Berlin n’est pas dans les régions hyperborées: c’est une belle capitale

très-rapprochée de Paris; maintenant trop de gens l’ont connue, dépeinte

et explorée, pour que je prétende vous en donner une description; je

dois me borner au récit de mes impressions toutes personnelles. Je vous

engage même à vous méfier un peu de mon jugement, je ne suis plus dans

une bonne disposition d’esprit pour apprécier ce qui n’est plus hors des

limites ordinaires du voyageur; j’ai tant vu de pays, j’ai été émue par

de si grands spectacles de la nature, que tout entière sous l’impression

de mes récents souvenirs, je reste froide en présence de beaucoup de

choses généralement admirées; je suis émoussée. Tout ceci est

probablement cause que Berlin, avec ses grandes rues, ses vastes places

et sa population riche et civilisée, m’a néanmoins fort ennuyée. Je n’y

fusse pas restée deux jours, si je n’y avais connu cet esprit profond et

orné, cette conversation vive et intarissable, cet inépuisable savoir,

cette persévérance glorieuse et éprouvée, ce voyageur illustre enfin,

qui se nomme M. le baron de Humboldt. Notre maître à tous en voyages a

bien voulu me servir de cicerone pour me faire visiter les musées et les

palais de Berlin. Le musée de peinture, par lequel nous avons commencé,

est fort vaste; il est assez riche de belles œuvres; on y arrive par une

coupole soutenue de colonnes, entourée de statues de marbre, qui a l’air

d’un temple; c’est en effet le portique du temple de l’art. Les

galeries, divisées en compartiments ayant chacun leur fenêtre sont

parfaitement disposées pour faire valoir les tableaux. Si l’œuvre a un

grand mérite, elle est fixée à un panneau mobile à charnières et se

détache du mur de façon que le spectateur peut la placer sous le jour le

meilleur pour l’admirer. Les galeries suivent un ordre chronologique: la

peinture byzantine d’abord, puis la première manière allemande, puis

enfin l’épanouissement complet de l’art: les écoles florentine,

vénitienne, flamande et hollandaise.

Un Raphaël bien pâli, le portrait de la fille du Titien, et surtout deux

Corréges admirables sont, je crois, les principaux joyaux du musée

prussien. Les deux Corréges doivent être enviés par notre Louvre: l’un

est la _Léda_ si fameuse et tant copiée, l’autre _Jupiter et Io_. On

estime fort à Berlin un Rembrandt, _le duc de Gueldre insultant son

père_, qui n’est pas à la hauteur des Rembrandts de Hollande. Ajoutez à

cela un Claude Lorrain, deux Tintorets, etc. Le musée est pauvre en

Rubens, au point qu’on a dû y admettre des copies. Les galeries de

sculpture renferment un grand nombre de belles œuvres, parmi lesquelles

j’ai remarqué deux _Victoires_ antiques, l’une grecque, l’autre romaine,

d’une exécution irréprochable, les originaux de _l’Adorateur_ et de _la

petite Joueuse d’osselets_, et une charmante _Nymphe qui rattache sa

sandale_. La sculpture moderne oppose à ce groupe de chefs-d’œuvre une

_Hébé_ de Canova, dont la grâce un peu froide séduit pourtant par la

perfection juvénile des formes. Le musée égyptien me fut montré par un

amateur antiquaire; c’est vous dire qu’on ne m’épargna ni une amulette,

ni un papyrus, ni un sarcophage, ni une momie; je vous les passe. Je

m’arrêtai pourtant avec intérêt devant une colossale statue d’Anubis

taillée dans un bloc de granit noir du poids de dix mille livres: le

_Dieu-chien_ est assis tout roide, formant un angle parfait comme toutes

les idoles égyptiennes; ses bras sont collés le long de son corps et se

rejoignent devant lui; la vie est concentrée dans sa tête de chien,

singulier mélange de formes animales et de physionomie humaine; on le

regarde et il vous arrête comme une énigme de pierre, et on pense aux

générations qui ont passé déjà devant ce visage ironique et impassible

et à toutes celles qui passeront encore, le trouvant toujours le même,

indéchiffrable et indestructible.

Après Paris, Versailles; après Berlin, Potsdam; la proportion est à peu

près gardée entre les deux résidences royales comme entre les deux

capitales; le Château-Neuf de Potsdam a coûté, dit-on, vingt millions de

thalers, ce qui répond aux innombrables millions engloutis par

Versailles comme le nom de Frédéric II répond à celui de Louis XIV. Si

Potsdam a l’infériorité en magnificence, il a l’avantage en monnaie:

Potsdam renferme deux palais, il en a trois autres à ses portes; aussi

l’appelle-t-on les Cinq-Châteaux. Sans-Souci, le Château-Neuf et le

Palais de Marbre sont les plus remarquables de ces demeures royales. Le

Château-Neuf fut bâti par le grand Frédéric après la guerre de Sept ans,

pour prouver, disait-il, qu’il n’était pas ruiné; jamais protestation ne

fut plus énergique. Le Château-Neuf est une habitation digne du prince

le plus magnifique; les jardins sont superbes, les salons dorés et

sculptés, remplis d’œuvres d’art, de bronzes et de porcelaines de Saxe

exquises. Le plus charmant de ces salons est en même temps le plus

original; c’est le salon des coquilles. Figurez-vous une immense salle

soutenue par de gros piliers de marbre blanc dans lesquels sont

incrustés pêle-mêle, dans un harmonieux et gai désordre, les plus beaux

minéraux, des topazes, des améthystes, du lapis-lazuli, du cristal de

roche, du grenat, du porphyre de toutes nuances, des malachites, des

agates irisées, des jaspes; puis encore des coraux, de l’ambre et des

nacres précieuses, et des fragments de ces minerais si riches de tons

qu’on trouve dans les profondeurs des mines, et des madrépores bizarres,

des onyx, des cornalines, des perles. Je n’en finirais pas en voulant

tout nommer; d’ailleurs, j’ignore probablement le nom de beaucoup de ces

matières. Figurez-vous enfin cet écrin de la terre et de la mer répandu

sur toutes les murailles, couvrant tous les piliers, et cela dans un

intelligent pêle-mêle et par fragments de forme naturelle et

capricieuse, taillés seulement assez pour faire jouir de tout leur

éclat. Aux deux bouts du salon, sur des pyramides de coquilles rares,

sont placées quatre fontaines dont la vasque est formée de grandes

coquilles bénitiers; au milieu du salon brillent, comme deux diamants

des _Mille et une Nuits_, deux immenses coupes de cristal de roche,

présent de l’empereur de Russie à son féal ami le roi de Prusse. On ne

rêve pas le palais d’Amphitrite plus merveilleux, plus éclatant, plus

féerique que ce splendide salon! Il y a pourtant quelque chose de plus

intéressant à voir à Potsdam; je veux parler du cabinet de travail du

grand Frédéric.

La pièce témoin des rêveries de l’écrivain conquérant et du roi

philosophe a été conservée par un religieux respect telle qu’il l’a

laissée; elle est fort étroite, éclairée par une haute fenêtre, meublée

de fauteuils recouverts d’un satin feuille morte tout usé; près de la

fenêtre est un petit canapé couvert d’une housse de toile blanche; c’est

là que s’asseyait le roi. Devant le canapé, une table couverte d’un

velours fané; près de la table, un fauteuil de cuir, quelques livres

reliés en maroquin rouge sur une planche, un buste de Cicéron au-dessus

de la porte; tout cela est nu, triste, froid et sec comme l’esprit

philosophique. La bibliothèque communique avec le cabinet; elle est

spacieuse et encombrée, elle a aussi été gardée intacte. Sur un pupitre

je vis un gros livre ouvert, c’étaient les œuvres françaises du héros de

la Prusse; il a pour titre:

_Épîtres familières, avec privilége d’Apollon._

Ce volume est sans prix; il est annoté tout entier de la main de

Voltaire. Je lus sur la première page:

_Je vous recommanderai pour l’avenir d’éviter les redites, et d’élaguer

ainsi les branches du plus bel arbre du monde!_

Et plus loin:

_Trop d’abondance est un défaut, mais c’est aussi le plus facile à

corriger._

Il est impossible de mieux concilier la leçon du critique avec les

devoirs du courtisan.

Ce livre doit être bien curieux à parcourir; malheureusement on ne me

laissa pas le temps d’y jeter un second coup d’œil; l’heure pressait, il

fallait retourner à Berlin, sous peine de manquer un dîner à l’ambassade

de France. Je traversai donc en courant les délicieux jardins de

Sans-Souci, encore beaux même sous le givre. J’entrevis, au jour

tombant, les hautes statues qui ornent la cour d’honneur du grand

château, et j’arrivai au chemin de fer... justement pour voir le panache

blanc de la vapeur qui emportait le convoi. Vous dire notre

désappointement est impossible; vous le connaissez sans doute; il se

compliquait pour nous de l’inquiétude de passer pour grossièrement

impolis. Il fallut se résigner: le railway met trente-six minutes pour

faire les huit lieues qui séparent Potsdam de Berlin; une voiture nous

demandait cinquante francs et trois heures; mieux valait attendre le

convoi suivant: c’était deux heures qu’il fallait passer là. Je voulus

les mettre à profit, et, malgré l’heure avancée, je me fis ouvrir

l’église pour voir le tombeau du grand Frédéric. De l’église, je ne vous

en dirai rien; je l’ai traversée en suivant le pas hâté d’un sacristain

malcontent d’avoir été dérangé au moment où il allait souper. J’ai donc

entrevu l’édifice à la lueur tremblotante et douteuse d’un lumignon.

Elle m’a semblé vaste et belle, elle a gagné sans doute à être vue

ainsi: les églises protestantes sont si nues que l’ombre les pare.

Le tombeau de Frédéric II répond bien à son cabinet: c’est un petit

caveau ouvrant de plain-pied sur l’église par deux portes de fer; le

caveau est en bas, voûté, bien blanchi à la chaux, propre et balayé

comme le fruitier d’une ménagère; le cercueil, supporté par deux appuis

en maçonnerie, est recouvert de lames de plomb; un autre cercueil revêtu

de marbre noir est placé près de lui; ce second cercueil renferme les

restes de Frédéric Ier, le père de Frédéric II; le père et le fils

dorment là seuls et côte à côte. Du reste, pas une inscription, pas une

de ces statues, froides filles de l’art, qui du moins font penser au

mort et appellent la prière; cela n’a ni la grandeur d’un monument, ni

le charme triste que la nature sait répandre sur une tombe, ni même la

poésie de l’abandon, la poignante mélancolie de l’oubli sur un grand

nom. C’est un caveau bien entretenu, contenant deux bières en bon état,

voilà tout; c’est muet, positif et glacial.

La nudité de ce tombeau me rappela que je n’avais pas vu à Berlin de

statue de Frédéric II. La Prusse me semble bien indifférente pour son

héros, un des plus grands hommes du XVIIIe siècle. N’est-ce donc pas à

elle à honorer sous toutes les formes l’homme qui a fait du marquisat de

Brandebourg le second royaume d’Allemagne, et de quelques millions

d’hommes peu comptés en Europe une nation forte, guerrière, puissante et

respectée? Cependant, ce n’est pas la coutume des peuples de se montrer

ingrats envers leurs grands hommes morts; vivants, c’est différent.

Les deux heures se passèrent enfin, nous revînmes à Berlin. J’allai

dîner en habit de voyage et toute couverte de la poussière de

l’empressement; on voulut bien rire de ma mésaventure; je ne sais si les

femmes ne rirent pas un peu aussi de mon accoutrement: elles en avaient

le droit. Je faisais un effet fort bizarre au milieu de leurs fraîches

robes de gaze, de leurs dentelles et de leurs bijoux. Et dire que

j’avais préparé une toilette digne de soutenir la réputation des

Parisiennes! Dieu dispose! Pour ce soir-là, je dus me contenter de mon

rôle de voyageur botté; heureusement, si je n’avais rien à montrer,

j’avais beaucoup à dire. Tout se passa fort bien.

Je partirai demain. Je ferai bien, je crois, cher frère, d’arrêter ici

cette longue narration d’un voyage qui va avoir duré près d’une année;

mon retour en France s’effectuera par Dresde, Leipzig, Cassel, Mayence

et Mulhouse, toutes ces villes sont trop connues pour que je puisse

exciter votre intérêt en vous les dépeignant. Un grand talent d’écrivain

peut seul rehausser le mérite de peintures auxquelles manque le charme

de la nouveauté; quant à moi, simple et obscur voyageur, ma tâche est

accomplie, si j’ai pu vous donner une idée des lointaines régions dont

je suis si heureusement revenue. Adieu donc, cher frère, à bientôt et à

toujours!

FIN.

TABLE

LETTRE PREMIÈRE.

HOLLANDE.

De Paris à Hambourg.

Départ du Havre.--La Meuse.--Paysage hollandais.--Rotterdam.--La

Haye.--Le marché.--Le musée.--Le bois.--Course à travers des

jardins.--Amsterdam.--Gérard Dow.--Rembrandt.--Saardam.--La

maison de Pierre Ier.--Brouk.--Goûts hollandais.--La mer 1

LETTRE II.

DANEMARK, SUÈDE ET NORVÉGE.

De Hambourg à Christiania.

Hambourg.--Altona.--Le jardin Boos.--Le tombeau de Klopstock.--

Kiel.--Un miracle.--Superstitions poétiques.--Émeute à propos de

chapeaux.--Copenhague.--M. le comte de Saint-Priest.--

Thorwaldsen.--Le château de Rosenbourg.--Christian IV.--Musée

scandinave.--Statue équestre de Saint-Georges.--Monuments.--

Départ de Copenhague.--Elseneur.--Le Sund.--Helsingborg.--

Comment on voyage en Suède.--Croquis de paysans.--Gothembourg.--

Logis des paysans.--Entrée en Norvége.--Christiania.--Son

origine, son commerce.--Ouli-Eiland le voleur.--Ses évasions.--

Sa cage.--Théâtre de Christiania.--Beauté norvégienne 29

LETTRE III.

De Christiania à Drontheim.

Départ de Christiania.--Paysages et cascades.--Petites villes en

Norvége.--Nourriture.--_Gaards_ ou fermes norvégiennes.--

Industrie des paysans.--Physionomies champêtres.--Le

Gudbrandsdal.--Inconvénient des voitures françaises.--

Catastrophe.--Laurgaard.--Étapes dans la montagne.--Premières

neiges.--Ascension du Dovre-Field.--Un pont de neige.--Course

fantastique.--Jerking.--Le confortable dans le désert.--Costumes

de paysans.--Le vallon de Kongswold.--Drontheim.--Son aspect.--

Ses boutiques.--La cathédrale.--Dîner chez le gouverneur.--

Munkholm.--Griffenfeld.--Théâtre.--Les cascades de Leerfoss 65

LETTRE IV.

De Drontheim à Hammerfest.

Le bateau à vapeur du Nordland.--Les côtes.--Vie des pêcheurs.--

La montagne percée.--Les eiders.--Le coutelier artiste.--Le

cercle polaire Arctique.--Société du bord.--Élégance

norvégienne.--Le maëlstrom.--Les îles Loffoden.--Les pêcheurs de

morue.--Les baleines.--Histoire d’un bouquet de roses.--Idylle

maritime.--Tromsoë.--La viande de renne.--Hammerfest.--Le grand

jour à minuit.--Un jardin.--Luxe d’Hammerfest.--Le port.--

Commerce avec les Russes.--Intérieur des maisons.--Nourriture.--

Lapons commerçants 102

LETTRE V.

LES LAPONS.

Situation de la Laponie.--Recherches ethnologiques.--Origine

discutée des Lapons.--Leur taille.--Leur langage.--Leur

costume.--Leur luxe.--Leurs femmes.--Coquetterie laponne.--

Coffre-fort.--Berceau des petits enfants.--Industrie.--Les

patins.--Lapons fixes.--Leur habitation.--Leur mobilier.--

Cabarets en plein vent.--Observations générales.--Religion des

Lapons.--Leur caractère.--Un mariage.--Portrait des époux.--

Habits de noce.--Émotions.--Une excursion à pied.--Panorama

pris de Hammerfest.--Arrivée de _la Recherche_.--Promenade au

cap Nord.--Havesund.--La famille Ullique.--Épisode historique.--

Le buste du roi Louis-Philippe.--Un jardin polaire.--Digression

ornithologique.--Le cap Nord.--Retour à Hammerfest 138

LETTRE VI.

LE SPITZBERG.

D’Hammerfest à Hammerfest.

Départ d’Hammerfest.--Le pilote.--L’océan Glacial.--L’île Cherry

(_Beeren Eiland_).--Comment l’île fut découverte.--Point de

vue.--Les oiseaux de mer.--Bell-Sund.--Dîner de fête à bord.--

L’île du Prince-Charles.--Magdalena-Bay.--Mouillage.--Le

Spitzberg.--Quelques mots sur les expéditions précédentes.--

Physionomie de la baie Madeleine.--Dégel.--Le rivage.--Débris.--

Tombeaux.--Coup d’œil en arrière.--Histoire des naufragés.--

Presqu’île des tombeaux.--Conversation des matelots.--Ma cabine

à bord.--Mon costume.--Récréations.--Cristaux de glace.--Neige

de couleur.--Flore du Spitzberg.--Phoques.--Morses.--Oiseaux.--

Renards.--Danger.--Angoisses.--Retour des chaloupes.--

Inscription sur un rocher.--Souvenir du poëte Regnard.--Le pôle

magnétique.--Un rayon de soleil.--Départ.--Les trois

couronnes.--Encore des baleines.--Première nuit de l’année.--

Coup de vent.--Retour à Hammerfest 168

LETTRE VII.

LAPONIE.

D’Hammerfest à Mattaringuy.

Départ.--Kaafiord.--Les ingénieurs anglais.--Les mines de

cuivre.--Excursion au dedans et au dehors.--Le minerai.--

Préparatifs de départ.--Les chevaux.--Adieux aux Anglais.--

Première étape en Laponie.--La maison du guide.--Une forêt

vierge.--La rivière.--La montagne de Kormowara.--Repas à la

pluie.--Aspect des plaines de Laponie.--Les lemmings.--Traîneaux

lapons.--Abo le guide.--Un poignard espagnol.--A travers les

marécages.--Campement lapon.--Méprise plaisante.--Diplomatie

inutile.--Seconde rencontre.--Le renne.--Marché.--Chiens

lapons.--Transaction.--Marécages.--Le fleuve Alten.--Croissance

de la végétation.--Kautokeino la ville laponne.--Les maisons.--

Les habitants.--Silhouette de centenaire.--Maison du pasteur.--

Le prêtre du Nordland.--Nourriture des Lapons.--Trajet en

bateau.--Kalanitoë.--Marécages.--Suvajervi.--Le fleuve.--

Karesuando.--Chasses laponnes.--Lièvres blancs.--Le pasteur

Laëstadius.--Manière d’atteler les rennes.--Le Muonio.--Son

cours.--Bateaux finlandais.--Cascades.--Muonioniska.--Aurore

boréale.--Navigation sur le Muonio.--Les rapides.--

L’Eyanpaïkka.--Une ferme finlandaise.--Éclairage bizarre.--Les

forges de Kengisbruck.--Paysage 204

LETTRE VIII.

LA FINLANDE.

Les Finlandais.--Leur origine.--Paganisme.--Traditions.--_Runas_

finlandaises.--Poésie.--Chanson de nourrice.--Ballade de

Berndston.--Bains finlandais.--Costumes.--Physionomie.--Première

poste de Mattaringuy.--Haparanda.--Une auberge.--Torneä.--

Inscription de Regnard.--Départ d’Haparanda 291

LETTRE IX.

SUÈDE ORIENTALE.--PRUSSE.

Forêts de sapins.--Calix.--Umeä.--Gîtes chez les paysans.--Goût

suédois.--Paysage.--Chevaux.--Dénûment.--Sundswall.--Les

pommes.--Gèfle.--Les mines de Fahlun.--Le puits de l’abîme.--La

ville.--Longue route.--Stockholm vu à vol d’oiseau.--L’église du

Riddardholm.--Le palais du roi.--Le musée des souverains.--Le

Diurgard.--Salons de Stockholm.--Départ.--La Dalécarlie.--

Nykoping.--Villes de la Suède méridionale.--Aurore boréale

rouge.--Ystad.--Costumes de fête.--Traversée d’Ystad à

Greiswald.--Routes de Prusse.--Berlin.--M. de Humboldt.--Le

musée.--Les statues.--Les antiquités.--Potsdam.--Les cinq

châteaux.--Le Château-Neuf.--Le cabinet du grand Frédéric.--

Désappointement.--Le tombeau du grand Frédéric.--Retour à Berlin 218

FIN DE LA TABLE.

Imprimeur du Sénat et de la Cour de Cassation

rue de Vaugirard, 9.

Voyage d'une femme au Spitzberg · 第 19 / 19 段