Der Fürst von Anhalt-Zerbst an Sir Joseph Yorke.
(Wörtlich).
(S.P.O. Holland, Vol. 606.)
Dec. 10. 1777.
Votre Excellence,
Pardonnez à la hate, point de Cérémonie.
Les Andes du Perou, Cordellaras à passer vaudroit autant. Permettez
pour texte de mon Proue, disoit un Predicateur, mes freres écoutez
avec attention et conviction de Coeur.
Pour presser au moins quelque chose, on envoye pour escalader les
montagnes et glaces et nieges du Hartz, un bataillon de Grenadiers,
et ce qu'on peut ramasser des Chasseurs qu'on peut toujours
renforcer. Ces Sacrez Seigneurs de la Chasse! Comme les Grenadiers
ont meilleures jambes que d'autres, ils y grimperont donc comme des
Singes par Eimbeck et Celerfeld. Je vous prie regardez les Cartes
un peu, la ci-jointe note guidera un peu pour ne pas toucher
terrain très Prussien. Donc on envoye ces Messrs les Grenadiers où
ils trouveront mauvais chemins ils n'ont qu'à se servir de leurs
bonnets pour passer et remplir les trous et vuides dans le chemin.
Je les envoye donc sur les Bras, ou plutot entre les bras de notre
ami M. Faucitt par Mühlhausen, pour les diriger ou sur l'Elbe ou
sur le Weser et Jever, où il lui plaira après. M. Faucitt a raison
il jette feu et flammes contre les Prussiens, dont vous êtes le
seul amusement.
Pour les 2 Bataillons Fusiliers on les fait attendre, seulement
pour rendre tout plus ridicule; permettez que la Russie s'en mêle,
et presse et force cela vouz aurez bonne revanché par moins aussi.
Les Prussiens s'en mordront des doigts avec leur finesse ou
trahison. Jusques à cela ne tardera pas comme vous savez, la Russie
engagera la chere Prusse à ne pas refuser l'Elbe, ni faire pomper
l'air de cette rivière par quelque machine pneumatique et
electrique pour empecher le passage usité jusqu'ici et qui ne m'a
pas encore été refusé qu'en faveur de vos interets, et par
consequent interets communs de vous autres, de l'Empereur l'Empire
et autres.
Pour ne pas être long et ennuyant à mon ordinaire je finis cette
Lettre, profitant de votre permission de vous griffoner souvent,
j'ose assurer que je suis à toujours avec une consideration infinie
de V. E. etc. etc.
Note du 12. Decembre 1777.
Excusez que j'ecrive à la hate. Je vous prie que votre Ministre en
Russie agisse aussi de son côté et fasse sentir tout. Quand même la
réquisition Russe soit parti pour la Prusse que votre Ministre
agisse nonobstant.