L’Écriture sainte et la raison imposent à chacun des époux la stricte
obligation de rendre le devoir conjugal à l’autre lorsque la demande lui
en est faite d’une manière _expresse ou tacite_:
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D’où il résulte: 1º que c’est un péché mortel de refuser, même une fois,
sans motif légitime, de rendre le devoir à l’époux qui le demande avec
raison et instance; mais si celui qui le demande acceptait facilement
les motifs de refus et qu’il n’en résultât point de danger
d’incontinence, il n’y aurait nul péché, ou, du moins, le péché ne
serait pas mortel, à refuser une fois et même deux fois de se prêter aux
désirs de son conjoint.
2º L’un des époux ne peut pas, lorsque l’autre s’y oppose, faire une
longue absence à moins d’absolue nécessité; car une pareille absence
équivaudrait au refus de rendre le devoir conjugal et la justice en
serait gravement blessée.
§ II