Monsieur le général Castelar, défendre Madrid est contraire aux
principes de la guerre et inhumain pour les habitans. S.M. m'autorise
à vous envoyer une seconde sommation. Une artillerie immense est en
batterie; des mineurs sont prêts à faire sauter vos principaux édifices;
des colonnes sont à l'entrée des débouchés de la ville, dont quelques
compagnies de voltigeurs se sont rendues maîtresses. Mais l'empereur,
toujours généreux dans le cours de ses victoires, suspend l'attaque
jusqu'à deux heures. La ville de Madrid doit espérer protection et
sûreté pour ses habitans paisibles, pour le culte, pour ses ministres,
enfin l'oubli du passé. Arborez un pavillon blanc avant deux heures et
envoyez des commissaires pour traiter de la reddition de la ville.
Recevez, monsieur le général, etc.
Le major-général,