Aujourd'hui encore, nous nous souvenons de notre émoi quand nous vîmes,

pour la première fois, sur un mur, une affiche de Lautrec. A cette

époque-là, l'affiche en couleurs, si galvaudée depuis, ne s'étalait

point. On n'était réjoui, de temps à autre, que par les affiches de

Chéret, cette «exquise dînette d'art!»; et, de fait, c'était un vrai

régal que ces Arlequins, ces Colombines, ces Pierrots, ces bals masqués,

ces jolies filles et toute cette éblouissante volée de multicolores

confetti que Chéret placardait sur les murs. Cela enchantait la rue et

l'emplissait de soleil. Tout Paris pour Chéret avait alors des yeux

enthousiastes. Et voilà que, tout à coup, un inconnu surgissait qui nous

frappait de stupeur, qui nous troublait par un dessin insolite et

volontaire, par une sobriété de couleurs à tons plats et acides! et

c'était signé: Lautrec; et, chose étrange, le nom devenait vite

populaire, mais à la façon d'un nom qui apporterait avec lui de

l'inquiétude et de l'angoisse. On était mal à l'aise, mais on frémissait

de plaisir. Une affiche surtout: _Babylone d'Allemagne_, nous causa une

bizarre et inextinguible joie!

Ah! vraiment, c'était la première fois qu'on voyait une telle mise en

scène: des cavaliers, puis un officier, hobereau roide, orgueilleux,

paon ou dindon féroce, toute sa morgue à cheval sur un cheval blanc, et,

avec ses hommes, défilant tout «emmonoclé» et tout empaillé, devant une

lourde brute des champs, costumé en soldat prussien, qui lui présente

les armes!

Et, là-haut, dans un coin de la page, à droite, un couple passait;

l'homme à peine vu, mais dont on devinait les transes; tandis que la

femme, maniérée, faisait de l'oeil à cet impassible greluchon tout

brandi, qui aurait fait sans doute si bien frémir son cher ventre de

Dorothée en folie!

Ah! cette affiche comme vénéneuse malgré sa toute puissance! Comme son

temps est loin!...

Nous, maintenant, nous ne regardons plus sur les murs les affiches de

tous les nigauds de la publicité financière, commerciale ou guerrière!

ILLUSTRATIONS DE LIVRES

Ce Lautrec, si chercheur, une fois devenu lithographe, fut amené, sans y

trop penser, à illustrer, par la lithographie, des livres. J'entends les

livres qu'il pouvait aimer.

On l'a vu illustrant des articles ou des contes de ses amis

Tristan-Bernard et Romain Coolus; on l'a vu illustrant deux albums

consacrés à Yvette Guilbert; il s'éprit de la même ardeur pour quelques

livres, dont il orna les couvertures ou les pages de texte.

C'est ainsi qu'il illustra les _Histoires naturelles_ de Jules Renard,

éditées par Floury. Il dessina la couverture, 22 planches et 6

culs-de-lampe. Il représenta les coqs, la pintade, la dinde, le paon, le

cygne, les canards, les pigeons, l'épervier, la souris, l'escargot,

l'araignée, le crapaud, le chien, les lapins, le boeuf, l'âne, le cerf,

le bouc, les moutons, le taureau, le cochon et le cheval.

Toutefois, et c'est bien la première fois, ces lithographies-là ne sont

point d'une entière réussite. Leur attrait n'est pas renouvelé. Sans

doute, dans ces dessins se creuse encore la griffe de Lautrec; mais tous

ces animaux n'ont pas un caractère inattendu. Lautrec les a dessinés

avec adresse, avec virtuosité, parce qu'il pouvait tout dessiner; mais

il n'est pas allé au delà d'un honnête succès. Les animaux, en général

si niaisement dédaignés par les peintres, ont des attitudes et des

visages autrement étonnants, autrement insoupçonnés, autrement

éloquents. Lautrec, comme presque tous les autres dessinateurs, a vu ces

animaux-là en passant, il les a dessinés, mais il n'a rien fait de plus.

C'est souvent un peu japonais d'aspect; et cela ne va pas plus loin que

tant d'estampes trop vantées d'animaliers du Nippon.

Assurément, il convient de préférer cet autre livre, intitulé: _Au pied

du Sinaï_, que Lautrec illustra, d'après un texte de M. Georges

Clémenceau, le vieux «coeur-léger». Ce livre, c'est une histoire de

juifs à Carlsbad et à Busk. L'illustration, cette fois, est très

pittoresque et très colorée. Elle met en scène de bizarres types,

crochus et aux cheveux cotonneux, des types de ces juifs polonais qui

vieillissent si mal! Et, M. Georges Clémenceau, lui-même dessiné, a une

ronde tête de notaire finaud et un peu maquignon. Aujourd'hui,

c'est-à-dire vingt ans plus tard, nous le voyons avec une parfaite tête

de Chinois.

[Illustration: PROJET D'AFFICHE POUR LE «DIVAN JAPONAIS»

PHOTO DRUET]

Lautrec dessina aussi maintes couvertures de livres. Voici les plus

connus de ces livres: _L'étoile rouge_, par Paul Leclerq; _L'exemple de

Ninon de Lenclos, amoureuse_, par Jean de Tinan; _Les courtes joies_,

poésies de Julien Sermet; _La Tribu d'Isidore_, roman de moeurs juives,

par Victor Joze; _Le fardeau de la Liberté_, par Tristan-Bernard; _Le

chariot de terre-cuite_, par Victor Barrucand; _Les jouets de Paris_,

par Paul Leclerq; _Babylone d'Allemagne_, roman de moeurs berlinoises,

par Victor Joze, etc., etc.

Ces couvertures sont toutes légèrement traitées, à peine effleurées

souvent; et certaines de ces lithographies rappellent encore, par leur

sobriété, les délicates lithographies que crayonna Whistler. Mais, bien

entendu, nous ne visons une fois de plus que la finesse du trait, que le

peu de surcharge de l'arabesque.

Notons ici que ces rares lithographies ont fait un heureux sort aux

livres qu'elles illustrent. Le texte importe peu, quand on a le plaisir

d'avoir un si personnel dessin sur la couverture; et l'on trouve, du

reste, toutes les bonnes raisons de ne pas lire le livre, pour ne pas

salir, pour ne pas défraîchir le beau dessin qui le garde.

Éditeurs, croyez-nous, ayez toujours de beaux dessins sur les

couvertures de vos livres!

D'ENSEMBLE

Au bout de cet examen si superficiel et si incomplet de l'oeuvre de

Lautrec, pouvons-nous nous demander quelle place est la sienne dans

l'enchaînement de l'art moderne?

Assurément, si l'on veut considérer Lautrec seulement comme un autre

dessinateur de moeurs de la vie moderne, un nouveau Constantin Guys, par

exemple, avec infiniment plus de ressources, toutefois, sa place est

très enviable. Car il a possédé--et sa vie très brève n'est nullement

comparable à celle si longue et si robuste du dessinateur du Second

Empire!--il a possédé un dessin plus souple, plus divers, plus

affirmatif que celui de Constantin Guys; ce qui lui a permis d'entrer,

avec une plus indéniable maîtrise, dans tous les mondes. A l'opposé,

Guys a dessiné presque sans répit de la même façon; c'est un dessin bien

à lui, également, original et pittoresque, mais qui se recommence dans

l'expression des voitures, des chevaux, des filles ou des soldats.

Dessinateur avéré d'une époque, Guys vivra longtemps dans les

collections, c'est-à-dire dans ces sortes de nécropoles, que l'on

appelle petits et grands musées.

Mais si l'on peut ajouter que Guys _date_, expressément, il faut

remarquer que la situation est pour l'instant la même pour Lautrec. Ce

clairvoyant dessinateur a su dégager du transitoire assez de belle

éternité pour vivre; mais, lui aussi, en ce moment, il apparaît comme le

plus éloquent interprète d'une époque historique, qui se fixe, celle-là,

de l'année 1885 à l'année 1900. Et, par là, nous ne cherchons nullement

à diminuer Lautrec, mais seulement à le considérer tel qu'il est,

c'est-à-dire tel qu'un merveilleux truchement de moeurs pendant une

période de quinze années. La Goulue, le Moulin-Rouge, les cabarets de

Montmartre, Bruant et Palmyre, les acteurs et les actrices en vogue à ce

moment-là, tout cela, pour nous, qui vivons en cette année 1921, classe

Lautrec, le barricade, le retient captif dans cette époque visée. Un

Georges Rouault, au contraire, qui a fixé la fille dans le temps

illimité et imprécis, se présente à nous comme un peintre d'accent plus

actuel.

Mais, dans cent ans, tous ceux qui connurent, vers la vingtième année,

ce bal du Moulin-Rouge, étant disparus, Lautrec reprendra toute sa place

dans la suite des âges; et il ne datera plus, au sens péjoratif du

terme. Faisons donc à sa mémoire ce léger crédit. D'ailleurs, il

conviendrait peut-être mieux de se demander ce que Lautrec, dans sa

curiosité sans cesse en éveil, eût pu faire demain, même en ne vivant

que jusqu'à la soixantième année, âge raisonnable que tant d'imbéciles

et d'impuissants atteignent sans honte; âge même que dépassent, toujours

malfaisants, fatigants et inutiles, les Cormon et les Flameng!...

En effet, où Lautrec nous eût-ils conduits avec sa curiosité, son tenace

amour du travail, sa fécondité sans cesse renouvelée?... Je sais bien,

parbleu, et il faut toujours y revenir, que, dans l'espace de sept

années, cette incroyable courte durée! Van Gogh nous a encore davantage

étonnés, encore davantage stupéfiés; mais, voilà, n'est-ce pas, un

incompréhensible phénomène, un inexplicable miracle de la Peinture? Avec

Lautrec, nous avions, à la base, plus de sagesse, plus de mesure, plus

d'ordre. L'oeuvre aurait suivi une route plus régulière. Le peintre

lui-même, à en juger par son dernier tableau: _Un examen à la Faculté de

Médecine_, fût certainement devenu plus libre; il aurait enveloppé, dans

une manière plus grasse, les visages; il aurait davantage dessiné dans

la pâte, et non par les contours; il aurait, peu à peu, sans doute,

préféré les taches épaisses de couleurs aux hachures restées

obstinément, chez lui, des tailles de peintre-lithographe; il aurait,

peut-être, quitté son monde habituel, les Filles, ses goûts de ribote et

de maison close, pour aller vers un autre ou vers d'autres milieux; et,

qui sait? il aurait, alors, composé des tableaux d'ordre plus général,

et de plus certaine pénétration dans le temps!

Mais, aussi bien, pourquoi ratiociner sur tout cela? Qu'importe le

futur? Plus sagement, prenons Lautrec tel qu'il est; et considérons-le

ainsi qu'un peintre doué d'une observation aiguë et penché sur un coin

d'humanité, sur un milieu parisien qui fut pour lui certainement tout le

bout du monde; et rappelons-nous par delà le temps que toute sa

noblesse, toute son intelligence et tous ses dons, rappelons-nous que

tout cela fut dépensé sans compter pour Montmartre et ses filles, pour

le Théâtre et le Café-Concert, où d'autres filles évoluent en pleins

rabâchages de sottises! Mort à 37 ans, Lautrec laisse de tout cela une

oeuvre magnifique. Un peintre de moeurs, bien! mais s'il est moins haut

que les plus hauts peintres, il n'y en a pas un plus imprévu et plus

original!...

APPENDICE

ESSAI DE CATALOGUE

Voici un essai de catalogue d'oeuvres authentiques, la plupart non

datées, de Lautrec.

Nous avons mentionné, année par année, quelques-uns de ses tableaux et

dessins; en citant également, sans date, le plus grand nombre de ses

autres notoires tableaux. Pour les lithographies, le catalogue a été

établi par M. Loys Delteil, dans les tomes X et XI du Peintre-graveur

illustré.

I

PEINTURES, AQUARELLES ET DATES DE QUELQUES EXPOSITIONS

1881.--_Faucon_.

_Tête de cheval_.

_La promenade_.

1882.--_Cheval de trait_.

_Buveur_.

_Moines_.

1884.--_Crieur_.

_Scène de théâtre_.

1885.--_Marcelle_.

_Bal masqué_.

1886.--_Deux portraits du peintre Gauzi_.

_Portrait de Vincent Van Gogh_.

_Une loge_.

1887.--_Portrait de M. Samary, de la Comédie-Française_.

1888.--_La rousse au caraco blanc_.

1889.--Exposa au Salon des Indépendants les peintures suivantes:

_Bal du Moulin de la Galette_.

_Portrait de M. Fourcade_.

_Etude de femme_.

_L'Anglaise, au Star du Havre_.

1890.--_Portrait (Madrid-Neuilly)_.

_Femme fumant une cigarette_.

Exposa au Salon des Indépendants:

_Dressage des Nouvelles, par Valentin le désossé_.

_Portrait de Mlle Dihau, au piano_.

1891.--_Une opération par le Docteur Péan_.

_Gabrielle la danseuse_.

_Fille à la fourrure_.

_La tresse_.

_Vieil homme en blouse sur un banc_.

_La femme au chien_.

Exposa au Salon des Indépendants:

_A la mie_.

_Portrait du jovial M. Dihau_.

_En meublé_.

_Portrait de M. G. B_.

_Etude_.

_Portrait du Docteur Bourges_.

_Portrait de M. Louis Pascal_.

_Truc for live_.

1892.--_Les Valseuses_.

Exposa au Salon des Indépendants:

_La Goulue et sa soeur_.

_La Goulue entre deux tours de valse_.

_La Goulue entrant au Moulin-Rouge_.

_Celle qui se peigne_.

_Femme Brune, numéros 1 et 2_.

_Affiche pour le Moulin-Rouge (2e état)_._

[Illustration: CLOWNESSE

PHOTO DRUET]

1893.--_Jane Avril (esquisse pour l'affiche)._

Exposa au Salon des Indépendants:

_Un coin du Moulin de la Galette_.

_Menu du dîner des Indépendants_.

_Portrait de M. Georges-Henry Manuel_.

_Portrait de M. Boileau_.

1894.--Exposa au Salon des Indépendants:

_Alfred la Guigne_.

_Du 5 au 12 mai, galeries Durand-Ruel, exposition de lithographies

récentes_.

1895.--_Décoration pour la baraque foraine de la Goulue._

_May Belfort avec son chat_.

_Femme en clownesse_.

_Femmes au repos_.

_Valentin et la Goulue, au Moulin-Rouge_.

Exposa au Salon des Indépendants:

_Couverture pour l'album de l'Estampe originale_.

_Matin_.

_Invitation et menu_.

_Comme il vous plaira_.

1896.--_La clownesse_.

_Portrait de M. Maxime Dethomas_.

1897.--_Femme nue accroupie_.

_Portrait de M. Henry Nocq_.

_Jeu de femme_.

_Rousse nue devant sa glace_.

Exposa au Salon des Indépendants:

_Blanche et noire_.

_Femme couchée_.

_Elles_. }

_Elles_. } (Lithographies)

_Elles_. }

(Ces trois lithographies font partie d'une série de dix

planches).

_La cage_.

_Arton en correctionnelle_.

1898.--_Barmaid (Londres)_.

_La leçon de chant (Portraits de Mlle Dihau et de

Mlle Jeanne F.)_.

_A table, chez Mme Thadée Natanson_.

_Tête d'Anglaise_.

14, Avenue Frochot, Lautrec présenta des tableaux réservés

pour une exposition à Londres.

1899.--_Tête de femme (Mlle Nys)_.

_Aux Courses_.

_Eventail_.

_Chanteuse anglaise, au Star du Havre_.

_Etude pour la lithographie: «Di-ti-fellow.»_

_En cabinet particulier_.

1900.--_Messaline, au théâtre de Bordeaux_.

_La toilette_.

_Portrait de Mme Marthe X..._

_Enfant avec la chienne Paméla_.

_Mme Margouin, modiste_.

1901.--_Portrait de M. Maurice Joyant_.

_Portrait de M. Octave Raquin_.

_Portrait de l'«amiral» Viaud_.

_Un examen à la Faculté de médecine_.

*

* *

Voici, maintenant, quelques notoires tableaux peints par Lautrec, sans

dates:

_Portrait de Mme la Comtesse Alphonse de Toulouse-Lautrec_.

_Portrait de M. Emile Davoust, à la barre de son bateau

(Bassin d'Arcachon_).

_Portrait de M. Delaporte_.

_Portrait de M. Paul Leclercq_.

_Portrait de M. André Rivoire_.

_Femme rousse dans un jardin_.

_Danseuse_.

_Une table au Moulin-Rouge_.

_Le quadrille au Moulin-Rouge_.

_L'écuyère au cirque Fernando_.

_Jane Avril sortant du Moulin-Rouge_.

_Portrait de Mme Pascal, au piano_.

_Portrait de M. Tristan-Bernard_.

_Au Moulin de la Galette_.

_Jane Avril dansant_.

_Départ de quadrille_.

_Portrait de M. de Lauradour_.

_Portrait de Mme Korsikoff_.

_Portrait de M. Louis Bouglé_.

_May Milton_.

_Mlle Marcelle Lender dansant le pas du «boléro» (Chilpéric,

au théâtre des Variétés)_.

_Femme au boa noir_.

_La blanchisseuse_.

_Etude de femme en peignoir_.

_Femme à l'ombrelle_.

_Danseuse au maillot rose_.

_Portrait de Mme E. Tapié de Celeyran, au Bosc_.

_Portrait de M. Gabriel Tapié de Celeyran_.

_Le lit_.

_Portrait de M. Romain Coolus_.

_Scène de ballet_.

_Pierreuse_.

_Les deux amies_.

_Tommy_.

_Soldat anglais fumant sa pipe_.

_Rue des Moulins, l'escalier_.

_Femme au chignon roux_.

_Bull-dog_.

_Follette_.

_Clown au cirque Médrano_.

_Au lit_.

_La Goulue, vue de profil_.

_Au Nouveau Cirque: le ballet de Lotus_.

_A Armenonville_.

_Scène de bal masqué_.

_Le réfectoire_.

_Miss Bedson_.

_Le violoniste_.

_La lettre_.

_L'assommoir_.

_Femme à l'ombrelle_.

_Couple de danseurs_.

_La toilette_.

_Femme en clownesse_.

_Au café (Portrait de Mme Suzanne V.)_.

_La promenade (La Goulue au Moulin-Rouge)_.

_Au Moulin de la Galette_.

_Le couple_.

_Femmes au repos_.

_Etc., etc._

II

QUELQUES LITHOGRAPHIES ET QUELQUES DESSINS

(_en noir et en couleurs_).

1882.--_Paysanne (fusain)_.

_Homme assis_ (_dº_).

1884.--_Femme assise_ (_dº_).

1885.--_A Saint-Lazare (dessin lithographié)_.

{1886.--_Dessins au_ Courrier français _et_

{

{1887.--_au_ Mirliton.

1892.--_La Goulue et sa soeur (première oeuvre proprement dite dans l'_

Estampe. _Lithographie en couleurs_).

_L'Anglais au Moulin-Rouge_.

[Illustration: FILLE

PHOTO DRUET]

1893.--_Dessins au_ Figaro illustré.

_Le Café-Concert (Lithographies de Lautrec et de H.-G. Ibels)_.

_La modiste Renée Vert_.

_Le coiffeur_.

_Un Monsieur et une dame_.

_La loge au mascaron doré_.

_Couverture de l'_Estampe originale.

_Ducarre, le patron des Ambassadeurs_.

_Etc., etc_.

1894.--_Dessins à la_ Revue Blanche.

_Programmes de théâtre_.

_Réjane et Galipaux_.

_Bartet et Mounet-Sully_.

_Leloir et Moreno_.

_Judic_.

_Marcelle Lender_.

_Ida Heath au bar_.

_Brandès et Le Bargy_.

_Une redoute au Moulin-Rouge_.

_La Goulue_.

_Adolphe ou le jeune homme triste_.

_Eros vanné_.

_Babylone d'Allemagne_.

_Yvette Guilbert (album Marty)_.

_Etc._

1895.--_Un nib_ (Revue Blanche).

_Dessins au_ Rire.

_Foottit et Chocolat_.

_Anna Held_.

_Dessins au_ Figaro illustré.

_Marcelle Lender_.

_Yahne_.

_May Belfort_.

_Zimmerman et le petit Michaël_.

_Portraits d'acteurs et d'actrices_.

_Oscar Wilde (dessin)_.

_Etc._

1896.--_Dessins au_ Rire.

_Ida Heath_.

_Lender et Lavallière_.

_Souper à Londres_.

_Anna Held et Baldy_.

_L'entraîneur_.

_Au bar Achille_.

_Mary Hamilton_.

_Elles (dix lithographies en couleurs)_.

_Procès Arton_.

_Procès Lebaudy_.

_La loge (Faust)_.

_Oscar Wilde et Romain Coolus_.

_L'automobiliste_.

_Etc._

1897.--_Dessins au_ Rire.

_La grande loge._

_La clownesse au Moulin-Rouge_.

_Clara Ward et Rigo_.

_La danse au Moulin-Rouge_.

_A la Souris (Mme Palmyre)_.

_Attelage en tandem_.

_Etc._

1898.--_Le vieux cheval_.

_Chez la gantière_.

_Au lit_.

_Polaire_.

_Au pied du Sinaï_.

_Yvette Guilbert (2e album, publié à Londres)_.

_Jane Hading_.

_Au Hanneton_.

_Guy et Méaly_.

_Sept pointes sèches (Portraits d'amis. Editées par Manzi)_.

_Etc._

1899.--_Jeanne Granier_.

_Réjane_.

_Le jockey_.

_Le paddock_.

_L'entraîneur et son jockey_.

_Jockey se rendant au poteau_.

_Amazone et tonneau_.

_L'amazone et le chien_.

_Le cheval et le chien à la pipe_.

_Tilbury_.

_Promenoir_.

_Le Cirque (dessins rehaussés de couleurs, édités par Manzi,

en un album)_.

_Etc._

1900.--_Programme de l'Assommoir (dessin)_.

_Au café de Bordeaux, Antoine, un amer! (dessin)_.

_Sur les quais de Bordeaux (dessin)_.

_Dans le monde!_

_Invitation à une tasse de lait_.

_Etc._

1901.--_Zamboula-polka_.

_Le marchand de marrons_.

_Couple au Café-Concert_.

_Etc._

*

* *

Voici quelques dessins et aquarelles

sans date:

_Au bal des Quat'z-Arts (Portrait de M. Maxime Dethomas,

aquarelle)_.

_Cortège indien (aquarelle)_.

_La clownesse et les cinq plastrons (aquarelle)_.

_Aristide Bruant_ (_dº_).

_May Belfort_ (_dº_).

_Au café_ (_dº_).

_Etc._

Des dessins:

_Arrivée aux Courses_.

_Le motosphère_.

_Dans les coulisses_.

_Elsa, la Viennoise_.

_Une habituée de la Souris_.

_Au palais de glace_.

_Scène de cirque_.

_Portrait de Berthe Bady_.

_Les frères Marco (clowns)_.

_Etc._

III

AFFICHES

1892.--_La Goulue au Moulin-Rouge_.

_Le Divan japonais_.

_Reine de joie (roman par Victor Joze)_.

_Aristide Bruant, aux Ambassadeurs_.

1893.--_Jane Avril, au Jardin de Paris_.

_Caudieux_.

_Au pied de l'échafaud (mémoires de l'abbé Favre)_.

_Aristide Bruant dans son cabaret_.

1894.--_Bruant au_ Mirliton.

_L'artisan moderne_.

_Babylone d'Allemagne (roman par Victor Joze)_.

_Confetti_.

_Le photographe Sescau_.

1895.--_May Belfort_.

_La_ Revue Blanche (_1, rue Laffitte_).

_May Milton_.

_Napoléon (concours d'affiches)_.

1896.--_Cycle Michaël_.

_La chaîne Simpson_.

_La troupe de Mlle Eglantine_.

_Irish and American bar, rue Royale_.

_L'Aube (revue illustrée_).

_La Vache enragée (journal mensuel illustré.

Fondateur: A. Willette)_.

1899.--_Jane Avril_.

1900.--_La_ Gitane (_drame, de Jean Richepin. Théâtre Antoine_).

[Illustration: JANE AVRIL

PHOTO DRUET]

ICONOGRAPHIE

Portrait de Lautrec, par Anquetin.

(Collection de Mme la Comtesse de Toulouse-Lautrec).

Portrait de Lautrec, par Javal, de Birmingham (Angleterre).

Tête seule, nue, entièrement de face, pince-nez, grosses lèvres.

(Peinture reproduite au frontispice du catalogue de l'exposition

rétrospective de l'oeuvre de Lautrec. Galerie Manzi, 1914).

Portrait de Lautrec, par Léandre.

(Dessin portrait-charge, reproduit dans _Henri de Toulouse-Lautrec_,

publié en 1913, par Gustave Coquiot, chez Blaizot).

Portrait de Lautrec, par Charles Maurin.

(Eau-forte reproduite au frontispice de ce présent livre).

Portrait de Lautrec, par Henri Rachou.

(Peinture. Année 1883. Collection de Mme la Comtesse Alphonse de

Toulouse-Lautrec).

Portrait-charge de Lautrec, par lui-même.

(Dessin au crayon, reproduit au frontispice du livre consacré à Lautrec

par M. Théodore Duret).

Portrait de Lautrec, par Maxime Dethomas.

(Fusain reproduit dans: _Henri de Toulouse-Lautrec_, par Gustave

Coquiot, Blaizot, éditeur).

Portrait de Lautrec, par Maxime Dethomas.

(Fusain. La tête seule, coiffée d'une casquette de la marine marchande.

Collection Gustave Coquiot).

Portrait de Lautrec, par Adolphe Albert.

(Décembre 1897. Crayon. Lautrec, coiffé d'un chapeau de paille, tête

baissée, est assis, en train de dessiner sur la pierre lithographique).

QUELQUES HOMMAGES POSTHUMES

«Henri de Toulouse-Lautrec», par André Rivoire. _Revue de l'Art ancien

et moderne_. Paris. Décembre 1901, avril 1902.

Numéro spécial du _Figaro illustré_, consacré à Lautrec. Avril 1902.

Du 14 au 31 mai 1902, exposition d'oeuvres de Lautrec, galeries

Durand-Ruel (Tableaux, aquarelles, dessins, lithographies. 201 numéros).

Du 12 au 24 octobre 1908. Exposition de tableaux peints par Lautrec.

Galeries Bernheim-jeune.

Du 15 juin au 11 juillet 1914. Galeries Manzi. Exposition rétrospective

de l'oeuvre de Lautrec. (Tableaux et dessins. 201 numéros).

«Henri de Toulouse-Lautrec», par Geffroy. _Gazette des Beaux-Arts._

Paris. Août 1914.

«Autour de Toulouse-Lautrec», par Paul Leclercq. _La Grande Revue._

Paris. Novembre, 1919.

_Le peintre-graveur illustré._ Tomes X et XI, consacrés à Henri de

Toulouse-Lautrec. Loys Delteil. Paris, 1920.

BIBLIOGRAPHIE

_Henri de Toulouse-Lautrec_, par Hermann Esswein und Alfred Walter

Heymel. R. Piper et Cº Munchen, 1912.

_Henri de Toulouse-Lautrec_, par Gustave Coquiot. Auguste Blaizot,

éditeur, Paris, 1913.

_Lautrec_, par Théodore Duret. Bernheim-jeune, éditeurs. Paris, 1920.

TABLE DES CHAPITRES

Pages

_DES SOUVENIRS SUR LA VIE_

I.--LE MILIEU 3

PARIS ET RENÉ PRINCETEAU 16

CORMON OU LA VIE 21

MONTMARTRE 29

II.--QUELQUES SPORTS 41

BARS ET MAISONS CLOSES 49

III.--VOYAGES 61

LA MER 66

IV.--SES LOGIS 75

SAINT-JAMES 80

1900 83

MALROMÉ 86

_DES COMMENTAIRES SUR L'OEUVRE_

I.--PEINTURES, PREMIÈRES OEUVRES 91

LE MOULIN ROUGE 94

FILLES 111

II.--PORTRAITS 121

LE JARDIN DU PÈRE FOREST 128

III.--LE CIRQUE 135

AU THÉÂTRE 141

CAFÉ-CONCERT 147

LES COURSES 156

DE TOUT 161

IV.--LITHOGRAPHIES ET POINTES-SÈCHES 169

DESSINS 180

AFFICHES 187

ILLUSTRATIONS DE LIVRES 191

_D'ENSEMBLE_ 197

_APPENDICE_

ESSAI DE CATALOGUE 205

ICONOGRAPHIE 225

QUELQUES HOMMAGES POSTHUMES 227

BIBLIOGRAPHIE 228

TABLE DES GRAVURES

Pages

_Portrait de Lautrec_ 1

_Fille à la fourrure_ 9

_Portrait_ 17

_Bal masqué_ 25

_La Promenade au Moulin-Rouge_ 33

_Fille_ 49

_Fille au caraco_ 57

_Portrait de Mme Suzanne V_ 65

_Au Moulin-Rouge_ 81

_Les Valseuses_ 97

_La Goulue_ 105

_Fille_ 113

_Portrait de M. Delaporte_ 121

_Dans le jardin du père Forest_ 129

_Jane Avril_ 137

_Alfred la Guigne_ 145

_May Belfort_ 153

_Jockeys_ 161

_Clownesse au bal_ 177

_Couverture pour un monologue_ 185

_Projet d'affiche pour le «Divan japonais»_ 193

_Clownesse_ 209

_Fille_ 217

_Jane Avril_ 225

Saint-Denis.--Imp. J. Dardaillon.

* * * * *

Liste des modifications:

page 70: accomgner remplacé par accompagner

page 123: condammé par condamné

page 157: Dautres par D'autres (D'autres fois)

page 181: à par a (il n'y a que ces croquis-là)

Lautrec; ou, Quinze ans de mœurs Parisiennes, 1885-1900 · 第 7 / 7 段