fertiles, paie quarante-deux sous de notre monnaie pour jouir en paix,
sous des lois justes et douces, de la protection du gouvernement, de
la sûreté de sa personne et de sa propriété, de la liberté civile et
religieuse, du droit de voter aux élections, d'être membre du congrès,
et par conséquent législateur, etc. Tel paysan français, de l'Auvergne
ou du Limousin, est écrasé de tailles, de vingtièmes, de corvées de
toute espèce, pour être insulté par le caprice d'un subdélégué,
emprisonné arbitrairement, etc., et transmettre à une famille
dépouillée cet héritage d'infortune et d'avilissement.
--L'Amérique septentrionale est l'endroit de l'univers où les droits
de l'homme sont le mieux connus. Les Américains sont les dignes
descendans de ces fameux républicains qui se sont expatriés pour fuir
la tyrannie. C'est là que se sont formés des hommes dignes de
combattre et de vaincre les Anglais mêmes, à l'époque où ceux-ci
avaient recouvré leur liberté, et étaient parvenus à se former le plus
beau gouvernement qui fut jamais. La révolution de l'Amérique sera
utile à l'Angleterre même, en la forçant à faire un examen nouveau de
sa constitution, et à en bannir les abus. Qu'arrivera-t-il? Les
Anglais, chassés du continent de l'Amérique septentrionale, se
jetteront sur les îles et sur les possessions françaises et
espagnoles, leur donneront leur gouvernement, qui est fondé sur
l'amour naturel que les hommes ont pour la liberté, et qui augmente
cet amour même. Il se formera, dans ces îles espagnoles et françaises,
et surtout dans le continent de l'Amérique espagnole, alors devenue
anglaise, il se formera de nouvelles constitutions dont la liberté
sera le principe et la base. Ainsi les Anglais auront la gloire unique
d'avoir formé presque les seuls des peuples libres de l'univers, les
seuls, à proprement parler, dignes du nom d'hommes, puisqu'ils seront
les seuls qui aient su connaître et conserver les droits des hommes.
Mais combien d'années ne faut-il pas pour opérer cette révolution? Il
faut avoir purgé de Français et d'Espagnols ces terres immenses où il
ne pourrait se former que des esclaves, y avoir transplanté des
Anglais pour y porter les premiers germes de la liberté. Ces germes se
développeront, et, produisant des fruits nouveaux, opéreront la
révolution qui chassera les Anglais eux-mêmes des deux Amériques et de
toutes les îles.
--L'Anglais respecte la loi, et repousse ou méprise l'autorité. Le
Français, au contraire, respecte l'autorité et méprise la loi. Il faut
lui enseigner à faire le contraire; et peut-être la chose est-elle
impossible, vu l'ignorance dans laquelle on tient la nation, ignorance
qu'il ne faut pas contester, en jugeant d'après les lumières répandues
dans les capitales.
--Moi, tout; le reste, rien: voilà le despotisme, l'aristocratie et
leurs partisans. Moi, c'est un autre; un autre, c'est moi; voilà le
régime populaire et ses partisans. Après cela, décidez.
--Tout ce qui sort de la classe du peuple, s'arme contre lui pour
l'opprimer, depuis le milicien, le négociant devenu secrétaire du roi,
le prédicateur sorti d'un village pour prêcher la soumission au
pouvoir arbitraire, l'historiographe fils d'un bourgeois, etc. Ce sont
les soldats de Cadmus, les premiers armés se tournent contre leurs
frères, et se précipitent sur eux.
--On gouverne les hommes avec la tête: on ne joue pas aux échecs avec
un bon cœur.
--Semblable aux animaux qui ne peuvent respirer l'air à une certaine
hauteur sans périr, l'esclave meurt dans l'atmosphère de la liberté.
--Il faut recommencer la société humaine, comme Bacon disait qu'il
faut recommencer l'entendement humain.
--Diminuez les maux du peuple, vous diminuez sa férocité; comme vous
guérissez ses maladies avec du bouillon.
--J'observe que les hommes les plus extraordinaires et qui ont fait
des révolutions, lesquelles semblent être le produit de leur seul
génie, ont été secondés par les circonstances les plus favorables, et
par l'esprit de leur temps. On sait toutes les tentatives faites avant
le grand voyage de Vasco de Gama aux Indes occidentales. On n'ignore
pas que plusieurs navigateurs étaient persuadés qu'il y avait de
grandes îles, et sans doute un continent à l'ouest, avant que Colomb
l'eût découvert; et il avait lui-même entre les mains les papiers d'un
célèbre pilote avec qui il avait été en liaison. Philippe avait tout
préparé pour la guerre de Perse, avant sa mort. Plusieurs sectes
d'hérétiques, déchaînées contre les abus de la communion romaine,
précédèrent Luther et Calvin, et même Vicleff.
--On croit communément que Pierre-le-Grand se réveilla un jour avec
l'idée de tout créer en Russie; M. de Voltaire avoue lui-même que son
père Alexis forma le dessein d'y transporter les arts. Il y a, dans
tout, une maturité qu'il faut attendre. Heureux l'homme qui arrive
dans le moment de cette maturité!
--Les pauvres sont les nègres de l'Europe.
--L'Assemblée nationale de 1789 a donné au peuple français une
constitution plus forte que lui. Il faut qu'elle se hâte d'élever la
nation à cette hauteur, par une bonne éducation publique. Les
législateurs doivent faire comme ces médecins habiles qui, traitant un
malade épuisé, font passer les restaurans à l'aide des stomachiques.
--En voyant le grand nombre des députés à l'Assemblée nationale de
1789, et tous les préjugés dont la plupart étaient remplis, on eût dit
qu'ils ne les avaient détruits que pour les prendre, comme ces gens
qui abattent un édifice pour s'approprier les décombres.
--Une des raisons pour lesquelles les corps et les assemblées ne
peuvent guère faire autre chose que des sottises, c'est que, dans une
délibération publique, la meilleure chose qu'il y ait à dire pour ou
contre l'affaire ou la personne dont il s'agit, ne peut presque jamais
se dire tout haut, sans de grands dangers ou d'extrêmes inconvéniens.
--Dans l'instant où Dieu créa le monde, le mouvement du cahos dut
faire trouver le cahos plus désordonné que lorsqu'il reposait dans un
désordre paisible. C'est ainsi que, chez nous, l'embarras d'une
société qui se réorganise, doit paraître l'excès du désordre.
--Les courtisans et ceux qui vivaient des abus monstrueux qui
écrasaient la France, sont sans cesse à dire qu'on pouvait réformer
les abus, sans détruire comme on a détruit. Ils auraient bien voulu
qu'on nettoyât l'étable d'Augias avec un plumeau.
--Dans l'ancien régime, un philosophe écrivait des vérités hardies. Un
de ces hommes que la naissance ou des circonstances favorables
appelaient aux places, lisait ces vérités, les affaiblissait, les
modifiait, en prenait un vingtième, passait pour un homme inquiétant,
mais pour homme d'esprit. Il tempérait son zèle et parvenait à tout;
le philosophe était mis à la Bastille Dans le régime nouveau, c'est le
philosophe qui parvient à tout: ses idées lui servent, non plus à se
faire enfermer, non plus à déboucher l'esprit d'un sot, à le placer,
mais à parvenir lui-même aux places. Jugez comme la foule de ceux
qu'il écarte peuvent s'accoutumer à ce nouvel ordre de choses!
--N'est-il pas trop plaisant de voir le marquis de Bièvre (petit fils
du chirurgien Maréchal), se croire obligé de fuir en Angleterre, ainsi
que M. de Luxembourg et les grands aristocrates, fugitifs après la
catastrophe du 14 juillet 1789?
--Les théologiens, toujours fidèles au projet d'aveugler les hommes;
les suppôts des gouvernemens, toujours fidèles à celui de les
opprimer, supposent gratuitement que la grande majorité des hommes est
condamnée à la stupidité qu'entraînent les travaux purement mécaniques
ou manuels; ils supposent que les artisans ne peuvent s'élever aux
connaissances nécessaires pour faire valoir les droits d'hommes et de
citoyens. Ne dirait-on pas que ces connaissances sont bien
compliquées? Supposons qu'on eût employé, pour éclairer les dernières
classes, le quart du temps et des soins qu'on a mis à les abrutir;
supposons qu'au lieu de mettre dans leurs mains un catéchisme de
métaphysique absurde et inintelligible, on en eût fait un qui eût
contenu les premiers principes des droits des hommes et de leurs
devoirs fondés sur leurs droits, on serait étonné du terme où ils
seraient parvenus en suivant cette route, tracée dans un bon ouvrage
élémentaire. Supposez qu'au lieu de leur prêcher cette doctrine de
patience, de souffrance, d'abnégation de soi-même et d'avilissement,
si commode aux usurpateurs, on leur eût prêché celle de connaître
leurs droits et le devoir de les défendre, on eût vu que la nature,
qui a formé les hommes pour la société, leur a donné tout le bon sens
nécessaire pour former une société raisonnable.
OBSERVATIONS
SUR LA PROCLAMATION DES LIEUTENANS, GOUVERNEURS ET CAPITAINES
GÉNÉRAUX DES PAYS-BAS, EN 1792.
Si quelque chose peut prouver à quel point les gouvernemens sont
condamnés à rester en arrière des nations, c'est le genre des
principes et des idées que celui des Pays-Bas ose reproduire dans
cette étrange pièce. On n'est nullement surpris d'y trouver les
assertions les plus fausses, les imputations les plus calomnieuses, la
dénégation des faits les plus notoires, tels que la protection ou la
tolérance accordée aux rassemblemens hostiles des émigrés français,
l'impunité des attentats commis contre les habitans ou voyageurs
français attachés à la cause nationale, ou seulement soupçonnés de
l'être, etc. Cette hardiesse à nier des faits connus de toute
l'Europe, n'est pas nouvelle en politique: aussi ne sera-t-elle
particulièrement remarquée que par les Brabançons, témoins oculaires
des faits contradictoires à ceux qu'on avance dans cet écrit.
Ce qui étonnera un plus grand nombre de lecteurs, c'est la candeur
avec laquelle le despotisme y fait sa profession de foi, et présente
ses anciens dogmes dans toute leur simplicité primitive, sans
restriction, sans modification, comme il l'eût fait il y a trente ans;
le nom de _Dieu_ consacrant tous les abus des gouvernemens gothiques;
la perpétuité, l'éternité des institutions les plus absurdes, érigées
en principes immortels, sous le nom de respect dû aux lois
fondamentales; la nullité des droits des hommes _qui ont renoncé
tacitement à ces droits_ pour vivre en société, sous le despotisme qui
s'en est emparé authentiquement, et qui ne renonce à rien: ce sont-là
les idées qu'on présente comme des principes incontestables aux
Brabançons et à l'Europe, vers la fin du dix-huitième siècle.
Il est probable que, si Léopold eût vécu, la proclamation eût été
conçue d'une manière plus appropriée aux circonstances. Il eût pu,
dans sa qualité de despote, dire beaucoup de mal de la liberté, en
faisant une peinture exagérée des désordres momentanés qu'elle
entraîne, dans un pays qui passe violemment d'un régime à un régime
contraire. Il eût pu appeler la nation légalement représentée, et
l'immense majorité des Français, une poignée de factieux, même de
jacobins; la noblesse française, les différentes espèces
d'aristocraties, qu'il appelait la partie saine et principale de la
nation, il pouvait les rehausser encore, et, par une promotion
nouvelle, les qualifier de classes les _plus révérées_, comme fait la
proclamation: mais il se fût bien gardé de parler _des obligations
que, sous tous les rapports, la société française avait à ces classes
révérées_. Il eût craint de rappeler aux Français que leurs
obligations envers ces classes se bornaient au souvenir d'en avoir été
opprimés pendant plusieurs siècles, et d'avoir, grâces à elles, gémi,
sans droits civils ni politiques, sous le poids de toutes les
servitudes féodales, sacerdotales, etc.
Léopold n'eût parlé non plus qu'avec réserve des moines, des prêtres,
de leurs biens devenus nationaux. Il eût craint de rappeler au
souvenir des Belges la conduite de Marie-Thérèse à cet égard, et
surtout celle de Joseph II, qui chassa prêtres et moines de leurs
églises, de leurs couvens; et, les réduisant à des pensions beaucoup
moindres que les pensions allouées aux prêtres français, s'empara de
leurs propriétés, de leurs revenus, pour en mettre le produit dans une
prétendue caisse de religion, c'est-à dire, dans sa caisse
particulière. Quant à la suppression du costume des moines et à
l'attentat qui les prive de leurs capuchons, cet article est très-bien
traité dans la proclamation actuelle; c'est ce qu'il y a de mieux, vu
qu'il peut faire effet sur une nombreuse classe de Belges dévots à
Sainte-Gudule: s'il est ainsi, Léopold même aurait pu ne pas négliger
ce texte. Ce sont là de ces considérations auxquelles la politique
moderne ne manque jamais de déférer.
Il est encore un point sur lequel il faut rendre justice à la
proclamation, et qui prouve que, malgré soi, on se rapproche toujours
un peu de la philosophie de son siècle: c'est que le gouvernement y
raisonne avec le peuple, ou du moins, essaie de raisonner. Il
s'efforce de prémunir les Brabançons contre cette fantaisie française,
_cette égalité chimérique, nulle dans le fait, et détruite, dans
l'instant même où elle pourrait exister, par cette variété dont le
Créateur imprime le caractère aux hommes, dès le moment de leur
naissance, en les partageant inégalement en facultés morales,
industrie, patience_, etc. De cette inégalité naturelle et nécessaire
(qui, dans l'état de nature, ne peut que produire les violences et les
injustices dont la répression est le but de toute société politique),
le philosophe, auteur de la proclamation, infère qu'il faut reporter
et maintenir dans la société ce bienfait de la nature, cette inégalité
précieuse; et c'est à quoi sont merveilleusement propres les
priviléges tyranniques, les avantages et les honneurs exclusifs
affectés à de certaines classes; sans compter les autres bons effets
qu'elles produisent, comme le savent très-bien tous les privilégiés.
Voilà comment le gouvernement raisonne avec le peuple brabançon.
Tout cela peut n'être que ridicule; mais ce qui est affligeant pour
l'humanité entière, c'est que, après la lecture de cette proclamation,
il ne reste plus guère de doute sur la ligue des despotes contre la
liberté. Il paraît certain qu'appelés à choisir entre _les
gentilshommes_ et _les hommes_, les princes ont pris parti contre les
hommes. C'est donc la cause de tous ceux qui ne s'honorent ou ne
daignent s'honorer que de ce dernier nom. Cette guerre est la
discussion du plus grand procès qui ait jamais intéressé l'humanité;
c'est le combat de la raison contre tous les préjugés, de toutes les
passions généreuses contre les passions basses, de l'enthousiasme pour
la liberté contre le fanatisme servile de l'orgueil et de la
superstition. Du sort de cette guerre, dépend le progrès rapide ou la
marche rétrograde de la civilisation. Les annales d'aucun peuple connu
n'ont ouvert une pareille perspective. Français, votre nom est tracé
aux premières pages de cette histoire du genre humain qui se
renouvelle: c'est à vous de soutenir et d'étendre cette gloire. Placés
presque au milieu de l'Europe, c'est chez vous que s'est élevé ce
fanal, comme pour répandre sa lumière dans une plus grande
circonférence. Vous combattrez, vous mourrez plutôt que de le laisser
éteindre. Le serment que vous avez fait à votre constitution, assure
le bonheur de la postérité, non chez vous seulement, mais dans les
pays même d'où les despotes enlèvent maintenant les esclaves aveugles
et armés qu'ils soudoient pour vous combattre.
On pourrait ajouter que ces soldats sont soudoyés aussi pour tuer les
bourgeois et paysans brabançons: témoins la seconde proclamation
publiée par le général Bender, d'après laquelle il paraît que le sabre
et la bayonnette seront revêtus du pouvoir judiciaire aux Pays-Bas
pendant toute la guerre. On y déclare qu'on est en état de détacher de
l'armée des corps suffisans _contre les mal-intentionnés, villes,
bourgs et villages_. Peut-on dire plus clairement qu'on est en guerre
ouverte avec le peuple? C'est poser la question, comme l'eussent posée
ceux qu'on appelle, à Bruxelles, des factieux, des jacobins. A cela
près, la proclamation du général Bender peut avoir son utilité:
combien de temps? c'est ce qu'il faudra voir.
FIN DU PREMIER VOLUME.
TABLE DES MATIÈRES
CONTENUES DANS LE PREMIER VOLUME.
pages.
NOTICE HISTORIQUE SUR LA VIE ET LES OUVRAGES DE
CHAMFORT I
ŒUVRES DE CHAMFORT.
ÉLOGE DE MOLIÈRE; Discours qui a remporté le prix de
l'Académie française, en 1769 1
ÉLOGE DE LA FONTAINE; Discours qui a remporté le prix de
l'Académie de Marseille, en 1774. 33
NOTES SUR LES FABLES DE LA FONTAINE.
LIV. I. 77
-- II. 85
-- III. 90
-- IV. 95
-- V. 102
-- VI. 108
-- VII. 117
-- VIII. 131
-- IX. 143
-- X. 154
-- XI. 169
-- XII. 179
Conclusion. 198
DISCOURS SUR L'INFLUENCE DES GRANDS ÉCRIVAINS, qui a remporté
le prix à l'Académie de Marseille, en 1767. 199
DISCOURS DE RÉCEPTION DE CHAMFORT A L'ACADÉMIE FRANÇAISE
(1781). 221
DES ACADÉMIES (Ouvrage que Mirabeau devait lire à l'Assemblée
nationale, sous le nom de _Rapport sur les Académies_)
(1791). 254
DISSERTATION SUR L'IMITATION DE LA NATURE, relativement aux
caractères dans les ouvrages dramatiques. 286
DIALOGUE ENTRE ST-RÉAL, SÉNÈQUE, JULIEN ET LOUIS-LE-GRAND. 305
Question.--Si, dans une société, un homme doit ou peut laisser
prendre sur lui ces droits qui souvent humilient
l'amour-propre? 317
Petits Dialogues philosophiques. 319
QUESTION.--Réponse. 334
MAXIMES ET PENSÉES.
CHAP. Ier.--Maximes générales. 337
-- II.--Suite des Maximes générales. 357
-- III.--De la Société, des Grands, des
Riches et des Gens du Monde. 373
-- IV.--Du goût pour la retraite, et de
la dignité du caractère. 395
-- V.--Pensées morales. 401
-- VI.--Des Femmes, de l'Amour, du
Mariage et de la Galanterie. 411
-- VII.--Des Savans et des Gens de
Lettres. 422
-- VIII.--De l'Esclavage et de la Liberté
en France, avant et depuis la
Révolution. 434
OBSERVATIONS SUR LA PROCLAMATION DES LIEUTENANS, GOUVERNEURS
ET CAPITAINES GÉNÉRAUX DES PAYS-BAS, en 1792. 450
FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES DU PREMIER VOLUME.