Nº 3. _ Au général commandant Madrid._

Monsieur le général Castelar, défendre Madrid est contraire aux

principes de la guerre et inhumain pour les habitans. S.M. m'autorise

à vous envoyer une seconde sommation. Une artillerie immense est en

batterie; des mineurs sont prêts à faire sauter vos principaux édifices;

des colonnes sont à l'entrée des débouchés de la ville, dont quelques

compagnies de voltigeurs se sont rendues maîtresses. Mais l'empereur,

toujours généreux dans le cours de ses victoires, suspend l'attaque

jusqu'à deux heures. La ville de Madrid doit espérer protection et

sûreté pour ses habitans paisibles, pour le culte, pour ses ministres,

enfin l'oubli du passé. Arborez un pavillon blanc avant deux heures et

envoyez des commissaires pour traiter de la reddition de la ville.

Recevez, monsieur le général, etc.

Le major-général,

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome IV. · 第 70 / 96 题