--_Olivier, Olivier, je vous en prie, je vous en supplie, ne la

faites pas poser!_

Il murmura...

Page 243, ligne 29, seul! _Annette, restée dans l'atelier, criait:

«Maman.»_

_Olivier se retourna vers elle et lui dit_:

--_Ta mère est indisposée. Elle a failli se trouver mal en entrant

dans le petit salon. Va la rejoindre, j'apporte de l'éther._

_Il sortit, courut prendre un flacon dans sa chambre et puis

revint_:

--_Je me sens un peu mieux, dit la comtesse, ce n'est rien. Vous avez

demandé une voiture?_

--_Oui, vous l'aurez tout à l'heure._

--_Merci, mon ami, ce n'est rien. J'ai eu trop de chagrin depuis

quelque temps._

--_La voiture est avancée, annonçait un domestique._

_Et Bertin, secoué d'angoisses inconnues_, soutint...

Page 263, ligne 1, Schubert. _C'est encore une chose retrouvée

récemment._ Il...

Page 268, ligne 20, fuir. _Elle n'était point reconnaissable, cette

jeune figure, à ce qu'il ne se pût tromper. Elle était très jeune,

il l'avait aimée, il l'aimait encore. C'était bien Elle, la même,

sa maîtresse, mais différente de ce qu'elle était devenue, apparue

nouvelle en son rajeunissement._

La confusion...

Page 270, ligne 3, rire, lui _baisa_ la main...

Page 273, ligne 10, choisir _une_ bague?

Page 273, ligne 12, Oui. _Cela me ferait beaucoup de peine si vous

refusiez._

_Elle leva les yeux et devina dans son regard l'envie qu'il avait de

la voir contente._

--_Je ne fais pas la fière, j'accepte, dit-elle._

On apporta...

Page 274, ligne 9, compara, _on discuta_, on s'anima,...

Page 284, ligne 2, resterait _chez elle_.

Page 284, ligne 25, qu'il _découvrit en une seconde qu'il était

éperdu_ d'amour.

Page 291, ligne 12, déjà _trois heures_ que...

Page 291, ligne 13, car _ils peuvent revenir_. Il se leva...

Page 291, ligne 27, loque _de feu_ secouée...

Page 293, ligne 25, même _continué_ par...

Page 295, ligne 2, comme _une maison qui brûle appartient au feu_.

Page 301, ligne 4, peintre. _Plus mince que ses amis, avec la tête

plus marquée, il avait conservé un corps étonnant de jeune homme aussi

élégant dans sa nudité que distingué sous ses vêtements._

Ils...

Page 302, ligne 7, marquis. _Et, soudain, surgit en lui une espèce

de haine contre tous les hommes qui l'entouraient. Cette vague

hostilité de parvenu qu'il avait toujours conservée au milieu de ses

succès pour ses admirateurs, les gens du monde, devint tout à coup une

rage furieuse contre tous ces sots à qui tout semblait dû. Durant sa

vie entière, il leur avait serré la main, les traitant en égaux et,

brusquement, il lui suffisait de se souvenir que le marquis de Farandal

était l'un d'eux pour qu'il sentît en lui un déchaînement d'orgueil et

de fureur contre eux._

_Tout leur était dû, jusqu'à la tendresse de cette petite fille dont

la pensée bouleversait son âme._

Puis il...

Page 304, ligne 13, nom _de la célèbre cantatrice suédoise Anna

Helsson, qui devait donner le mois suivant une représentation unique

au grand Opéra. Ce serait, disait le journal, une magnifique solennité

musicale, car le ténor Montrosé et le baryton Laverrière avaient promis

de prêter leur concours. Depuis six ans Helsson n'avait plus chanté à

Paris et Montrosé depuis quatre ans._

_Comme tout homme qu'une passion grandissante harcèle, Olivier

commençait à rapporter à son amour toutes les idées qui passaient en

lui, et le désir subit l'envahit d'offrir à Annette le plaisir de ce

spectacle. Puis il songea que, même dans une loge sur la scène, la

comtesse ne consentirait point à accompagner sa fille, et il chercha

des combinaisons. Une seule se présentait: inviter la duchesse? Mais

elle amènerait son neveu! Il revit le hammam et cet homme! puis il

réfléchit de nouveau._

_Certes, il ne pouvait pas plus éviter la rencontre de Farandal que

s'opposer à son mariage. Alors ne serait-il pas politique, pour ôter

tout soupçon à la comtesse, de le comprendre dès aujourd'hui dans son

invitation?_

_Cela, d'ailleurs, lui donnerait un prétexte pour retourner chez les

Guilleroy, et il se décida, non sans peine et sans tiraillement, à

arranger les choses de cette façon._

_Dès qu'il eut déjeuné, il descendit à l'Opéra pour s'assurer la

possession d'une des loges cachées de la scène. Elle lui fut promise.

Alors il remonta vers le boulevard Malesherbes, mais à mesure qu'il

approchait de la maison des Guilleroy, la crainte de retrouver chez eux

le marquis lui devint intolérable. Certes, il pouvait être là comme

la veille, car le mariage était maintenant sans aucun doute une chose

arrêtée et fixée, bien qu'on ne lui en eût rien dit. La grand'mère

d'Annette était morte depuis bientôt quatre mois; dans six semaines,

deux mois au plus, la cérémonie pouvait avoir lieu sans aucune pompe.

Il pressentait, il devinait la hâte de la comtesse à presser cela, et

il était sûr depuis la veille qu'elle donnerait, qu'elle jetterait sa

fille à Farandal dans les limites les plus rapprochées._

_Il n'osait plus entrer, il se promenait de long en large sur le

trottoir en face de la maison, s'attendant toujours à voir sortir le

marquis, et de plus en plus grandissait en lui le désir impérieux

de savoir si la date du contrat était fixée. Tout à coup,

il traversa la rue, entra, monta et, quand le valet de pied lui eut

répondu que ces dames se trouvaient seules, il respira comme après un

danger._

La comtesse...

Page 307, ligne 17, fouette, _et que pour la première fois il avait

éprouvé la veille_.

Page 308, ligne 9, frais, _qu'il était un homme perdu_.

Page 310, ligne 1, une _saveur_ étudiée,...

Page 312, ligne 12, _verre_ redoutable.

Page 312, ligne 15, plaques _reflétantes_ dont...

Page 316, ligne 14, son _âme_.

Page 317, ligne 1, _Tout le long du_ boulevard...

Page 318, ligne 12, de _femmes_ vêtues...

Page 319, ligne 8, œuvre _à l'Opéra-Comique_...

Page 319, ligne 14, elle _semblait boire_ le monde...

Page 320, ligne 23, n'en _voyait_ qu'un...

Page 327, ligne 6, frisson de _jeunesse, de désir et de passion_.

Page 327, ligne 7, acclamations _furent formidables, les acteurs

rappelés six fois, et lorsque le rideau cessa de se relever, Olivier

vit qu'Annette et la duchesse étaient pâles et il devina que leurs

cœurs avaient frémi d'une émotion réelle. Le sien fut_ tordu par un

nouveau tourment.

Page 327, ligne 16, qui _avait fait ainsi palpiter Annette_.

Page 329, ligne 5, âme _de cette enfant_.

Page 330, ligne 18, banalement, _comme il était ce soir affreusement

jaloux de ce_ chanteur...

Page 332, ligne 12, d'elle, _comme d'une patrie_.

Page 342, ligne 27, pourtant la même chose.

Page 342, ligne 28, aimée autant...

Page 345, ligne 27, famille _et il avait été décidé qu'on irait

ensuite passer une heure à l'Hippodrome, où devaient avoir lieu des

débuts intéressants_. On venait...

Page 352, ligne 9, prêt. _Elle l'empêcha de se peigner et de faire le

nœud de sa cravate. Et l'entraînant_:

Page 357, ligne 5, cœur _et de le broyer_: le...

Page 357, ligne 27, entraînement _de passion_ qui...

Page 362, ligne 2, murmura, _d'une voix broyée par la

souffrance_:--Oh!

Page 368, ligne 2, cette _cruelle_ besogne.

Page 368, ligne 14, amour _brûlant, c'était leur amour_ qui...

Page 369, ligne 2, le _frisson d'une peur surnaturelle_ et elle

recula _soulevée d'horreur_, comme...

Page 369, ligne 15, là. _Elle avait repris sa main qu'elle sentait

tressaillir malgré lui; elle ne disait plus maintenant, cette main,

toutes les tristesses de son cœur, mais seulement les tortures de son

corps. La comtesse_ attendait...

Page 369, ligne 23, Il _leva_ en effet...

Page 371, ligne 7, à ce _terrible_ tête-à-tête.

OPINION DE LA PRESSE

SUR

_FORT COMME LA MORT_.

_Le Temps_, samedi 15 juin 1889 (Hugues Le Roux).

«Guy de Maupassant... touche bien juste au milieu de la vie; mais déjà,

avec les premiers cheveux gris, ce farouche égoïsme dont il a été si

fier se détend et s'attriste. Il semblait qu'il eût triomphé jusqu'ici

avec une espèce d'ivresse de la sottise de l'homme et de la brutalité

de ses instincts. Est-ce le commencement d'une évolution morale? On ne

saurait le dire, mais il est sûr que dans _Fort comme la Mort_

cette joie est finie.

«L'indifférence du romancier est entamée. La pitié pour les hommes est

entrée en lui par quelque fine blessure, vite refermée. Cette rosée de

larmes se desséchera-t-elle? ou va-t-elle s'enfler, jaillir?»

_Revue Bleue_, 29 juin 1889 (Jules Lemaître).

«Maupassant ne juge, ni ne condamne. Il regarde et il raconte.

«La thèse du roman, c'est l'immense douleur de

vieillir--simplement...--Ce qui est remarquable, c'est que ce drame,

de donnée romanesque (par le caractère absolument exceptionnel de la

situation et des sentiments), M. de Maupassant le développe par les

procédés du roman réaliste. Cette étrange histoire, nous en touchons

du doigt la vérité, jour par jour, heure par heure... La sûreté

d'observation du conteur est telle que, cette invraisemblance, il la

fait comme rentrer de force dans le courant vulgaire des choses...»

_Gil-Blas_, vendredi 24 mai 1889 (Paul Ginisty).

«C'est un thème mélancolique que celui du roman de M. Guy de

Maupassant, qui est tout à fait beau, du moins dans les parties où se

poursuit cette analyse douloureuse, tout enveloppée de pitié, d'une

chute irrémédiable... C'est l'étude merveilleusement conduite, avec

la plus cruelle sûreté, des stériles et torturants élans d'une sorte

de seconde jeunesse subite, chez un homme assoupi dans une trompeuse

tranquillité. Quand le cœur se réveille, après longtemps, il n'a plus

la force que pour souffrir.»

* * * * *

Liste des modifications:

Page 13: «d'eau» remplacé par «d'eaux» (des rhumatismes l'avaient

entraîné en des villes d'eaux lointaines)

Page 70: «protégait» par «protégeait» (et protégeait le monde

entier)

Page 111: «vieillise» par «vieillisse» (où un homme ne vieillisse pas)

Page 209: «law» par «lawn» (la place nécessaire au law-tennis)

Page 216: «quel» par «quelle» (quelle fleur tu préfères)

Page 243: «saisit» par «saisi» (saisi d'inquiétude)

Page 247: «obtinément» par «obstinément» (obstinément incrédule)

Page 258: «jugaient» par «jugeaient» (ils jugeaient la campagne

assommante)

Page 391: «exprimont» par «exprimant» (tout en les exprimant vraies)

Œuvres complètes de Guy de Maupassant - volume 22 · 第 19 / 19 段