Friedrichsruh, le 21 avril 1890.
_Mon cher Ministre_,
Les bons vœux que Vous m'avez adressés pour l'anniversaire de ma
naissance m'ont vivement touché et je Vous prie d'agréer
l'expression de ma sincère reconnaissance.
L'endroit dont je date ces lignes ne m'est cher pas seulement par le
calme de ses forêts, mais surtout par le souvenir si agréable des
visites, dont Vous avez bien voulu m'y honorer. A mon regret nos
excellentes relations officielles ont été interrompues, mais je suis
sûr que Votre Excellence me conservera toujours l'amitié personnelle
qui nous lie et je serai heureux de Vous serrer la main où que ce
soit.
Veuillez croire, cher ami, à mes sentiments de très-sincère
dévouement; ma femme et mon fils se rappellent à Votre souvenir
affectueux.