GEORGES G. PARAF.

[Illustration: Au front de taille: havage à la main.]

[Illustration: DANS UNE MINE DE WESTPHALIE.--Au front de taille: havage

mécanique. _Phot. Zirkler.--Voir l'article à la page précédente._]

[Illustration: L'interprète. Le capitaine Wood LA CONFERENCE SUR

L'INCIDENT DE HULL.--Déposition du premier témoin anglais à la séance du

mercredi 25 janvier.]

Après avoir terminé la partie préliminaire de son oeuvre, choisi le

cinquième délégué, l'amiral baron de Spaun, représentant l'Autriche, et

élaboré son règlement de procédure, la commission internationale chargée

de poursuivre l'enquête sur l'incident de Hull vient de tenir ses

premières séances publiques.

Ces séances ne seront guère suivies que par les journalistes amenés là

par leur devoir professionnel.

La «brillante assistance» des chroniques mondaines serait, ici,

absolument fourvoyée et, au surplus, n'y entendrait à peu près rien. Il

a été décidé en effet que les délégués des deux parties adverses ainsi

que les témoins russes et anglais s'exprimeraient chacun en leur langue

maternelle, la seule où ils puissent réellement formuler d'une façon

exacte et précise leur pensée. Dépositions et plaidoiries seront ensuite

traduites en français, puis retraduites, de nouveau, en anglais ou en

russe pour pouvoir être examinées par l'adversaire. Ce qui menace de

rendre fort longs les travaux de la conférence.

Du côté des Anglais, les témoins sont les pêcheurs mêmes qui

stationnaient sur le Dogger Bank. Ils sont arrivés à Paris et, de bonne

grâce, se sont prêtés à la photographie, dans la cour même du palais des

Affaires étrangères.

Ce sont de braves loups de mer, en tout semblables à des pêcheurs des

côtes normandes ou bretonnes, types de maîtres au cabotage et de

matelots endimanchés. Les uns ont coiffé la bonne «cape» de feutre, que

nous appelons «melon»; d'autres arborent la casquette anglaise. Il ne

paraît pas qu'ils doivent se laisser impressionner par la majesté de la

conférence. Il est à croire que leurs dépositions seront énergiques,

résolues. «Dieu et mon droit», dit la devise britannique. Ceux-ci

sentent derrière eux, pour la défense de ce droit, un peuple entier,

indépendant et fier.

Du côté russe on entendra plusieurs dépositions écrites, que lira

l'amiral Fournier. Celle de l'amiral Rodjestvensky, commandant de la

seconde escadre du Pacifique, sera, de toutes, la plus importante.

Mais trois officiers, spécialement débarqués en cours de route par

l'amiral et renvoyés en Europe, seront entendus directement: ce sont le

commandant Clado, dont il a été beaucoup parlé et dont nous avons, ici

même, publié le portrait, et deux de ses camarades, MM. Schramtschenko

et Ellis.

Mercredi a commencé l'audition des témoins anglais, et le _shipmaster_

Wood, de Hull, pilote de la Baltique et de la mer du Nord, capitaine du

vapeur _Zeno,_ a déposé le premier après avoir prêté serment sur la

Bible.

[Illustration: Les pêcheurs de Hull venus à Paris pour déposer devant la

commission.]

[Illustration: Quatre timbres russes de bienfaisance.]

_Documents et Informations._

Timbres russes de bienfaisance.

L'administration des postes russes vient d'émettre quatre nouveaux

timbres dont nous reproduisons ici les modèles. Imprimés en deux

couleurs, ils valent: le rouge et vert, 3 kopeks; le violet et jaune, 5;

le bleu et rose, 7; le bleu et jaune, 10.

Chacun d'eux est vendu 3 kopeks de plus que la valeur marquée et le

bénéfice résultant de cette majoration est destiné aux orphelins des

soldats morts pendant la guerre. L'heureuse innovation du timbre de

bienfaisance tirant parti du philatélisme au profit de la philanthropie,

se propage, on le voit, dans tous les pays.

L'Illustration, No. 3231, 28 Janvier 1905 · 第 14 / 20 题