. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Au théâtre, c’est le rire, la turpitude, la pompe diabolique, la perte
de temps, l’excitation de la concupiscence, la méditation de l’adultère,
le gymnase de la prostitution (_S. Chrysostome_, _H. 42_, in _Act._).
--Dans les spectacles, dit _Salvien_, il y a comme une apostasie de la
foi et une prévarication mortelle contre ses symboles et les sacrements
célestes. Quel est, en effet, le premier engagement du baptême salutaire
des chrétiens, sinon de renoncer au démon, à ses pompes, à ses
spectacles et à ses œuvres?
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Je ne pourrais, en aucune façon, excuser de péché mortel un jeune homme
qui, sans nécessité, voudrait par simple curiosité assister à des
comédies de ce genre (notablement obscènes) à moins qu’il ne fût très
timoré, et qu’il n’ait plusieurs fois fait l’expérience de n’avoir
jamais péché mortellement en y assistant.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
«Assister à des spectacles notablement obscènes pour le plaisir qui en
résulte est évidemment un péché mortel; mais si c’est seulement pour la
curiosité et la simple récréation, sans danger de consentement à la
délectation vénérienne, quelques-uns pensent qu’il n’y a que péché
véniel; mais cette décision est un peu relâchée et on doit le considérer
comme péché mortel, tant à cause du péril et du scandale qu’à cause de
la coopération à une action mortellement mauvaise.»
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
«Je n’absoudrais pas: 1º les acteurs et actrices à l’article de la mort,
à moins qu’ils ne renoncent à leur profession; 2º les poètes qui
composent des pièces pleines d’amours illicites, pour être représentées
au théâtre; 3º ceux qui concourent prochainement aux représentations
théâtrales, comme les servantes qui habillent les actrices, ou ceux qui
font profession de vendre, de louer ou de fabriquer des habits
uniquement destinés à cet usage; 4º ceux qui, en assistant aux
représentations théâtrales, donnent un grave scandale, comme seraient
des personnes bien connues pour leurs vertus chrétiennes, à moins qu’il
n’y ait grave nécessité; 5º ceux qui à cause d’une circonstance
personnelle encourent un grave danger de luxure; 6º ceux enfin qui sans
cause raisonnable assistent ordinairement à ces spectacles, quand même
ils ne courraient pas un grave danger, ou ne donneraient pas le
scandale, parce qu’une telle habitude ne peut se concilier avec une vie
chrétienne.»
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .