De Saint-Jean-de-Luz, le 5 août 1659[456].
... Vous ne pouviez me donner une nouvelle plus agréable que celle
de m'assurer que le _confident_ est résolu de suivre mes avis, car
il s'en trouvera bien et sera comblé d'honneur et de gloire et adoré
de ses sujets; mais je crains que la visite qu'il désire de faire ne
trouble plus que jamais ses bonnes intentions. C'était la première
raison qui m'avait obligé d'écrire, comme j'ai fait sur ce sujet, et
d'autant plus que je suis persuadé que la personne que vous savez
n'oubliera rien pour l'attendrir, et engager son affection le plus
qu'elle pourra. Je vous conjure de vous souvenir, [quelque chemin que
vous preniez], de faire venir [mes nièces] au lieu où vous passerez le
plus [proche] de La Rochelle, car la chose, exécutée ainsi, [aura plus
de] bienséance... Je remets à vous dire mille choses, lorsque j'aurai
l'honneur de vous voir, et j'ose [me promettre] qu'elles ne vous
désagréeront pas, venant de la _Mer_ (de Mazarin)...