dernière tasse de café et se partagèrent les trois biscuits qui
restaient. Le repos de la nuit avait été favorable à Mukoki, et sa
nature de fer reprenait le dessus. Un lapin blanc, qui s’était aventuré
dans le couloir rocheux et trottinait paisiblement, fut au passage
assommé d’un coup de crosse, par Wabi. Il fut dépouillé encore chaud et
fournit à point un rôti réparateur.
Il s’agissait maintenant de sortir du ravin et de regagner
Wabinosh-House au plus vite. La suprême bataille allait se livrer avec
les Woongas, demeurés sans doute à l’affût.
Rod s’offrit à aller observer ce qui se passait en haut du couloir.
Avec une prudence infinie, le fusil à l’épaule, il monta. Il savait
qu’une balle pouvait l’abattre, à l’instant même où il risquerait un
pied dehors. Il le fallait pourtant.
Il s’avança d’un pas, puis de deux. Sur la blancheur neigeuse qui
bordait la crête du ravin, il n’y avait personne. Les Woongas avaient
disparu! Un reste de feu s’éteignait et, sur une piste différente de
celle de la veille, des pas, tournés à l’opposé du ravin, s’en étaient
allés.
Roderick revint en hâte prévenir Wabi et Mukoki. Le vieil Indien opina
que ce pouvait être une feinte et que les Woongas avaient dû s’embusquer
plus loin. Wabi demeura silencieux. Il se souvint du flottement qui
s’était, la veille, déjà produit dans la poursuite de leurs ennemis. Qui
sait si quelque fait, inconnu d’eux trois, n’était pas intervenu?
Il était, de toute façon, impossible de demeurer là. Pour plus de
sûreté, il fut convenu qu’au lieu de sortir par la même issue, les trois
chasseurs gagneraient l’endroit où Rod était, une première fois,
descendu dans le ravin.
Le ciel s’était assombri et le vent avait tourné au sud. De gros flocons
de neige commençaient à voltiger dans l’air.
«Bon, bon, cela! dit Mukoki. La neige recouvrir nos pas!»
Et il rechargea sur son dos le ballot de peaux, qui avaient été ficelées
à nouveau.
Ce ne fut pas sans peine que Roderick retrouva la place où la muraille
opposée pouvait être escaladée. Rod et Wabi se firent mutuellement, de
rocher en rocher, la courte-échelle. Mais plus difficultueusement Mukoki
parvint à se hisser, gêné par sa blessure et avec son lourd paquet. La
neige tombait toujours et point de Woongas.
C’est le vieil Indien qui fut ensuite promu chef de file. Il s’agissait,
en effet, de regagner la factorerie par une piste toute différente de
celle suivie au début du voyage, et en décrivant un cercle vers le sud,
afin de s’éloigner le plus possible de l’ennemi.
Seul, Mukoki était capable de se lancer ainsi dans l’inconnu. Il
semblait posséder ce sixième sens mystérieux, ce sens de l’orientation,
instinct presque surnaturel qui, à des centaines de milles de distance,
ramène le pigeon voyageur, droit comme une flèche, à son colombier.
Là où tout autre aurait hésité, ou se serait mille fois perdu, l’Indien
allait, sans se tromper. A plusieurs reprises, Rod et Wabi lui
demandèrent dans quelle direction se trouvait Wabinosh-House et, chaque
fois, son bras se tendit, comme si son regard, à travers forêts, monts
et plaines, voyait effectivement la factorerie devant lui.
Au bout de quinze milles, on fit halte pour se reposer et un petit feu
fut construit près d’une vieille souche. On déjeuna avec les restes du
lapin. Puis on se remit en route.
Tout le jour, on marcha ainsi, en terrain difficile. Tantôt il fallait
escalader de nombreuses crêtes, tantôt on suivait des bas-fonds, où il
était nécessaire de se frayer un chemin à travers des taillis touffus.
Lorsque le soleil descendit à l’horizon, on campa pour la nuit, près
d’un bois de sapins. La pincée de thé de Rod fut utilisée pour trois
tasses et constitua le souper. Aucun gibier n’avait été rencontré.
Le jeune citadin, qui éprouvait des tiraillements d’estomac, n’osait pas
se plaindre.
Mukoki parut deviner sa pensée.
«Demain, dit-il, tirer pour le déjeuner perdrix de sapins.»
Rod demanda:
«Et comment le sais-tu, Muki?»
L’Indien lui montra le petit bois:
«Beaux sapins épais. Perdrix hiverner dedans à l’abri.»
Wabi avait déballé les fourrures, qui furent partagées en trois tas.
Seules, trois larges peaux de loup en furent distraites. Tendues sur des
branches de sapin, elles formèrent trois petits toits, sous lesquels les
dormeurs s’étendirent de leur mieux.
Roderick, rompu de fatigue, ne tarda pas à reposer profondément. Mais
Wabi et Mukoki ne prirent que des bribes de sommeil, s’éveillant de
temps à autre pour recharger le feu et s’assurer que rien d’anormal ne
se produisait.
Rod dormait encore, entre ses chaudes fourrures, lorsqu’il fut réveillé
par trois coups de feu. Un instant après, Mukoki apparaissait, tenant à
la main trois perdrix.
Le boy battit des mains. Jamais déjeuner ne lui parut meilleur. Les
oiseaux furent mangés jusqu’à la carcasse.
La neige avait, durant la nuit, cessé de tomber. Avec le jour, ses
rafales recommencèrent. A demi-aveuglée, la petite caravane marcha
jusqu’à midi. Elle dut, alors, faire halte. On était maintenant assez
loin de la région où évoluaient les Woongas pour n’avoir plus rien à
redouter d’eux et un confortable abri fut construit, tout à loisir, avec
des branches et des ramures de sapin.
«Nous ne devons plus être, observa Wabi, beaucoup distants de la piste
de Kénogami-House. Peut-être même l’aurons-nous dépassée.
--Non, pas dépassée, répondit Mukoki. Encore un peu au sud.»
Wabi expliqua à Rod:
«La piste en question est une piste pour traîneaux qui, du Lac Nipigon,
conduit à la factorerie de Kénogami-House, dont l’agent est un de nos
meilleurs amis. Bien souvent, nous nous rendons visite.»
Plusieurs lapins furent tués et alimentèrent le déjeuner. Le reste de
l’après-midi se passa presque entièrement à dormir, car les trois
compagnons étaient harassés. Aucun incident ne troubla non plus la nuit
qui suivit.
Le lendemain, le temps s’était éclairci. Mais la blessure de Mukoki
s’était rouverte. Il importait de tuer quelque animal, autre qu’un
lapin, pour en avoir la graisse et panser la plaie. Le vieil Indien fut
donc contraint, bien malgré lui, de rester au campement, tandis que les
deux boys s’en iraient en chasse, chacun de son côté.
Roderick marcha, une heure durant, sans rencontrer bête qui vive, en
dépit de nombreuses traces de rennes ou de caribous. Il se désolait,
lorsqu’il croisa, à sa vive surprise, une piste bien battue qui, de
biais, coupait la sienne. Deux traîneaux, attelés de chiens, avaient
passé là, depuis la neige de la veille, et, de chaque côté des
traîneaux, des raquettes d’hommes avaient laissé leur empreinte.
Roderick reconnut que les hommes étaient au nombre de trois et les
chiens une douzaine. Il ne douta point que ce fût la piste de
Kénogami-House et, poussé par la curiosité, il se mit à la suivre.
Un demi-mille plus loin, il constata que la petite troupe s’était
arrêtée, pour cuire son repas. Une grosse bûche achevait de se consumer
parmi les cendres et, tout autour du foyer, étaient éparpillés des os et
des restes de pain. Mais ce qui surtout attira l’attention de Rod, ce
fut d’autres empreintes qui, à cet endroit, se mêlaient aux précédentes.
De dimensions moindres, elles ne pouvaient provenir que de pieds de
femme.
Une de ces empreintes surtout était si étonnamment petite que, soudain,
le cœur du jeune homme se souleva d’émotion. Le mocassin, en outre, dont
le dessin était nettement marqué dans la neige, était muni d’un léger
talon.
La pensée de Rod s’envola aussitôt vers Minnetaki. C’était la seule
femme, à la factorerie, qui possédât un pied aussi minuscule. Elle était
la seule qui portât des talons! La coïncidence, tout au moins, était
bizarre. Il examina de plus près les empreintes. Elles étaient
semblables en tout à celles qu’il avait découvertes sur le sol, le jour
où la jeune fille avait été enlevée par les Woongas, où il l’avait
arrachée à ses ravisseurs.
Était-ce bien elle, ou était-ce une autre, qui avait passé par là? Si
c’était une autre, elle devait lui ressembler. Cette inconnue était-elle
aussi jolie qu’elle?
Voilà ce que se disait Rod, en revenant vers le campement, l’imagination
envolée dans le rêve.
Wabi l’avait précédé. Il avait rapporté un jeune daim et ce fut
l’occasion d’un véritable festin. Mais si Roderick n’avait pas été aussi
heureux dans sa chasse, la nouvelle qu’il annonçait de la proximité de
la piste qui reliait Wabinosh-House à Kénogami-House était d’importance
et valait bien un beau coup de fusil.
Après des semaines d’isolement dans les solitudes sauvages du
Wilderness, c’était un joyeux événement de se savoir si près d’autres
hommes, qui étaient des civilisés et non des bandits du Désert. Rod, par
contre, n’insista pas outre mesure sur les jolis petits pieds, qui plus
vite avaient fait circuler le sang de ses veines. C’était s’exposer, il
le savait, vingt-quatre heures durant, aux quolibets de Wabi. Il se
contenta de mentionner le fait, en ajoutant, d’un air indifférent, que
les pieds en question étaient dignes de Minnetaki.
Cette journée encore s’écoula à manger, se reposer et dormir, et à
panser la blessure de Mukoki. Mais, dès l’aurore du lendemain, les trois
compagnons, cessant de marcher vers le sud pour se diriger désormais
vers l’ouest, entamèrent les dernières étapes du retour. Chemin faisant,
Wabi se frappa soudain le front.
«Nous avons oublié, dit-il, notre belle tête d’élan, enfouie par moi
dans son trou de glace! Oh! c’est dommage... Si nous retournions la
chercher! Qu’en dis-tu, Muki? Un pareil trophée nous ferait
singulièrement honneur.»
Mukoki avait pris la proposition au sérieux. Il hocha la tête.
«Woongas, dit-il, toujours là-bas peut-être. Pourquoi tomber encore dans
gueule du loup?»
Wabi se mit à rire.
«Rassure-toi, Muki. Nous n’irons pas. C’étaient pourtant de bien belles
cornes!»
Deux jours après, vers midi, d’une haute crête de montagne, le Lac
Nipigon apparut au loin, à une centaine de milles environ.
Colomb, lorsqu’il posa le pied, pour la première fois, sur le continent
qu’il venait de découvrir, ne fut pas d’une once plus heureux que
Roderick Drew, lorsqu’il aperçut le terme de son long voyage. Là-bas,
c’était la factorerie, d’où il était parti, et Minnetaki retrouvée!
Oubliant les raquettes qu’il avait aux pieds, il esquissa en l’air, tant
bien que mal, un saut périlleux.
Tout l’après-midi, il s’emplit l’esprit de visions dorées. Ce serait
d’abord Minnetaki qu’il rencontrerait. Serait-elle contente de le
revoir? Oui, sans doute. Mais sa joie à elle égalerait-elle son bonheur
à lui? Puis, dans trois semaines, il serait rentré dans son home
familial, à Détroit, et c’est Mistress Drew, sa mère bien-aimée, qui lui
ouvrirait ses bras. Et il aurait emmené Wabi avec lui! La fatigue ne
semblait plus compter pour ses muscles et sa bonne humeur ne tarissait
pas. Il riait, il sifflait, s’essayait même à chanter.
Deux autres jours de marche furent nécessaires pour atteindre le Lac
Nipigon et en contourner ou traverser sur la glace une partie.
Le soir de ce deuxième jour, comme le soleil, en un dernier adieu,
descendait à l’horizon, rouge et froid dans sa gloire, sur la blanche
froidure du Wilderness, les trois chasseurs atteignirent la petite
colline boisée à laquelle s’adossait Wabinosh-House.
Ils s’engagèrent sous les arbres et, au moment où l’astre, au terme de
sa course, disparaissait dans les noires ramures, les notes imprévues
d’un clairon parvinrent, claires et sonores, jusqu’à eux.
Wabi avait dressé l’oreille et écoutait. Son front joyeux s’était
assombri.
«Que signifie ceci?» dit-il.
Rod s’exclama:
«Un clairon!»
Le clairon se tut et, quelques secondes après, retentissait le «boum»
lourd d’un gros canon.
«Si je ne me trompe, dit Rod, c’est la vesprée militaire. Vous avez donc
des soldats à la factorerie?
--Je n’en ai jamais vus, par saint George, répondit Wabi. Qu’est-ce que
tout cela signifie?»
Les raquettes dévalèrent à toute vitesse et, un quart d’heure après, les
trois compagnons étaient devant Wabinosh-House. Les alentours de la
factorerie avaient complètement changé d’aspect. Sur le terrain libre
s’étaient élevées une demi-douzaine de maisons près desquelles allaient
et venaient des groupes de soldats, portant l’uniforme de S. M. le Roi
d’Angleterre.
Tandis que Mukoki regagnait discrètement le logis des employés de la
factorerie et que Wabi se précipitait vers le home du factor, Rod
continuait jusqu’aux magasins qui étaient en bordure du lac, et où il se
souvenait que Minnetaki aimait à s’isoler et à rêver.
Mais son espoir fut déçu. La jeune fille ne s’y trouvait pas. Il revint
vers la maison du factor.
Wabi l’attendait en haut des marches, à côté de son père et de sa mère,
la Minnetaki indienne, qui lui souhaitèrent la bienvenue.
«Rod, écoutez cela! lui dit Wabi, lorsqu’ils furent restés seuls
ensemble, en attendant le dîner. Durant notre absence, les Woongas ont
redoublé d’audace, mis presque en état de siège la factorerie, et tout
le monde a vécu ici des heures tragiques. Devant leurs assassinats et
leurs vols, le gouvernement leur a officiellement déclaré la guerre et a
expédié des soldats, avec ordre de les traquer et de les exterminer sans
merci!»
Les yeux de Wabi étincelaient. Après un instant, il reprit:
«Les battues et les reconnaissances ont commencé, il y a quelques jours.
S’ils ont fléchi dans notre poursuite et s’ils ont finalement abandonné
dans le ravin la proie tant convoitée que nous étions pour eux, c’est,
je n’en doute pas, qu’ils ont été, à ce moment, alertés sur leur
arrière. Mais tout ceci n’est encore qu’escarmourches. Demain, les
soldats se mettront en marche pour le grand nettoyage! Vous demeurez,
Rod, n’est-il pas vrai? Et vous vous enrôlez avec moi pour toute la
durée de la campagne...
--Je ne le puis, Wabi! Non, vous le savez bien, ma mère m’attend, et
c’est vous qui m’accompagnez. Les soldats de Sa Majesté peuvent marcher
sans vous. Venez à Détroit et persuadez à votre mère de nous laisser
emmener Minnetaki!»
Wabi prit affectueusement les mains de Rod et les serra. Mais il
répondit d’une voix rauque:
«C’est impossible. Mon devoir est ici! Minnetaki non plus ne saurait
vous accompagner. Elle n’est plus en ces lieux...»
Roderick chancela et devint tout pâle.
«Elle est en sûreté, rassurez-vous! reprit Wabi. Mais ses nerfs et sa
santé avaient été tellement ébranlés par les terribles épreuves subies
durant ces deux derniers mois, que mon père a décidé de l’éloigner
momentanément, jusqu’au terme des opérations en cours. Il aurait voulu
que ma mère fît de même, mais elle s’y est refusée.
--Et Minnetaki est loin d’ici? balbutia Rod.
--Elle est partie pour Kénogami-House, il y a quatre jours, en compagnie
d’une femme de confiance et de deux guides. Ce sont leurs empreintes que
vous avez vues marquées sur la piste.
--Alors, les petits pieds étaient bien les siens?
--Vous l’avez dit, cher ami! Restez-vous, décidément? Vous serez ainsi
le premier à la saluer à son retour.
--Je ne le puis pas. Ma mère avant tout...»
Minnetaki ne s’était point éloignée cependant sans remettre à sa mère
indienne une petite lettre, destinée à Roderick. Wabi vint la lui
apporter dans sa chambre, pour le consoler.
La jeune fille y avait écrit qu’elle serait sans doute revenue avant le
retour du jeune chasseur. Si le contraire avait lieu et si Rod était
reparti chez lui, elle le priait de ne pas oublier le chemin de la
factorerie et, une autre fois, d’amener Mistress Drew avec lui.
Au dîner, Minnetaki mère appuya plusieurs fois sur cette invitation,
qu’elle déclara reprendre à son compte. Elle ajouta, pour la grande joie
de Rod, qu’elle avait personnellement, à plusieurs reprises, correspondu
avec Mistress Drew, qui était toujours en bonne santé, et que, déjà,
elle la considérait comme une amie.
Dans la soirée, eut lieu le partage des fourrures, que le factor acquit
au nom de la Compagnie. La part de Rod, en comprenant le tiers de la
valeur des pépites d’or, s’élevait à près de sept cents dollars.
Le lendemain matin, il écrivit à Minnetaki une longue lettre, que le
fidèle Mukoki se chargea d’aller porter à la jeune fille. Puis il monta
dans le traîneau qui lui avait été préparé.
Les deux boys se serrèrent la main.
«Nous vous attendrons au printemps prochain, dit Wabi. C’est bien
convenu, n’est-ce pas? Dès que la glace se brisera.
--Oui, si je vis! répondit Rod.
--Cette fois, ce sera pour la mine d’or.
--Pour la mine d’or!
--Et Minnetaki sera ici!» ajouta Wabi, tandis que rougissait Roderick et
que l’attelage s’ébranlait.
Bientôt le traîneau filait à toute vitesse sur l’étendue blanche. Rod,
le regard fixé devant lui, songeait aux caresses maternelles qui
l’attendaient. A un moment pourtant, il détourna la tête et sa pensée se
reporta sur la piste de Kénogami-House, où de petits pieds aimés
s’étaient empreints. Le printemps était loin encore... Et des yeux du
pauvre boy deux grosses larmes roulèrent.
TABLE DES MATIÈRES
PAGES
CHAPITRE I. --LE COMBAT DANS LES MÉLÈZES 1
CHAPITRE II. --COMMENT WABIGOON LE FILS PRIT GOUT A
LA CIVILISATION 12
CHAPITRE III. --RODERICK TUE SON PREMIER OURS 21
CHAPITRE IV. --RODERICK SAUVE MINNETAKI 27
CHAPITRE V. --EN CONTACT AVEC LE DÉSERT 36
CHAPITRE VI. --MYSTÉRIEUX COUPS DE FEU DANS LE SILENCE 52
CHAPITRE VII. --LA DANSE DES CARIBOUS 63
CHAPITRE VIII. --MUKOKI DÉRANGE LES ANCIENS SQUELETTES 75
CHAPITRE IX. --CE QUE RENFERMAIT LE PETIT SAC EN PEAU DE DAIM 83
CHAPITRE X. --POURQUOI LOUP ET MUKOKI HAÏSSAIENT LES LOUPS 93
CHAPITRE XI. --COMMENT LOUP ATTIRA SES FRÈRES A LA MORT 108
CHAPITRE XII. --RODERICK EXPLORE LE MYSTÉRIEUX RAVIN 119
CHAPITRE XIII. --LE SONGE DE RODERICK 128
CHAPITRE XIV. --LE SECRET DE LA MAIN DU SQUELETTE 136
CHAPITRE XV. --SOUS L’AVALANCHE NEIGEUSE 147
CHAPITRE XVI. --LA CATASTROPHE 158
CHAPITRE XVII. --LA POURSUITE 167
CHAPITRE XVIII.--LE RETOUR A WABINOSH-HOUSE 175