,

1855, in-18, Ire part., p. 249.)]

Je crois aussi volontiers, sous la garantie de M. Sainte-Beuve[703],

que le fameux: «N'ayez pas de zèle[704]» est de M. de Talleyrand.

[Note 703: _Critiques et portraits_, t. III, p. 324.]

[Note 704: Ce n'est en somme que le conseil du ministre

Chesterfield à un résident de ses amis: «_Temper!_ lui disait-il,

_temper!_ pas de vivacité.» (Philarète Chasle, _Revue des Deux-Mondes_,

15 décembre 1845, p. 919.)]

Tout _mot_ bien venu prenait son nom pour enseigne, et ainsi

recommandé ne faisait que mieux son chemin, en raison de cette

nonchalante habitude des causeurs, que Nodier définit ainsi: «C'est le

propre de l'érudition populaire de rattacher toutes ses connaissances

à un nom vulgaire[705].» Un _mot_ ne lui venait quelquefois à lui-même

que harassé, défloré. L'apprenant après tout le monde, il en riait

naïvement comme d'une nouveauté, quand chacun était las d'en rire.

«Mais c'est de vous!» lui disait-on. Si le _mot_ en valait la peine, il

laissait dire et ne reniait pas la paternité. C'est à peu près ainsi

qu'aux Cent-Jours il apprit par un compliment de M. de Vitrolles que

le fameux: _C'est le commencement de la fin_, mot de situation s'il en

fut jamais, était de lui, Talleyrand. Il l'avait trouvé fort juste; il

l'endossa donc très volontiers[706].

[Note 705: _Questions de littérature légale_, p. 68.--«L'homme

qu'on choisit ainsi pour lui faire endosser l'esprit de tout le monde

est pour les badauds de Paris, lit-on dans la _Revue britannique_

(octob. 1840, p. 316), ce que la statue de Pasquin est pour les oisifs

de Rome, une sorte de monument banal où chacun s'arroge le droit

d'afficher ses saillies bonnes ou mauvaises.»]

[Note 706: Nous devons la connaissance de ce fait à notre savant

ami Audibert, qui le tenait de M. de Vitrolles lui-même.--En pareil

cas, madame du Deffand y mettait plus de conscience. Sur un _mot_ du

roi de Prusse, au sujet des philosophes qui _abattent la forêt des

préjugés_, on prétendait qu'elle avait dit: _Ah! voilà donc pourquoi

ils nous débitent tant de fagots._ Elle trouva le mot joli, mais elle

n'écrivit pas moins à Walpole qu'il n'était pas d'elle, et que tout

ce qu'elle pouvait faire pour cet enfant perdu de l'esprit, c'était

de «l'adopter». (_Correspondance_, t. Ier, p. 222.) L'abbé de Feller

(article D'ALEMBERT) le lui attribue pourtant toujours, et le lui

fait décocher à l'adresse du grand encyclopédiste: c'est ajouter une

erreur à une autre, car l'on sait que d'Alembert était le seul qu'elle

exceptât de son éloignement bien connu pour la plupart des philosophes.

(_Correspondance_, t. IV, p. 224.)]

Endossa-t-il de même la responsabilité de celui-ci: «La mort du duc

d'Enghien est plus qu'un crime, c'est une faute»? J'en doute, comme

en a douté M. de Vaulabelle, qui nie absolument que M. de Talleyrand

ait pu le dire[707]. Sa part avait été trop grande en cette sinistre

affaire pour qu'il y vît un crime et moins encore une faute[708].

[Note 707: _Histoire des deux Restaurations_, t. I, p. 80-81.]

[Note 708: Les acteurs de ce drame n'en reparlaient que pour

protester qu'ils n'y avaient pris aucune part, ou qu'ils avaient agi

par force. Ce dernier argument fut celui du général Hulin, président

de la commission qui avait jugé et condamné si vite. Il n'avait fait

qu'obéir, disait-il, à l'injonction de témoins supérieurs, dont la

présence le dominait. _V._ ses _Explications offertes aux hommes

impartiaux_, 1823, in-8º, p. 6, 12. Malheureusement il existe une

lettre écrite par lui un instant après la condamnation, où l'on ne

trouve rien de pareil, sous le ton dégagé qu'il y prend. J'ai découvert

cette lettre à la Bibliothèque nationale, _Fs fr._, 12764, 76, et je

la crois complètement inédite. P. Hulin, général de brigade commandant

les grenadiers, l'adresse à son ami le général Macon, commandant les

grenadiers de la réserve à Arras: «Vincennes, le 30 ventôse, an XII de

la République.--Le ci-devant duc d'Enghien, arrêté et conduit hier au

château de Vincennes, a été jugé et condamné à mort par une commission

militaire, dont j'étais président, ce matin à trois heures. Je ne puis

t'en écrire davantage, étant exténué de fatigue. Il a été exécuté de

suite.

«P. HULIN.»

Est-ce la lettre d'un homme qui vient d'avoir la main forcée, et d'agir

malgré lui? J'y vois bien plutôt dans le sans-gêne de la forme, dans la

hâte qu'il a mise à écrire, une sorte de satisfaction de ce qu'il vient

de faire: l'orgueil d'un premier rôle de drame, après la pièce terrible

qu'il vient de jouer.]

Le _mot_ sur les émigrés: _Ils n'ont rien appris ni rien oublié_, fut

aussi porté au compte de l'esprit de M. de Talleyrand[709].

[Note 709: _Album perdu_, p. 147.]

Au mois de janvier 1796, le chevalier de Panat, étant à Londres,

avait écrit à Mallet du Pan, à l'occasion d'une de leurs plus folles

entreprises: «Personne n'est corrigé; _personne n'a su ni rien oublier

ni rien apprendre_[710].»

[Note 710: _Mémoires et Correspondance_ de Mallet du Pan,

_recueillis et mis en ordre_ par M. A. Sayous, t. II, p. 197.]

La phrase, s'adressant surtout à un journaliste, à un indiscret par

métier, était faite pour courir. Aussi courut-elle; mais elle égara

bientôt en chemin le nom de son auteur.

Comme il fallait pourtant que quelqu'un l'eût dite le premier, son vrai

père étant perdu, on lui choisit pour père adoptif M. de Talleyrand,

qui, selon sa coutume, ne refusa pas.

Harel, lorsqu'il voulait faire la fortune d'un _mot_ auquel il tenait,

ne manquait jamais de le mettre sous le patronage de ce nom en crédit,

à charge de le reprendre quand cette commandite l'aurait un peu fait

valoir. Mais alors on ne le croyait pas toujours; quand il venait dire:

«Ce mot est à moi,» on lui répondait en criant: Au voleur!

Il mit ainsi, dans _le Nain jaune_, toujours sous le couvert de M. de

Talleyrand, sa fameuse phrase: «La parole a été donnée à l'homme pour

déguiser sa pensée[711].» Puis, la réputation du _mot_ une fois faite,

il voulut le réclamer[712]; peine perdue! S'il court encore, c'est

sous le nom du malin boiteux[713].

[Note 711: M. Michaud jeune, _Biographie universelle_, l'attribue

positivement à M. de Talleyrand. _V._ les articles REINHARDT et

TALLEYRAND.]

[Note 712: _V._ _le Siècle_ du 24 août 1846, _feuilleton_ de M.

de Fienne.--Harel n'avait pas eu beaucoup de peine à faire celui-là.

Il se préparait déjà sans doute à son _Éloge de Voltaire_, et en bon

prêtre, il commençait par prendre le bien de l'idole. Sa phrase, comme

on l'a déjà dit dans le _Quérard_ (nos 11 et 12, p. 391), en continuant

à l'attribuer à M. de Talleyrand, se trouve presque textuellement dans

ce passage du XIVe dialogue de Voltaire, _le Chapon et la Poularde_.

C'est le chapon, pauvre bête à qui la misanthropie est bien permise,

qui parle ainsi des hommes: «Ils ne se servent de la pensée que pour

autoriser leurs injustices, et _n'emploient les paroles que pour

déguiser leurs pensées_.»--J'ai lu dans un article de _l'Illustration_

(2 décembre 1865) que l'axiome «est tout bonnement la traduction de

deux vers anglais, de deux vers d'Young.» Il est dommage que l'auteur

ne les ait pas cités.]

[Note 713: «Le prince, lit-on dans la _Revue Britannique_, a pu se

dire en mourant qu'il n'en coûte guère, les niais aidant, pour avoir

tout l'esprit parlé de son époque.»]

Pour donner à M. de Talleyrand une fin digne de lui, M. L. Blanc l'a

fait mourir sous le coup d'un _mot_ volé.

Il raconte que Louis-Philippe étant venu le voir sur son lit d'agonie,

lui demanda s'il souffrait.

«--Oui, aurait répondu le moribond, oui, comme un damné!» et le roi

aurait murmuré:

«--Déjà!»

«Mot que le mourant aurait entendu, ajoute M. L. Blanc, et dont il

se serait sur-le-champ vengé, en donnant à une des personnes qui

l'entouraient des indications secrètes et redoutables[714]!»

[Note 714: _Histoire de Dix Ans_, t. V, p. 290.--On n'a pas oublié

de répéter ce joli mensonge dans l'_Histoire de Louis-Philippe_, par M.

Amédée Boudin, t. II, p. 367.]

Or, savez-vous d'où vient le _mot_? D'une anecdote qui date à peu près

de 1778, que Lebrun a mise en épigramme[715] et que voici racontée par

M. de Lévis[716]:

[Note 715: _Œuvres_ de Lebrun, 1827, in-16, t. II, p. 192.]

[Note 716: _Souvenirs_, 2e édit., p. 241.]

«On prétend qu'il (le médecin Bouvard) répondit au cardinal de ***,

prélat peu regretté (d'autres disent à l'abbé Terray), qui se plaignait

de souffrir comme un _damné_: «Quoi! _déjà_, Monseigneur?» Pour moi,

ajoute M. de Lévis, je crois bien qu'il a pu dire cela d'un de ses

malades, mais non pas le lui répondre: les mœurs s'y opposaient.»

Ne trouvez-vous pas que ce dernier fait va bien clore cette

nomenclature d'erreurs, de mensonges, de suppositions, de faussetés,

etc., et qu'il amène bien ce vers que je m'étais toujours promis de

donner pour conclusion à ce petit travail:

Et voilà justement comme on écrit l'histoire!

FIN

TABLE ALPHABÉTIQUE

Pages

ABAILARD. Ses lettres à Héloïse sont-elles

authentiques? note, 80

-- Ses restes sont-ils réellement au cimetière du P.

Lachaise? note, 80

ABBATUCCI (le général). Sa retraite sur

Huningue, dont le succès est faussement attribué à

Moreau, 411

ADAM DE LA HALLE, _le bossu d'Arras_.

Etait-il bossu? note, 4

AÉTIUS. _Mot_ sur sa mort, répété lors de la

révocation de l'Édit de Nantes, 40

AGNÈS SOREL. Son discours à Charles VII pour

lui donner du courage, 122-124

ALFRED LE GRAND. Parole de ce roi qui a son

origine dans un contre-sens, note, 387

_Allez dire à votre maître que nous sommes ici par la

volonté du peuple, etc._, 370-373

_A moi, Auvergne, voilà l'ennemi!_, 351-360

AMYOT (J.). Le roman de son enfance, note, 186

ANNE D'AUTRICHE. Mazarin lui fait ses _mots_,

note, 265

ANNIBAL. Sur divers faits de son histoire, 10

-- Sa retraite à Capoue, 10

-- S'il fondit des rochers avec du vinaigre, 10

ANTIOCHUS SIDETÈS. Aventure dont il est le

héros et dont on renouvelle l'histoire à l'honneur de

François Ier, 38

_Après nous le déluge_, 339

ARC (Jeanne d'). Si elle fut bergère?, 120

-- Son _mot_ à Reims, 120

-- Si elle fut brûlée?, 121-122

ARCHIMÈDE. La vérité sur son levier, 11

-- Quand il dit son fameux _Eurêka_, note, 12

ARCOLE (le pont d'). Mensonge sur l'origine

de son nom, 431-432

ARÉNA. Son coup de poignard au 18 brumaire, 410

ARMAGNAC (les enfants d') sous l'échafaud de

leur père, 131-132

ARISTOTE. Philippe lui écrivit-il pour le

charger de l'éducation de son fils?, 5-6

ARRIA. Son mot à Pœtus, note, 13

ARTEVELD _le brasseur-roi_, 97

ASSAS (le chevalier d'), 351-360

AUTEROCHES (M. d'). Son _mot_ à Fontenoy, 348-350

AYAT (comte d') commande le roulement de

tambours au pied de l'échafaud de Louis XVI, note, 382

BAILLY. Son _mot_ en allant au supplice, 399-400

BARNAVE. Son _mot_ cruel, 367-368

BASSOMPIERRE. Son _mot_ sur la virginité, 39

-- Mensonge qu'il réfute, 242

BÉLISAIRE. S'il fut aveugle?, 12

BEAUMARCHAIS prend toute une phrase dans le

_Moyen de parvenir_, 43

BERWICK. Comment il fut tué, 309

BESSIÈRE dispute à Rapp le gain de la

bataille d'Austerlitz, note, 410

BEUGNOT (le comte). _Mots_ qu'il fait, note, 418, 419-422

BLANCHE DE CASTILLE. Ses amours avec Thibault

de Champagne, 79

BOILEAU. Exagérations de son épître sur

_le passage du Rhin_ et de son ode sur _la prise de

Namur_, 280-285

BOUVARD (le médecin). _Mot_ de lui qu'on

prête à Louis-Philippe, 442-443

BRENNUS. S'il prit Rome, et s'il fut vaincu

par Camille, note, 26

BRUTUS. Sa conduite envers ses fils jugée, 8

BULLION. Vases pleins de louis d'or qu'il

fait servir au dessert, note, 316

BURIDAN. La vérité de son histoire, 80-81

CADMUS. Venait-il de Phénicie?, 4

CAFÉ. Si nos colonies en doivent les premiers

plants à Des Clieux, note, 328

ÇA IRA, mot de Franklin, origine d'un refrain

célèbre, note, 406

CARLOS (don). Roman de sa vie et de sa mort,

note, 186

CAMBRONNE. Ce qu'il n'a pas dit à Waterloo, 412-414

CAUS (Salomon de) à Bicêtre, 292-294

CAVAIGNAC (général). Son _mot_ en quittant le

pouvoir, note, 190

CAZOTTE. Prophétie que lui prête La Harpe,

note, 403-404

CÉCROPS. Venait-il d'Égypte?, 4

CÈDRE DU JARDIN DES PLANTES. La vérité sur sa

légende, note, 328-329

CÉSAR. _Mot_ qu'il n'a pas dit, 12

CÉSAR. Son _mot_ en débarquant en Afrique,

note, 97

-- Mensonges des peintres au sujet de sa mort, 174

-- _Mot_ qu'il a dit, 225

_C'est de la boue dans un bas de soie_, 424

_C'est le commencement de la fin_, 438

_C'est ici le chemin de Byzance_, note, 387-388

_C'est une croix de bois qui a sauvé le monde_, 369

_Cette pauvre marquise aura bien mauvais temps_, 341

_Chacun chez soi, chacun pour soi_, note, 434

CHARLEMAGNE. Son _mot_ sur les invasions des

Normands, 49-52

-- Ambassade que lui envoie le calife, note, 48

-- Son _école palatine_, 53

CHARLES VII et Agnès Sorel, 122-124

-- Sur les débauches de sa jeunesse, 124-126

-- Sur un _mot_ que lui aurait dit La Hire, 126

-- De quoi mourut-il?, 127-128

CHARLES IX. Ses vers à Ronsard, 185-191

-- S'il a tiré sur les Huguenots?, 192-203

-- _Mot_ qu'on lui prête devant le cadavre de Coligny,

note, 192-193

-- Son _mot_ contre les rebelles, 205

-- Ses lettres aux gouverneurs des villes après la

Saint-Barthélemy, notes, 206-210

-- Son _mot_ à Coligny blessé, 219-221

-- S'il eut besoin de sauver la vie à son médecin A.

Paré, 222-223

CHARLES X. _Mots_ qu'on a faits pour lui, 419-422

CHARLES-QUINT. Mensonges débités sur son

compte, 18

-- Discours qu'on lui prête, 171

CHARTIER (Alain). Ce qu'il faut croire du

baiser que lui donna la reine Marguerite d'Écosse,

note, 130

CHATEAUBRIAND. Une phrase de lui restée

célèbre, 424

-- Son _mot_ sur M. de Talleyrand, 424

CHÉNIER (André) et Roucher sur la charrette, 393-396

-- (Marie-Joseph). S'il faut l'accuser d'avoir laissé

périr son frère, note, 393-394

CHIEN DE MONTARGIS. Sa légende, 45-47

CHILDEBERT et CLOTAIRE. L'épée et

les ciseaux, 59

CHILDÉRIC. Son mariage avec Basine, 59

CHRISTINE (la reine). Son _mot_ sur la

révocation de l'édit de Nantes, 39-40

CINQ-MARS. La vérité sur son crime, 250-254

-- Mensonge du tableau de M. Delaroche, qui le

représente en barque avec de Thou, à la remorque de

Richelieu, note, 252-253

CLARENCE. Fable sur sa mort, 20

CLAUDE. Son discours au Sénat pour les

Gaulois, note, 27

CLAVIER. Sa réponse lors du procès de Moreau, 411

CLÉOPÂTRE. Histoire de sa perle fondue, 11

-- Comment elle se tua, note, 11

CLOVIS. Son mariage avec Clotilde, 59

-- Histoire du vase de Soissons, 59

-- La Sainte-Ampoule, 61

-- Son baptême, 61-63

COLIGNY. Véritable cause de son assassinat, 217-219

COLUCHE (Jean). Son _mot_: _On ne passe pas_,

note, 432

COLLÉ. Origine très ancienne de sa pièce _la

Partie de chasse de Henri IV_, 44

COLOMB (Christophe). Mensonges de Robertson à

son sujet, 17

COMBAT DES TRENTE (le), 99-100

COMNÈNE (Anne). Discours que, dans son

_Alexiade_, elle prête à Robert Guiscard, note, 74

CONDÉ et son bâton de _maréchal_ à Fribourg, 304-305

-- Ses paroles avant la bataille de Lens, 305-306

_Conspiration des Espagnols contre Venise_, roman de

Saint-Réal, note, 186

_Contre les rebelles, c'est cruauté que d'être

humain_, 205

CORNUEL (Madame). Ses _mots_, 324-325

COSSÉ-BRISSAC (M. de). Son _mot_ à M. de

Charolais, 345-346

COUCY (le châtelain de) et la dame de Fayel,

note, 156

CROMWELL. Fable au sujet de l'exhumation de

son cadavre, 21

-- S'il ouvrit le cercueil de Charles Ier, 21

-- S'il mourut de la pierre, 23

_Courbe ton front_, fier _Sicambre_, 61-63

CURTIUS. Sa légende, 30

DANTON. Ses _mots_, note, 400

DEMONAX. Parole de lui qu'on prête à

Rabelais, 39

DENYS LE TYRAN fut-il maître d'école?, 5

DESAIX. Sa dernière parole, 378

-- S'il décida la victoire à Marengo, 406

DINDONS. Si nous les devons aux jésuites, 244

DIOGÈNE. Ce qu'était son tonneau, note, 6

-- Le conte de sa lanterne, note, 6

DUCANGE. Manuscrit de son _Glossaire_, note, 330

DUCIS. _Mot_ de lui, 392

DU DEFFAND (Madame). _Mot_ qu'on lui prête

sur les philosophes, note, 438

DUGUESCLIN. Son pieux usage avant de

combattre, 75

-- Histoire des clefs déposées sur son cercueil, 114-117

DUPIN (M.). Ses plagiats, 433-435

EDGEWORTH (l'abbé). Ses paroles à Louis XVI

sur l'échafaud, note, 381

-- _Mot_ qu'il n'a pas dit, 379-382

ÉDOUARD III. _Mots_ qu'on lui prête, 96-97

-- et Eustache de Saint-Pierre, 100-103

EGINHARD et EMMA. Leur histoire, 54-57

ENFANTS D'ÉDOUARD. S'ils furent assassinés, 20

ÉSOPE. Était-il bossu?, 4

EUSTACHE DE SAINT-PIERRE. Son dévouement, 100-103

FAVRAS. _Mot_ de lui, 390

FÉRAUD, assassiné par méprise, note, 383

_Fils de saint Louis, montez au ciel!_, 379-382

_Finis Poloniæ_, note, 414

FLORIAN parodie un _mot_ prêté à Molière, 319-320

FRANÇOIS Ier. _Mots_ qu'on lui prête, 145-150,

151-154

-- _Mot_ de lui, prêté au roi Jean, note, 113

-- Son aventure à la chasse, 38

-- et Madame de Chateaubriand, 155-156

-- et Diane de Poitiers, 156-157

-- et la belle Féronnière, 158-159

-- De quelle maladie il mourut, 160-161

-- et Triboulet, 162-164

-- au lit de mort de Léonard de Vinci, 165-170

GALILÉE. La vérité sur sa prison, 16

-- _Mot_ qu'il ne dit pas, 15-16

GENEVIÈVE (Sainte). Si elle fut bergère, 120, 174

GENLIS (Madame de) est la première qui

devine la vérité au sujet du mot: _Il n'y a plus de

Pyrénées_, 298-299

GEOFFRIN (Madame). Son _mot_ sur un menteur

qui disait vrai, 298

_Gesta Dei per Francos_, origine de cette phrase, 107-108

GIRONDINS (banquet des), note, 396

GOETHE. Ses dernières paroles, 379

GOUJON (Jean). Sa mort, 223-224

GRACCHES (les). La vérité sur leur _loi

agraire_, note, 9

GRINGONNEUR (Jehan) n'inventa pas les cartes

à jouer, note, 118-119

GUILLAUME LE CONQUÉRANT. Son _mot_ en

débarquant sur le rivage d'Angleterre, note, 97

GUISCARD (Robert) à Dyrrachium, note, 74

GUISE (Henri, duc de). Son _mot_: _Ils

n'oseraient_, 225-226

-- (François, duc de). Son _mot_ à un assassin, note, 218

HACHETTE (Jeanne), 137-139

HAROUN (le calife). Son ambassade à

Charlemagne, note, 48

HENRI II et les bas de soie, note, 244

HENRI III. Anecdote qui lui est commune avec

Louis XI, 135-136

-- Son éloquence, 229-230

HENRI IV. Anecdotes, 33-35, 35-36,

44, 175

-- était plus vieux que Sully, 175

-- Ses paroles à Coutras, note, 226-227

-- Sa lettre à Crillon, 231-235

-- Lettres à François Miron, qu'on lui attribue, note, 235

-- Ce qu'il écrit au baron de Batz, à Chastellux,

note, 234-235

-- S'il dit: _Paris vaut bien une messe!_, 236-237

-- et ses chansons: _Charmante Gabrielle_; _Viens_,

_Aurore_, _etc._, note, 242

-- et le grand veneur de Fontainebleau, note, 242

-- et le vin de Suresnes, 241

-- et la _Poule au pot_, 244-245

-- _Mot_ de lui qu'on prête à Louis XIV, 377-378

HIS (Charles). _Mot_ qu'il doit avoir fait,

et prêté, 379-380

_Honni soit qui mal y pense_, 97

HIPPOCRATE. S'il refusa les présents

d'Artaxercès, note, 6

HOPITAL (le chancelier de l'). Ses plaintes

après la Saint-Barthélemy, note, 214

-- _Mot_ qu'on lui attribue sur les Français, note, 214

HORACES et CURIACES. Sur cette

légende romaine, note, 7-8

-- D'où elle vient, 29

HORATIUS COCLÈS. La vérité sur son héroïsme,

note, 26

HUGUES CAPET. Pourquoi on le dit fils d'un

boucher, 65-66

_Il faut rendre justice, même au diable_, 14

_Il n'y a pas de héros pour son valet de chambre_, 325

_Il n'y a plus de Pyrénées_, 297-301

_Il n'y a rien de changé en France; il n'y a qu'un

Français de plus_, 419-422

_Il y a de l'écho en France, quand on parle ici

d'honneur et de patrie_, 428

_Il y a loin du poignard d'un assassin à la poitrine

d'un honnête homme_, 262

_Ils n'ont rien appris, ni rien oublié_, 440

ISAURE (Clémence), 137-138

JACQUERIE. Comment on en a exagéré les

horreurs, 8

_J'ai failli attendre_, 310-311

_J'avais pourtant quelque chose là_, 393-395

JEAN (le roi). _Mot_ qu'on lui prête, 109-113

-- Réponse que lui fit un soldat, note, 111-112

JEAN-SANS-PEUR. Quelle était la vraie devise

du duc d'Orléans, dont il se vengea?, 119

_Je couvre tout de ma robe rouge, etc._, 256

_Je meurs content; je meurs pour la liberté de mon

pays_, 377

_Je souffre comme un damné.--Déjà!_, 442-443

_Je veux laisser mes Anglais aussi libres que leur

pensée_, note, 387

_Je vis par curiosité_, 391-392

JOYEUSE. Son _mot_ à Coutras, 226

JULIEN. S'il dit quelque chose quand il fut

blessé à mort, 13

KELLERMANN à Marengo, 410

KOSCIUSKO. _Mot_ qu'il ne dit pas, note, 414

_La balle est folle, la baïonnette est un héros_,

note, 370

_La Charte sera désormais une vérité_, 425

_La Cour rend des arrêts et non pas des services_, 423

L'esprit dans l'histoire: Recherches et curiosités sur les mots historiques · 第 22 / 23 段