connétable de Luynes. 65, note; cité 66, note.
_Moizant de Brieux_. Comment il explique le proverbe: _Ferrer la mule_.
15, note.
_Moncrif._ Son livre sur _les Chats_, cité 24, note.
_Mondor._ Les lazzis de Tabarin font sa fortune. 100, note.
-- Sa bonne mine. 101.
-- Elle baisse. 102, note.
-- Dans _la Sentence par corps_, il parle pour Tabarin. 278, 283.
_Monheur_, château près de Toulouse. Se révolte contre le roi; assiégé
par Luynes, qui meurt devant ses murs. 64, note.
_Monsigot_, créature de Luynes près de Gaston. Procès qu'on lui fait
après la mort de Luynes. 146, note.
-- Gaston l'envoie près du duc de Lorraine. _Ibid._
-- Il remet à Richelieu l'inventaire des bijoux de Madame, et s'enfuit à
Orléans. 146.
-- Il avoit tenu _banque_ au Louvre pour les pensions; il a pour lui
les gens du Parlement, M. de Chevry, madame de Chevreuse, etc. 147, 149,
notes.
--150. Mais on a juré sa perte. 151, note.
--Ses aveux. _Ibid._
_Montaigne_ (G.). Sa _Police des Pauvres_, citée 25, note.
_Montauban._ Assiégé. 53.
--Pourquoi Luynes ne s'en empare pas. 64, 96.
--Haut prix des charges de conseiller dans la généralité de Montauban.
131, note.
--On a vainement espéré prendre cette ville. 157, 158, 256.
--M. de Fronsac tué au siége de cette ville. 159, note.
--Services de Bassompierre à ce siége. 169.
_Montauron_, l'un des Puget. 39, note.
_Montbrun._ Tué devant Montauban. 159, note 2.
_Montescot_, fameux partisan. 40, note.
_Montmorency_ (Le duc de). Blessé devant Montauban. 159, note.
--Avis qu'on lui donne de ne pas trop s'engager dans la guerre de
Languedoc. 160, note.
_Montpellier_ (Siége de). 158, 164.
--Bassompierre s'y distingue. 169.
_Moreau_, médecin. 251.
_Moysset_, dit _Montauban_, fameux partisan. 182, note; 241, note.
_Mozan_ (M.). Il faut étudier sous lui pour entrer à la cour du
Parlement. 30.
_Negrepelisse._ Sa prise. 113, note.
--Fête carillonnée par les _mortiers_ des apothicaires. 251.
_Nemours_ (Le duc de). Protége M. de Courbouzon. 162.
_Nevers_ (Le duc de). Fait un accord avec Mansfeld. 192, note.
_Nisard_ (Ch.). Son _Hist. des livres populaires_, citée 279.
_Notre-Dame-de l'Épine._ Lieu de pèlerinage près de Châlons-sur-Marne.
275, note.
_Notre-Dame-des-Vertus._ Pèlerinage. 217.
--Aventure de deux bourgeoises et de leurs maris déguisés en moines.
217-220.
_Ocquerre_ (Le président d'). Père de Blancmesnil. 148, note.
_Oratoriens._ On leur reproche leur ambition. 78, note.
--Louis XIII les fait ses chapelains. 80, note 1.
--Belle musique de leur église. 82, note.
_Paris._ Haine de ses habitants contre les Huguenots. XX.
--_Rue Quincampoix_, ses surnoms. 11, note.
--Corps des _Merciers_. 16, note.
--Feu de la Saint-Jean en Grève. 23, note.
--Le Pont Neuf et les quais bâtis au moyen d'un impôt sur les vins. 24,
note.
--L'hôpital Saint Germain. 25.
--Asile pour les pauvres, _Ib._, note; 70, note.
--_Le Chevalier du guet_, le _Prévôt de l'Ile_. 36.
--_Pont-au-Double._ 41, note.
--Les imprimeurs, leur ignorance, etc. 50, 51, 122.
--Le trésor de la Bastille. 54, note 2.
--Tort que l'absence du roi fait aux marchands. 57, note.
--Incendie du Pont-au-Change. 58, note.
--Diverses troupes de voleurs. 60, 71, 257, notes.
--Habitants de Paris peureux la nuit. 71, note.
--La Cérès des Carmélites. 74, note.
--Fondation de l'Oratoire; pourquoi la façade de l'église est de biais.
81, note.
--Le _Puits Certain_. 111, note.
--Le cloître Notre Dame fermé la nuit. 118, note.
--La galerie de M. de Verdun à l'hôtel de la présidence (_préf. de
police_). 144, note.
--Ses rues pavées d'avocats. 176.
--Établissement des _Capucines_ en 1604. 188.
--Établissement des _Ursulines_ de Sainte Avoye. 189.
--Le premier archevêque de Paris, en 1622. 189.
--Costume des aveugles Quinze-Vingts. 199.
--Gens de finance logent au Marais. 225.
--Plaintes contre les _échevins_. 241.
--_Allées_ de la reine Marguerite. 251.
--Hospices des _Enfants-Rouges_, du _Saint-Esprit_, de la _Trinité_. 253.
--Filles au faubourg Montmartre. 255.
--Les marchands de chiffons des rues _Fripaux_, _Frepillon_. 255.
--Statue d'Enguerrand de Marigny au portail du Palais. 257.
--_L'Hôtel d'Angoulême_. _Id._
--Loyers du _Pont-Marchand_. 252.
--L'image de Pierre du Coignet. 265.
--Pourceaux du _Petit Saint Anthoine_. 270.
--Le _crocheteur_ de la Samaritaine, le _Jacquemart_ de Saint-Paul. 279,
280, notes.
_Passerat._ Cité 61, note.
_Paulmy._ Ses _Mélanges d'une gr. Biblioth._, cités 22, note 1, 3.
_Perrette_ (Madame). Sage-femme du faubourg Saint Marceau. 214.
_Philippe le Bel._ Sa loi somptuaire de 1294. 32, note.
_Philippin_ (Don), bâtard du duc de Savoie, tué en duel par M. de
Créqui. 171, note.
_Piganiol._ Sa _Description de Paris_, citée 75, note; 80, 81, 82, notes.
_Poncet_ le vénérable. 252.
_Pont_ (Gratien du). Cité XIII, XLI.
_Portail_ (M.) et son valet Rose. 145.
_Potel_, greffier du conseil; son fils Le Parquet. 152, note.
_Povillon-Pierrard._ Sa _Descript. de l'église de N.-D.-de-l'Épine_,
citée 275.
_Puget_. Sa fortune, etc. 39.
_Puits_ (Pierre du). Fou qui couroit les rues. 266, 278.
--Pasquil paru sous son nom. _Ib._, note.
--Parle pour les femmes et bourgeoises de Paris dans la _Sentence_... 278.
_Rabelais._ Cité 145, 231, 265, 269.
_Racan._ Ecrit à Malherbe sur l'_esprit_ de La Flèche. 74, note.
_Regnard._ 39, 254.
_Regnault_, trésorier de l'extraordinaire. 39.
_Regnier._ Dédie une de ses satires au baron de Fourquevaux. 115, note.
Cité pag. 138, note.
--Sa 14e satire, parue sous le nom de Maître Guillaume. 263, note.
_Reiffenberg_. Son _Histoire des fous en titre d'office_. 263, note.
_Remond_. Son _Sommaire traité des revenus_, cité 168, 261, 263, notes.
_Rémonde_ (Madame). Se fait _damoiselle_. 220.
_Richelieu_ (Le cardinal de). L'auteur anonyme des _Caquets_ doit être
quelqu'un de ses partisans, xxiij.
--Fait juger et pendre de Meuve comme incendiaire du Pont-au-Change. 58,
note.
--Passage de ses mémoires sur la mort de Luynes. 64, note 2.
--Autre sur une prophétie du curé de Milmont. 66, note.
--Autre sur le prince de Condé. 68, note.
--Ses _lettres_, citées 79, note.
--Sa haine des huguenots. 86, note.
--Ses mémoires, cités 146, 148, 159, 161, notes.
--M. de Coeuvre lui obtient le chapeau. 149.
--Collègue de Mangot. 152, notes.
_Robichon._ Il faut étudier sous lui pour entrer à la chambre des
comptes. 30.
_Rochefoucauld_ (Le comte de La). Défait Soubise dans l'île de Ré. 35, note.
_Rochetomas_ (La), conseiller. 254.
_Rohan_ (Le duc de). Sa _cure_ en qualité de chef des huguenots. 33.
--Ne se jette pas dans les mêlées. 56.
--Abandonne Saint-Jean-d'Angely. 56, note.
--Ses _Mémoires_, Cités 57. note.
--Fait sa paix et _baise le babouin_. 158, note.
_Rome._ Fêtes qu'on y fait pour la canonisation de sainte Thérèse. 48.
--Les Pères de l'Oratoire veulent s'établir à Saint-Louis-des-François.
79, note 1.
--Les prêtres laïcs s'y opposent et retardent la concession jusqu'en
1629. _Ib._, note 2.
_Rosny._ Dit au roi le fameux mot: _La couronne vaut bien une messe_. 173.
_Rougets_, ou _Manteaux-rouges_, voleurs. 60, note; 257.
_Rossignol_ (Le bonhomme). 135.
_Rouillard_, syndic des avocats. 258.
_Roze-Croix_ (Frères de la). Leur établissement à Paris. 72, note.
_Ruccellaï_, fameux financier. 40, note.
_Ruelle_, conseiller. 254.
_Saint Antonin._ Discours fait sur la prise de cette ville. 114, note 1.
_Saint-Foix._ Ses _Essais sur Paris_, cités 75, note.
_Saint-Germain_, gentilhomme angevin. Amant de madame de Vertus; comment
assassiné. 139-141, note.
_Saint-Jacques._ Médecin de ce nom. 250.
_Saint-Jean-d'Angely._ Ville abandonnée par M de Rohan. 56.
--Rendue par M. de Soubise. _Ib._, note.
--Luynes fait bien ses affaires au siége de cette ville, comment. 64, note.
_Saint-Valerien_, conseiller. 254.
_Sainte-Foy_ (Ville de). Rendue par M. de La Force. 57, note.
Les gens de cette place massacrent à Gontaut les gendarmes de Luynes.
64, note.
_Sardini_, financier. 40, note.
_Salvancy_, financier ruiné. 40.
_Saumur._ Un des frères de Luynes pense y mourir de dépit. 67.
_Sauval._ Ses _Antiquités de Paris_, citées 23, note.
--Son livre _Galanteries des rois de France_, cité 172, note.
_Schomberg_, superintendant des finances. Chargé de payer à M. de la
Force sa soumission. 57, note 1.
_Sec_ (Le), médecin. 250.
_Sillery_ (Le commandeur de). Opposé à M. de Berulle. 79, note 1.
--Son ambassade à Rome, d'où Richelieu le rappelle en 1624. 149, note.
_Siri_ (Vittorio). Cité 68, note.
_Soubise_ (Le comte de). Cure que lui paie le parti huguenot. 33.
--Sa défaite dans l'île de Ré. 35, note; 55.
--Sa capitulation à Saint-Jean-d'Angely. 56, note 2.
--Comparé, par raillerie, à Enguerrand de Marigny 257, note.
_Tabarin._ Son _Recueil de questions_, cité 100, note.
--Fait la fortune de Mondor. _Ib._, 262.
--Plus plaisant que le charlatan. 102, note; 231.
--Ses spécifiques pour rajeunir. 233.
--Fortune qu'il fait. 250, note.
--Où il se retire, et comment il meurt assassiné. _Ibid._
--Sa rencontre avec le prétendu auteur des _Caquets_. 267.
--Demande en réparation contre l'auteur des _Caquets_. 278.
_Tabourot_ (Estienne). Ses _Bigarrures_, citées 141, note.
_Tardieu_ (M.), de la première chambre. 145.
_Tardieu_ (Le lieutenant criminel). 38, note.
_Tallemant des Réaux._ Ses _Historiettes_, citées XXII, et dans les
notes des pag. 26, 38, 39, 40, 52, 139, 147, 150, 152, 153, 169, 257.
_Terbon._ Se laisse prendre Sainte-Foy. 57, note.
_Testu._ 259.
_Thérèse_ (Sainte). Vies de cette sainte remplies d'erreurs, XX, 50, 114.
--Fêtes de sa canonisation à Paris et à Rome. 48, note; 49, note.
_Thou_ (De). Au cloître Notre-Dame. 118, note.
_Tillay_ (Le président de). 153, note.
_Toiras._ Chassé de la cour. 161, note.
--Fait maréchal de France. 161, note.
_Tonneins._ Rendu par son gouverneur. 56, 57, note.
_Tour_ (De la), fermier renommé. Ruiné par les usuriers. 225.
_Traversier_, usurier. 29.
_Turquie_ (Ouvriers de). Appelés à Paris pour faire des étoffes. 17, note.
_Ulenspiegel_ (_l'Espiègle_). Ce type cité 226.
_Vendôme_ (MM. de). Opposés à M. de Sillery. 149, note.
_Verderonnes_ (De). 143.
_Verdun_ (Nicolas de). Premier président. 143, note.
--Estime qu'on a de lui. _Ib._
--Sa grande galerie. 144, note.
--Sa galanterie. 144.
_Verdure_ (M. de la), partisan. D'accord avec les usuriers. 225.
_Verneuil_ (La duchesse de). Sa manière de vivre après sa rupture avec
Henri IV. XXII.
--Arrive chez l'accouchée avec Mathurine. 168.
--Déteste Bassompierre à cause de sa soeur. 169. V. _Entragues_
(_Marie d'_).
_Vertus_ (Comtesse de). Contrainte par son mari d'assister au meurtre de
son amant. 139.
--Récit que fait Tallemant de la même aventure. 139. note.
_Verville_ (Beroalde de). Imitation d'un passage de son _Moyen de
parvenir_. 269.
_Vieuville_ (M. de la). Succède à Schomberg comme superintendant des
finances. 57, note.
--N'est pas d'avis que le _Pont-au-Chanqe_ soit rebâti aux frais des
orfèvres. 59, note.
--Rigueurs contre lui en 1624; il est enfermé au château d'Amboise. 97,
note.
--Il éloigne madame de Chevreuse. 148, note.
_Vignolles_, conseiller. 254.
_Vignon_, médecin. 250.
_Viguier_ (M.). On veut le mettre mal avec M. le Prince. 169.
_Villautrais_, partisan scandaleusement riche. 165, note; 166, 167.
_Villejuif_ (Manants de) et le procureur qui les plume. 224.
_Vincennes._ V. _Chaulnes_, _Desplan_.
_Weiss_ (M.). Rétablit la vérité au sujet de l'_Espadon satirique_. 115, note.
TABLE DES MATIÈRES
* * *
Introduction. v
Appendice. xxxiij
Au lecteur curieux. 3
Le Caquet de l'accouchée (ou première journée). 7
La Seconde après-disnée. 45
La Troisième après-disnée. 93
La Dernière et certaine journée (4e journée). 125
Le Passe-partout du Caquet des Caquets (5e
journée). 155
La Responce des dames et bourgeoises de Paris
(ou 6e journée). 195
Les Dernières paroles ou le Dernier adieu de
l'accouchée (7e journée). 213
Le Relèvement de l'accouchée (ou 8e journée). 229
L'Anti-Caquet de l'accouchée. 249
Les Essais de Mathurine. 261
La Sentence par corps obtenue par plusieurs
femmes de Paris contre l'autheur des _Caquets
de l'Accouchée_. 277
Table analytique. 287
FIN.
NOTES:
[1] Voir plus loin, § III, Bibliographie des _Caquets de l'Accouchée_.
[2] _Introduction au livre des Légendes_, par Le Roux de Lincy, Paris,
1836, in-8, p. 178-79.
[3] _Les Honneurs de la Cour_, publiés à la fin du tome II des Mémoires
sur l'ancienne chevalerie, par La Curne de Sainte-Palaye, 1759, in-12, 3
vol.
[4] Voir, à la fin de cette introduction, aux _Appendices_, nº 1.
[5] Voir aux _Appendices_, nº2. Nous y avons joint deux strophes des
_Ténèbres du mariage_.
[6] Voir aux _Appendices_, nº 3.
[7] Voyez, sur _Jean Castel_, t. 2 (1re série), p. 461 de la
Bibliothèque de l'école des chartes, un article curieux de M. J.
Quicherat.
[8] Voir aux _Appendices_, nº 4.
[9] Voir aux _Appendices_, nº 5.
[10] Deux dialogues du langage françois italianizé, etc., in-8, p. 162.
[11] Voir aux _Appendices_, nº 6.
[12] Les _OEuvres satyriques_ du sieur de Courval-Sonnet, gentilhomme
virois, etc., etc. Paris, 1622, in-8, p. 214.
[13] Voir aux _Appendices_, nº 7.
[14] Voir plus loin, § III, Bibliographie des _Caquets_.
[15] _Historiettes, etc._, de Henri IV, tome 1, de l'édition in-18.
[16] Voyez, page 191, la note sur ce passage.
[17] V. Brunet, _Manuel du Libraire_, t. 1, au mot _Bruscambille_.
[18] _Analectabiblion_, ou extraits critiques de divers livres rares,
oubliés ou peu connus, tirés du cabinet du marquis D. R**. Paris, 1837,
in-8, t. 2, p. 170.
[19] Cet avertissement ne se trouve qu'en tête du _Recueil général_.
[20] Ces vers se trouvent seulement dans le _Recueil général_.
[21] Dans le _Recueil général_, cette partie est intitulée: _La première
journée de la visitation de l'accouchée_.
[22] Il étoit de bon ton de faire jouer alors la comédie aux enfants.
«La reine, écrit Malherbe à Peiresc, s'en va lundi à Saint-Germain, où
_Mesdames_ lui préparent le plaisir d'une comédie qu'elles doivent
réciter.» _Mesdames_, ce sont les petites princesses soeurs de Louis
XIII.
[23] Il y avoit en effet alors des comédiens italiens à Paris. En juin
1613, Malherbe avoit écrit à Peiresc: «On dit que les comédiens de
Mantoue viennent, conduits par Arlequin.» Le 6 septembre, il avoit
encore écrit: «Les comédiens italiens sont arrivés; mardi ils joueront
au Louvre.» Le 27 janvier 1614, preuve singulière de la faveur de ces
comédiens à la cour, le roi et Madame, toujours au dire de Malherbe,
avoient tenu sur les fonts l'enfant d'Arlequin. Cette troupe étoit sans
doute celle des _Gelosi_, que Henri IV avoit déjà appelée à Paris en
1600, lors de son mariage avec Marie de Médicis. Elle avoit pour chef J.
B. Andreini, dit _Lelio_, que nous retrouvons encore à Paris, sur le
théâtre de l'hôtel de Bourgogne, en 1618, puis, ce qui s'accorde fort
bien avec la date de ce premier _caquet_, de 1621 jusqu'à la fin du
carnaval de 1623. Il revint une dernière fois en 1624, époque où il
publia à Paris son _Teatro celeste_, précieux volume qui nous a valu un
remarquable article de M. Charles Magnin (_Revue des deux-Mondes_, 15
décembre 1847, P. 1090-1109).
[24] C'étoit sans doute soit Mondor, soit Desiderio Descombes, dont il
sera parlé plus loin.
[25] La _rue Quincampoix_ ne porta jamais le nom de _rue des
Mauvaises-Paroles_, qu'on ne lui donne ici sans doute qu'à cause des
commères qui s'y trouvoient en nombre. Tallemant, peut-être pour la même
raison, dit, dans une note de l'_historiette_ de Scudéry (t. 9, p. 146),
qu'on l'appeloit aussi _rue des Cocus_.
[26] Cette _recherche_ des financiers pour leurs malversations étoit le
voeu de tout le monde et ne se fit pas attendre, puisqu'elle fut
décrétée en 1624, comme on le verra par une autre note. Une pièce
satirique de ce temps-là, _la Voix publique au roy_ (Recueil A-Z, E, p.
241), la demandoit avec instance; un autre écrit du même esprit et de la
même époque, _le Mot à l'oreille de M. le marquis de la Vieuville_
(Recueil F, p. 192), émettoit non moins vivement un désir pareil. «Ce
sont, y est-il dit des financiers, des éponges mouillées qu'il faudroit
presser. Il ont plumé l'oie du roy; qu'ils rendent au moins un peu de sa
plume.»--Par le 411e article de la fameuse ordonnance du roi connue
sous le nom de _Code Michault_, et publiée en parlement le 15 janvier
1629, une chambre composée d'officiers des cours souveraines fut créée
pour vaquer de nouveau «à cette recherche et punition des fautes et
malversations commises au fait des finances».
[27] L'origine de cette locution s'explique d'ordinaire par un passage
de Suétone (_Vie de Vespasien_, chap. 23), ainsi reproduit dans le livre
de Moizant de Brieux: «Nous avons pris, dit-il, cette façon de parler de
ce que fit autrefois le muletier de Vespasien, qui, sous pretexte que
l'une des mules estoit deferrée, arrêta long-temps la litière de cet
empereur, et par là fit avoir audience à celuy auquel il l'avoit promise
sous l'asseurance d'une somme d'argent, mais dont l'odeur vint frapper
aussitôt le nez de ce prince, qui l'avoit très fin pour le gain; en
sorte, dit Suétone, qu'il voulut partager avec son muletier le profit
qu'il avoit eu à ferrer la mule.» (_Origine de diverses coutumes et
façons de parler_, Caen, 1672, p. 101.) De là venoit qu'on appeloit
_ferre-mule_ tout valet qui trompoit son maître sur le prix des achats
qu'il lui faisoit faire: «Un serviteur malin, trompeur et ferre-mule.»
(Chapelain, trad. du _Gusman d'Alpharache_, 1re part., chap. 4.)
[28] Le _mercier_ étoit, son nom l'indique, le marchand, _mercator_, par
excellence, de même que le _fèvre_ ou _fabre_, dont le nom se perdit
plus vite, étoit l'ouvrier, l'artisan type. «Le corps des marchands
merciers de Paris, lit-on dans le _Dictionnaire de Trévoux_ (1732), est
le plus nombreux et le plus puissant des six corps des marchands.» A lui
seul il avoit pu fournir 3,000 marchands armés, en bon équipage, à la
grande revue que Henri II avoit faite au landi de 1557. Ce corps «si
nombreux et si accommodé» ne comptoit pas moins de vingt classes de
marchands: les marchands grossiers, les marchands de drap, les marchands
de dorure, les camelotiers, les joailliers, les toiliers, les marchands
de dentelles, les marchands de soie en bottes, les marchands de
peausseries, les marchands de tapisseries, les marchands de fer et
d'acier, les clincaliers (_sic_), les marchands de tableaux, estampes,
etc.; les miroitiers, les rubaniers, les papetiers, les marchands de
dinanderie, les marchands de toiles cirées, parasols et parapluies; puis
les menus merciers et les merciers ambulants. On peut en voir l'ample
détail dans le _Guide des corps des marchands_, Paris, 1766, in-12, p.
358, etc.
[29] Les trésoriers étoient accusés de s'enrichir comme les autres gens
de finance. Dans _le Mot à l'oreille de M. le marquis de la Vieuville_
(Recueil A-Z, F, p. 178), il est dit que ceux de l'extraordinaire et
ceux de l'épargne font seuls les profits.
[30] Les étoffes à la Turque étoient alors les plus recherchées; on
alloit jusqu'à faire venir des ouvriers de Turquie pour les
confectionner à Paris, et pour en faire des robes. «Je vous avois mandé,
écrit Malherbe à Peiresc le 6 avril 1614, qu'on faisoit des habits pour
la petite reine: c'est une robe qui se fait à l'hôtel de Luxembourg par
des Turques, dont il y a deux lez de fait, et dit-on que c'est la chose
du monde la plus belle.»
[31] Expression qui répond à celle que nous avons reproduite dans une
note précédente: _plumer la poule_, _plumer l'oie du roi_, etc. On
disoit, pour un homme adroit et d'intrigue, un _dénicheur de fauvettes_.
(Dict. de Furetière.)
[32] _Besogne_ ou _besoigne_ se disoit alors pour _hardes_, _effets_. On
en a un exemple dans ce passage d'une _lettre de Malherbe à Peiresc_ (p.
384): «Cette pauvre princesse (la reine Marguerite) est volontiers
excessive en ses libéralités: elle donna... une montre de cinq à six
cents écus à madame de Montglas; elle donna aussi je ne sais quelle
_besoigne_ à madame d'Aumale, sous-gouvernante, et à madame la nourrice
de Monseigneur.» Ailleurs, Malherbe parle encore «des _besongnes de
nuit_ de la signora Sperancilla» dont s'habilloient les cardinaux à
Rome. _Id._, p. 58.
[33] Le _chaperon_ étoit la marque de la petite bourgeoisie (V. notre
_Recueil de variétés historiques et littéraires_, etc., t. 1, p. 306).
Il fut aussi, jusqu'au temps de Louis XIV l'habillement des femmes
nobles pendant le deuil de leurs maris. Saint-Simon, dans une note du
_Journal de Dangeau_, décrit longuement celui que portoient les
princesses du sang. (Lémontey, _Essai sur la monarchie de Louis XIV,
etc., précédé de nouveaux mémoires de Dangeau_, Paris, 1810, in-8, p.
204.)
[34] C'est Daubray qu'il faut lire. L'auteur des _caquets_ prête une
erreur à sa veuve, en lui faisant dire que son «mary deffunct» fut trois
fois prévôt. Claude Daubray, conseiller, notaire et secrétaire du roy,
fut élu échevin en 1574, sous la prévôté de Monsieur le président
Charron, puis prévôt de 1578 à 1580, époque où il eut pour successeur
Auguste de Thou. Voilà toute sa vie municipale. (V. Piganiol,
_Description de Paris_, t. VIII, p. 441.)
[35] Les charbonniers, comme tous les autres petits métiers ou emplois
nommés après, ne formoient pas à Paris de communauté, «parcequ'il ne
peut pas y avoir de fabrique de charbon dans la ville.» Ceux qui le
portaient devoient avoir permission du roi, ou tout au moins des
magistrats. C'étoient «des espèces de charges, qui ne furent établies
que depuis le XVIIe siècle.» _Mélanges tirés d'une grande
bibliothèque_, Hh, p. 39.--V. aussi dans notre _Recueil de variétés
historiques et littéraires_, t. 1, la note de la page 204.
[36] C'étoient de petits officiers de ville créés pour tasser et mesurer
le bois dans les membrures, en présence des jurés. Les hommes de peine
ou crocheteurs s'appeloient aussi _gagne-deniers_. _Le règlement général
pour la police de Paris, du 30 mars 1635_, fixa le tarif dont, sous
peine du fouet, ils ne devoient pas se départir pour leurs salaires.
[37] Ces _râcleurs-jurés_ ne sont sans doute autre chose que les
_ramoneurs de cheminées_, qui en effet ne formoient pas non plus une
véritable corporation, et rentroient ainsi dans la catégorie des métiers
précédents. V. _Mél. d'une gr. biblioth._, id., p. 280.
[38] Il doit être fait ici allusion aux fêtes encore récentes que la
Ville avoit données à Louis XIII quand il étoit venu, en 1620, allumer
lui-même sur la place de Grève le feu de la Saint-Jean. Entre autres
_superfluitez_ de ce bûcher annuel, il ne faut pas oublier les chats
qu'on y brûloit dans un sac ou dans un _muid_, singulier auto-da-fé dont
il est parlé dans le libelle infâme, _le Martyre de frère Jacques
Clément_, etc. Paris, 1589, p. 34, 35. Sauval, qui en fait mention dans
ses _Antiquités de Paris_, t. 3, p. 631, cite ce passage des registres
de la ville au XVIe siècle, tant de fois rappelé depuis: «Payé à
Lucas Pommereux, l'un des commissaires des quais de la ville, cent sols
parisis, pour avoir fourni durant trois années, finies à la Saint-Jean
1573, tous les chats qu'il falloit audit feu, comme de coutume, et même
pour avoir fourni il y a un an, où le roi y assista, un renard pour
donner plaisir à Sa Majesté, et pour avoir fourmi un grand sac de toile
où estoient lesdits chats.» Dans une lettre de l'abbé Lebeuf (_Journal
de Verdun_, août 1751), relative au feu de la Saint-Jean, se trouvent
d'autres détails sur cette bizarre coutume d'y brûler des chats, et il y
est fait ainsi allusion dans une pièce très rare, contemporaine des
_Caquets_:
Un chat qui d'une course brève
Monta au feu Saint-Jean, en Grève;
Mais le feu, ne l'epargnant pas,
Le fit sauter du haut en bas.
(_Le Miroir de contentement_, Paris, 1619, in-12, p. 4.)
Je ne trouve la raison de cette cruauté contre les chats que dans la
croyance où l'on étoit qu'ils se rendoient tous à un sabbat général la
veille de la S.-Jean (Moncrif, _les chats_, 1re lettre). On les
brûloit, le lendemain, comme convaincus de sorcellerie.