Sur les 14.250 km. carrés du Haut-Tell, 2.500 sont occupés par les

plaines alluviales (17,5 %) et 1.200 par les sraouate (8,4 %). C’est le

lot cultivable. Environ 5.300 km. carrés (37,1 %) appartiennent aux

djebels nus ou ne correspondent à rien de précis. Piqués de romarin ou

de petites plantes ligneuses, semés de champs çà et là, ils sont le

_bled_ vague et indéterminé dont le rôle est de constituer des parcours

pour les troupeaux. Quant à la forêt et à la brousse, elles embrassent à

elles deux 5.250 km. carrés (36,8 %), c’est-à-dire plus du tiers du

Haut-Tell, proportion qui met ce dernier sur le pied des pays les mieux

dotés comme couverture forestière et qui affirme son caractère tellien.

Ces quatre genres de cases sont éparpillés d’une façon à peu près égale

dans les deux compartiments du Haut-Tell, et, comme chacun de ces types

ne comprend d’un seul tenant que des surfaces plutôt médiocres, leur

ensemble se traduit par une véritable mosaïque. Si le climat extrêmement

instable de la Tunisie ne consent pas d’y parler de moyennes, le

sectionnement du Haut-Tell en cent petites alvéoles ajoute encore aux

causes de variabilité pluviale ou calorique à bref délai ou à courte

distance. Notre région est donc un excellent champ d’étude de ce

phénomène dont la répercussion est si grande dans notre Afrique du Nord

sur les productions du sol et le moral de l’homme. Non seulement en

matière de précipitations ou de température, mais encore en ce qui

concerne la nature géologique, les capacités agricoles ou minières et

les habitants, plus d’un de ces cantons forme un petit monde à part,

hanté par une population d’origine spéciale (Ouartane, Ouargha, etc.). A

presque tous les égards, le Haut-Tell présente donc des contrastes

rapides d’un point à un autre.

De ce pays, en somme encore assez bien doué, notamment dans la zone

friguienne, le Protectorat français a changé les conditions sociales

séculaires. Avant 1881, les indigènes, distribués en groupes ethniques

rivaux, vivaient en zmalas dans les plaines et dans la zone non

friguienne. Là où il y avait des villages, ceux-ci témoignaient de

l’insécurité régnante par leur assiette établie en des positions d’accès

dangereux ou malaisé. Quelques-uns s’assimilaient à des nids d’aigle.

Parmi eux, le Kef, centre militaire, administratif et religieux, faisait

presque seul figure de ville.

Notre occupation a garanti la tranquillité et la stabilité politique.

Dès lors, les cadres des populations, jusque là exclusivement basés sur

la communauté de sang, ont été remplacés par une organisation

territoriale. Devenus superflus, les modes de groupement provoqués par

le souci de l’intégrité de l’existence quotidienne ont tendu à

s’effacer. Les zmalas ont disparu, les kalaats se sont vidées. Sur leurs

aires incommodes, les décherats ont dû se borner à subsister. Le Kef ou

Téboursouk mêmes, après un élan passager, demeurent stationnaires. Si

les indigènes ont doublé en nombre depuis trente ans, ce sont les

campagnes qui ont profité de cet accroissement.

Tandis que les anciens centres périclitaient ou ne se maintenaient

qu’avec peine, surgissaient d’autres bourgades sous le stimulant de

besoins nouveaux : villages administratifs comme Mactar ou nés des

nécessités de l’exploitation d’un chemin de fer comme Gafour, et surtout

villages ayant comme noyau un marché (Ebba-Ksour, le Sers et Siliana) ou

une mine (Zrissa, Kalaat-Senane ou Kalaat-Djerda). Ces créations

récentes diffèrent des décherats à plus d’un titre. Moins bien dotées en

eau potable, elles ont l’inappréciable avantage au point de vue moderne

d’être sur des voies de communication faciles. Les villages de marchés

paraissent voués à un certain avenir, car ils se dressent dans des

districts fertiles et à des nœuds de routes ; ils ont dans le pays de

profondes racines. Ebba-Ksour, principalement, semble appelé à une

brillante destinée. Pour le moment, ils sont éclipsés par les villages

miniers, plus précaires, mais dont quelques-uns évoquent un peu les

villes champignons d’Amérique. Kalaat-Djerda, encore dans les limbes il

y a huit ans, a aujourd’hui plus d’habitants que le bi-millénaire

Téboursouk.

Le Haut-Tell est la fraction de la Régence la plus riche en fer, et,

comme phosphates, il vient juste après la région de Gafsa. C’est donc au

premier chef un pays minier. Fer et phosphate se rencontrent précisément

dans la zone non friguienne qui rachète ainsi son infériorité agricole.

Ce sont les mines qui ont motivé l’avancée du rail au sein du Haut-Tell

à quelques 250 km. de la mer. C’est à elles qu’est due l’arrivée d’un

contingent non négligeable d’européens (7.000 en 1911), lesquels sont

pour les deux tiers étrangers et surtout italiens.

Depuis trente ans, les emblavements des indigènes ont doublé comme la

population elle-même. Mais, vu la forte proportion dans le Haut-Tell des

terres non cultivables, il faut pour accroître la production recourir à

de meilleures méthodes et demander davantage à un même terrain. Or, les

indigènes ont plus de penchant au dry far niente qu’au dry farming.

L’emploi des systèmes culturaux perfectionnés repose donc sur la

colonisation qui sera le guide et l’initiatrice de nos protégés. Ceux-ci

étant au nombre de 245.000 en 1911 n’ont qu’une densité de 17,5 au km.

carré. Il y a donc place à côté d’eux pour beaucoup de Français (2.160

en 1911). Le climat étant propice, la réussite de nos compatriotes ne

fait pas de doute, surtout en Friguia. Seul, le manque de terres

achetables entrave actuellement leur afflux. Quant aux indigènes, en

attendant qu’ils soient à même d’améliorer leurs procédés en ce qui

concerne les céréales, ils tourneront utilement leur attention vers la

défense de leur cheptel contre les frimas et les disettes, notamment

dans le secteur non friguien. Dans tout l’ensemble du Haut-Tell, ils

pourront tirer plus de profit d’un élevage mieux compris et imprimer

quelque impulsion aux industries qui en dérivent. Les burnous fabriqués

au Kef n’ont-ils pas dans toute la Régence une excellente réputation ?

Nous avons eu la bonne fortune de parcourir et d’étudier le Haut-Tell

avant 1906, c’est-à-dire avant que le chemin de fer et les mines n’y

aient introduit des modifications qui ne sont pas toutes en harmonie

absolue avec sa nature intime. Certes, l’action administrative, celle

des colons ou des industriels pourra pallier dans une certaine mesure

les aléas du régime pluvial ou remédier aux faibles capacités apparentes

de tel ou tel canton. Autant, par exemple, la région du moyen Mellègue

était pauvre en décherats, autant elle abonde maintenant en villages

miniers. Par suite, a déjà été atténué, et le sera encore plus à

l’avenir, le contraste entre les plaines et les sraouate ou entre la

zone friguienne et celle non comprise en Friguia, mais qui, suffisamment

modifiée, pourra peut-être un jour mériter d’y être classée. Les parties

vagues du bled ou du moins certaines d’entre elles finiront par rentrer

dans l’une ou l’autre des catégories franches. Néanmoins, il sied de ne

jamais perdre de vue ce que quelques-unes des innovations qu’on apporte

peuvent avoir de précaire ou d’artificiel.

La physionomie d’une région neuve où soudain se déploie l’activité

moderne est comme un visage de femme sur lequel on étendrait un fard

précieux. Certains linéaments sont accentués, d’autres, au contraire,

dissimulés. Vienne à s’écailler le placage, tel ou tel des traits

primitifs reparaît et étonne celui qui, sous le masque séduisant et

fragile, avait oublié la réalité fondamentale.

L’œuvre accomplie dans le Haut-Tell au cours de ces six derniers lustres

est considérable. Elle sera d’autant plus solide que des vues d’ensemble

domineront davantage les tendances parfois étroites ou fragmentaires des

administrations techniques ou des compagnies. En montrant en plein jour

le caractère géographique du Haut-Tell, puisse notre ouvrage servir

l’intérêt général en facilitant la réalisation des possibilités qui

émanent de l’essence même du pays.

* * * * *

[Illustration : CARTE ECONOMIQUE DU HAUT-TELL

Dressée par CH. MONCHICOURT]

LISTE DES PLANCHES

* * * * *

{ I. Le Djebel-Slata vu du Sud-Est.

{

_Pl. A_ { II. Le Djebel-Bou-Jaber et le bordj de la douane

{ vus de la Kalaat-Senane. (Dans le fond, le

{ Djebel-Bou-Khadra.)

{ III. Falaise de la Kalaat-Senane. — Les fahoul de l’angle

_Pl. B_ { Nord-Est.

{

{ IV. Falaise de la Kalaat-Senane, vue prise du Sud-Est.

{ V. Le synclinal du Dyr du Kef et la zaouia de

{ Sidi-Mansour-El-Gaias.

{

_Pl. C_ { VI. Le Dyr du Kef, vue prise de la direction de Nébeur.

{

{ VII. Contraste de l’éocène inférieur du Kef-Berda (bord

{ Ouest du Haodh) et du sénonien sous-jacent.

_Pl. D_ VIII. La chaîne des Kalaats. — Partie occidentale du

Kef-Bdiri à l’Ouest à la Kalaat-El-Harat, à l’Est

(Hamadat des Ouled-Ayar).

_Pl. E_ IX. Le Tell des Fréchich. — Le pays au Nord de

l’Aïn-Midoun.

{ X. La cascade de Bou-Fatha.

_Pl. F_ {

{ XI. La brousse à lentisques en bas du Djebel-El-Akhouate.

{ XII. La Kalaat-Frarha (Chaquetma) et la forêt

_Pl. G_ { sous-jacente. Pins sur romarins et genêts.

{

{ XIII. Les boisements du Zelfane. — Araars et alfas.

{ XIV. Type de la forêt entre Bou-Chebka et le Chambi. —

_Pl. H_ { Pins, dont quelques-uns brûlés, sur alfa.

{

{ XV. Faucons et fauconniers.

{ XVI. Menhir avec inscription libyque à Médoudja.

_Pl. I_ {

{ XVII. Dolmen en conglomérat de lumachelles de l’éocène

{ moyen (Mactar).

{XVIII. Haouta de Sidi-bou-Araara au Sud-Est de Thala. — Au

_Pl. J_ { premier plan, armoise champêtre.

{

{ XIX. L’escalier de la Kalaat-Senane.

_Pl. K_ XX. Panorama de la ville du Kef en 1905.

_Pl. L_ XXI. Le Kef. — Le quartier Cherfine.

* * * * *

LISTE DES CARTES

* * * * *

A) _Hors texte, en couleurs_ :

Carte économique du Haut-Tell au 1/50.000e avec répartition

des types de régions naturelles.

B) _Dans le texte, en noir_ :

Pages

1. Les grandes divisions naturelles de la Tunisie 8

2. Le Lejbel et le Slata 56

3. Carte orotectonique schématique du Haut-Tell 70

4. Carte hypsométrique du Haut-Tell 78

5. Essai de carte de la distribution des pluies dans le 153

Haut-Tell

6. Carte de la direction des orages de grêle 186

7. La Hamadat de la Kessera 193

8. Capture d’oueds sur le Haut-Ousafa 207

9. Le Haut-Tell dans l’antiquité 252

10. Les tribus du Haut-Tell à l’époque arabe et turque 263

11. Les divisions politiques du Haut-Tell au 275

XVIIIe siècle

12. Carte de la répartition des oliviers, des cactus et 349

des zones d’épandage du Haut-Tell

13. Plan de la ville du Kef et banlieue 404

* * * * *

FIGURES DANS LE TEXTE

* * * * *

1. Distribution des terrains au Djebel-Meida des Ouargha 59

2. Pluie. — Divers types d’années à Mactar : types A, B, 155-156

C et D

3. Répartition des saisons dans les plaines et sur les 166

sraouate

4. Hydrologie. — Le régime à éclipses 202

* * * * *

TABLEAUX HORS TEXTE

* * * * *

1. Tableau des pluies à Mactar et dans le Haut-Tell.

2. Tableau des pertes d’animaux causées par la neige en 1906.

* * * * *

TABLE DES MATIÈRES

* * * * *

NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE

Pages

Exposé du sujet et bibliographie. — Sources écrites. —

Cartographie. — Sources manuscrites. — La documentation

directe I-XIV

* * * * *

INTRODUCTION

* * * * *

CHAPITRE PREMIER

=Le Tell Tunisien, ses Divisions et ses Limites=

I. LA FRIGUIA, LE TELL ET LES GRANDES DIVISIONS NATURELLES

DE LA TUNISIE. — 1o _Ifriqia et Friguia_ : Diverses

significations du mot Ifriqia dans les auteurs arabes. La

Friguia chez les voyageurs européens et chez les indigènes.

La Friguia _lato sensu_ et la Friguia propre. — 2o _Tell,

Sahel et Sahara_ : sens réel du vocable « _tell_ ». Les

sols agricoles de Tunisie. Les origines du terrain tell.

Influence essentielle du climat. Les sraouate. Définition

du Tell. Identité de la Friguia et du Tell. Sens du mot «

Sahel ». La zone sahélienne. Signification et extension du

terme « Sahara ». — 3o _Les grandes divisions rationnelles_ :

Tell, Steppe, Désert. La deuxième zone de Berbérie dans

Hérodote et Ibn Khaldoun. Critique de l’expression « Hauts

Plateaux ». Nécessité de lui substituer le terme de Steppe.

Combinaison des régions distinguées par les indigènes avec

les autres éléments de différenciation 1-22

II. LES SUBDIVISIONS DU TELL TUNISIEN. — Caractéristiques

générales du Tell. Ses grandes division en Algérie.

Originalité du Tell en Tunisie. Allure de la vallée de la

Medjerda. — 1o _Le Tell Septentrional_ : La région

forestière du Nord et de l’Ouest. La région à céréales. La

zone sahélienne. Caractère général du Tell Septentrional. —

2o _Le Tell Inférieur_ : La région de Tunis. La presqu’île

du Cap-Bon. La section Nord de la chaîne de Zeugitane. La

région des Riah. Caractère général du Tell. — 3o _Le

Haut-Tell_ : limites et caractères généraux. Sa

continuation en Algérie. Son domaine en Tunisie 22-33

III. LA TRANSITION DU TELL A LA STEPPE. — 1o _La Steppe

Tunisienne_ : ses caractères généraux. Ses divisions en

Sahel, Steppe basse et Haute Steppe. — 2o _Les éléments de

la transition_ : passage graduel du Tell à la Steppe. Rôle

des grès. Le relief. Le climat. Action alternée des vents

du Nord-Ouest et de l’Est. Le « djebeli ». L’hydrologie. La

faune et la flore. Espèces spéciales au Tell ou à la

Steppe. Espèces communes. Les forêts de pins d’Alep ;

l’alfa, le diss, le cactus, les céréales. — 3o _Nature de

la limite entre le Tell et la Steppe_ : bande variable

selon les années. Ses oscillations. Intercalations de la

Steppe et du Tell. La situation en Algérie. La Steppe

gagne-t-elle sur le Tell ? Dans quelle mesure le Tell peut

s’étendre sur la Steppe : avancée des céréales,

élargissement du Sahel 33-50

* * * * *

=PREMIÈRE PARTIE=

LA NATURE PHYSIQUE DU HAUT TELL

* * * * *

CHAPITRE DEUXIÈME

=Multiplicité et Différenciation des petites Régions naturelles=

I. LES ASPECTS DU TERRAIN. — _Le trias_ : Apparence et

constitution. Sa richesse en sel et en métaux. _L’aptien_ :

hardiesse, isolement et similitude de ses dômes. _Le

sénonien_ : aspect des marnes et des calcaires. Les marnes

noirâtres sénono-suessonienes, leur valeur agricole. La

forêt. La pierre à bâtir. _L’éocène inférieur_ : phosphates

et kalaats. Les plates-formes calcaires. Découpage de leurs

flancs. Concavité de leur surface. _L’éocène moyen._

Importance agricole de ses marnes jaunes. _Les grès

tertiaires et leurs intercalations marneuses._ Le sable ;

les sioufs. Les cailloutis pliocènes. _La carapace

travertineuse et les alluvions_ : contrastes offerts par

les divers terrains 53-66

II. L’ARCHITECTURE DU SOL. — 1o _Caractère des plissements_ :

les tremblements de terre. Chaînons et vals, dômes et

cuvettes, plateaux et plaines de fracture. Simplicité des

plis. Les complications locales et le trias. Orientation

des plis Sud-Ouest-Nord-Est. Leur multiplicité. Leur

discontinuité. Les plis de la direction Sud-Nord.

Combinaisons des deux systèmes de plis. Grand nombre de

petites alvéoles ayant chacune leur individualité.

Prédominance des surfaces planes et des surfaces hautes. —

2o _Le Relief du Haut-Tell_ : altitude moyenne. Sa

distribution générale. Les bandes montagneuses du Nord et

du Sud et la zone déprimée du Centre. Effet sur le climat.

Abaissement du relief d’Ouest en Est. L’altitude relative

et les qualités du sol 66-81

III. LES TYPES DE RÉGIONS NATURELLES. — 1o _Le djebel et la

forêt_ : la montagne. Les plantes de la haute montagne.

Contraste entre les flancs opposés. — 2o _Le Sra_ : noms

des sraouate. Augmentation du Nord au Sud de la cote

nécessaire pour qu’il y ait sra. Unité agricole du sra.

Voies de communication, population, surface. — 3o _La

plaine_ : différences agricoles. Unité orographique.

Surface des principales plaines. Monotonie du paysage.

Epandage des oueds. Faible population. Position des villes

en bordure. Conclusions générales 81-91

CHAPITRE TROISIÈME

=Vue générale du Haut-Tell : la partie située en Friguia=

I. LA CHAINE DE ZEUGITANE. (Portion méridionale). — 1o _Le

Djebel-Serdj et les pays voisins_ : les deux versants de la

montagne. Le Satour. Les Bahir Ech-Chiha. La plaine de

Sidi-Naoui. — 2o _Le Massif du Bargou et le

Roba-Ouled-Yahia_ : la vallée du Bargou. La Drija. Le

caractère agricole du Roba. — 3o _Le Massif du Djouggar_ :

la brousse. Les calcaires basiques. Les sources. — 4o _Les

passages de la chaîne_ : le Foum-Zelga. Le

Foum-El-Kharrouba. Leur importance. La chaîne de Zeugitane,

rempart pour les populations telliennes 95-102

II. LA RÉGION DE LA SILIANA. — _La zone agricole de la

Siliana supérieure_ : la plaine de Siliana. Le Massouge. Le

Roba-Siliana. Rôle au point de vue des communications. — 2o

_Le glacis Nord-Est du Haut-Tell_ : faible altitude.

Caractère forestier. La transition avec la plaine du

Fahs-Bou-Arada-El-Aroussa. Les clairières. Répartition de

la population. — 3o _Le bourrelet du Djebel-Ech-Chehid_ :

la limite du Haut-Tell. Le plateau de Chetlou et les dyrs

d’Aïn-Tounga. Aïn-Tounga point de rencontre entre le Tell

Inférieur et le Haut-Tell 103-109

III. LA LIGNE DES HAUTEURS AU SUD DE LA MEDJERDA. —

Medjerda, Tessa et Mellègue découpent la région en trois

portions. — 1o _Les Monts de Téboursouk_ : leur allure

assez massive. Position de Téboursouk. Constitution

tectonique. La bande de trias. Les sraouate. La région

aptienne et broussailleuse du Sud-Ouest. La plaine de

Biadha. — 2o _Les Monts du Kef_ : leur pénétrabilité. Le

haut et le bas Biadha. La suite de plaines

El-Mor-Nébeur-Bahra. Le Dyr. Le cours du Mellègue. — 3o _Le

Massif Ouargha_ : le Sra-Ouargha. L’Oued-Bir-ben-Cherifa et

le Mellala. Les cuvettes du Djeradou et du Ferchane. La

continuation du Massif Ouargha en Algérie 109-116

IV. LA RÉGION DES PLAINES DE LA FRIGUIA. — 1o _Montagnes et

boisements._ Leur faiblesse. — 2o _Les plaines à céréales_ :

le Krib, le couloir de Bordj-Messaoudi, le Kalakh, le

Khanguet-el-Qedim, El-Bahra, la plaine du Kef, la Rhorfa,

le Sers, les plaines de Lorbeus, Abida, Haodh, Zouarine,

Meskhia. Heureuse situation de Zouarine. — 3o _La trouée du

Ksour et le plateau Ouartane_ : le Djouf de Dougga et la

plaine de Rohia. Valeur de ce corridor. Le Sra-Ouartane et

la Jeffara 116-123

V. LE NORD DU MASSIF DE MACTAR. — La Hamadat des Ouled-Ayar :

le plateau et la montagne. La Hamadat des Ouled-Aoun. Le

Djouf de Mided. Le plateau de Mactar. Comment s’explique ce

village. La vallée de l’Ousafa 124-126

CHAPITRE QUATRIÈME

=Vue générale du Haut-Tell : la partie située hors de la Friguia=

I. LE SUD DU MASSIF DE MACTAR. — Le Skarna. Le Berbérou. Le

Hababsa. La vallée de l’Oued-El-Hathob. La forêt de la

Kessera : la partie forestière et la Hamadat. La chaîne

d’El-Gueriat et ses villages. Le Massif de Mactar, nœud

hydrographique et ethnique. Son isolement. Les batailles de

Zama et de Mems 126-130

II. LA RÉGION DU MOYEN MELLÈGUE. — Caractère de cette

région. 1o _Les pays du Mellègue_ : El-Oglet. La transition

avec le Massif Ouargha. La héria, son uniformité, ses

plates-formes pliocènes. Les dômes aptiens. Les plaines de

Fidh-Ez-Zaouch, Felta et Tajmout. Rapprochement avec la

Steppe. La région bordière en Algérie. — 2o _La région de

l’Oued-Sarrath_ : le changement aux deux côtés du

Fedj-Et-Tamer. Le Zrissa. Le Bel-Hannech. La plaine de

Bermajna : sa végétation, son importance ethnique et

commerciale. — 3o _Le Massif de Kalaat-Senane_ : les

Djerdas. La Kalaat-Senane et sa Rebiba 134-137

III. LE TELL DES FRÉCHICH ET DES MAJEUR. — Caractère

général. — 1o _La zone septentrionale_ : reliefs et

boisements. Montagnes diverses. Position de Sbiba. Les

forêts du pays. L’alfa et le diss. Les terres de culture.

Les sraouate : le Char, les Hamad, El-Oubajer, etc. Le Sri

d’Haïdra, le Kouif. Les plaines de Tébessa et d’El-Afrane.

Leur intérêt pour les communications. — 2o _La zone

méridionale_ : la bande gréseuse. Le Zelfane. La plaine de

Foussana. Les plateaux de Bou-Driès et de Bou-Chebka.

Aspects des boisements. — 3o _La chaîne de Byzacène et ses

cols_ : relief, sources, passages. Le Khanguet-Bou-Laaba et

Kasserine. Tébessa, tête des routes traversant le Tell des

Fréchich et des Majeur 138-148

CHAPITRE CINQUIÈME

=Variabilité du climat=

I. INDICATIONS CLIMATIQUES GÉNÉRALES. — 1o _Les Vents._

Leur rôle réciproque. Le vent de Nord-Ouest et le _guebli_ ;

leurs champs d’action. — 2o _Répartition générale des

pluies_ : leur distribution en Tunisie et dans le

Haut-Tell. La pluie à Mactar. Les divers types d’années. —

3o _La Température_ : sa distribution en Tunisie et dans le

Haut-Tell. Les causes du froid : vent du Nord-Ouest,

rayonnement. Les vents chauds : le sirocco et ses

conséquences. Les températures à la surface du sol.

Position climatique du Haut-Tell en Tunisie. — 4o _Les

Variations_ : écarts pluviaux et écarts thermiques. Les

changements brusques. Climat spécial pour chaque

compartiment. Régime de pluies locales. Instabilité du

climat. — 5o _Questions de méthode_ : emploi impossible du

système des moyennes. Nécessité de procédés nouveaux.

Comment dresser des cartes représentatives. Conséquences de

la variabilité du climat pour l’agriculteur et l’homme

d’Etat. Les écarts thermiques et le caractère des

indigènes 148-166

II. L’ALLURE DE L’ANNÉE : LA PÉRIODE PLUVIEUSE ET FROIDE. —

Répartition des saisons dans l’année, en plaine et sur les

sraouate. — 1o _La température de l’automne_ : la

transition de l’été à l’hiver. La végétation. — 2o _Les

précipitations d’automne et d’hiver_ : chiffre total et

répartition. — 3o _La neige_ : où tombe-t-elle et combien

de fois par an. La neige à Mactar dans l’hiver 1899-1900.

Rôle du vent. Avantages et inconvénients de la neige. Les

dégâts causés par elle en février 1906. Les pertes

d’animaux. — 4o _La température hivernale_ : extrêmes de

froid. La gelée et son effet sur les plantes. Le froid en

plaine et sur les sraouate. Comment l’homme se garantit du

froid. Les divers genres d’hivers : hiver froid et humide,

hiver froid et sec, hiver doux et humide 166-178

III. L’ALLURE DE L’ANNÉE : LE PRINTEMPS ET L’ÉTÉ. — 1o _Le

Climat du Printemps_ : le froid, les gelées et leur effet

sur les céréales et les arbres fruitiers. Le sirocco. Les

pluies. — 2o _L’Eté, saison chaude_ : la température sur

les sraouate. Faible importance du sirocco. La température

plus forte en plaine et d’une plus longue durée. — 3o

_L’Été, saison sèche_ : quantité relativement grande des

pluies estivales. La grêle. Importance et direction. Les

chutes de grêle de 1906. Chiffre des dégâts. La

moisson 179-188

CHAPITRE SIXIÈME

=Le régime des eaux=

I. LES EAUX SOUTERRAINES. — 1o _Le Réseau intérieur._

Toponymie spéléologique. Légendes. Explorations de

cavernes. Les grottes du Djebel-Serdj. Faune souterraine.

Le système hydraulique externe et interne de la Hamadat de

la Kessera : l’aïn Djebara et l’aïn Sultane. — 2o _Les

sources_ : variations de débit. Les puits-sources. Les

sources occasionnelles. Délicatesse des sources. Leur

descente graduelle. Les travaux des Romains. La création de

nouvelles sources 189-198

II. LES EAUX SUPERFICIELLES. — 1o _L’Eau courante_ :

Indications toponymiques. Variabilité du débit des oueds.

Discontinuité des cours d’eau : biefs à écoulement aérien,

biefs à écoulement caché. Les _gueltas_ et les _rhedirs_.

Les crues. Leurs conséquences. — 2o _Les principales

rivières_ : le Haut-Tell nœud hydrographique. La tectonique

et le tracé des rivières. Le Mellègue. L’Ousafa et la

Siliana proprement dite. L’Oued-Tessa. — 3o _Les Eaux

dormantes_ : les garaats. Leur salure 199-210

III. L’EAU ET LA VIE. — Utilisation des oueds pour les

besoins de l’homme et des animaux. Les ouljas. La flore

aquatique : herbes, buissons et arbres. La forêt-galerie au

Bargou. La faune : poissons, insectes, oiseaux d’eau 210-214

CHAPITRE SEPTIÈME

=La vie végétale et animale=

La région du Haut Tell en Tunisie (le Kef, Téboursouk, Mactar, Thala) · 第 44 / 45 段