DU SACRILÈGE

Le sacrilège charnel, ou en tant que péché de luxure, est la violation

d’une chose sacrée par un acte vénérien ou charnel. Le sacrilège charnel

n’est pas seulement un péché contre la chasteté, mais encore contre

l’honneur de Dieu, à cause de la pollution d’une chose sacrée.

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... Le sacrilège charnel est commis par la copulation ou l’effusion

volontaire quelconque du sperme humain dans le lieu saint. Par le mot de

_lieu saint_ on entend, d’après les théologiens, tout lieu bénit par

l’évêque et destiné aux offices divins, depuis le toit intérieur

jusqu’au pavé; on y comprend aussi les cimetières. Ne sont pas réputés

lieu sacré: la sacristie, l’atrium, la tour ou clocher, ni les oratoires

privés, à moins qu’ils n’aient été élevés par l’autorité de l’évêque,

comme dans les hôpitaux, collèges et séminaires, parce qu’alors on les

considère comme de vraies églises. N’est pas non plus réputé lieu sacré

un oratoire privé non consacré ou bénit, quand même l’évêque aurait

permis d’y célébrer la messe, parce que, malgré cela, il peut, selon la

volonté du maître, être rendu à des usages profanes; ni les bâtiments

d’un monastère, les cloîtres, les officines et cellules des moines, etc.

Il est difficile cependant de concevoir que les actes vénériens

accomplis dans des oratoires privés où est célébré le saint sacrifice de

la messe n’en revêtent pas une malice spéciale. La raison et la foi

indiquent assez à tout chrétien qu’une telle circonstance doit toujours

être déclarée en confession. C’est l’avis du R. P. Concina et de Mgr

Bouvier.

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Quant à la malice des péchés de luxure commis dans le lieu saint,

regards, entretiens obscènes, baisers, attouchements, même sans qu’il y

ait danger prochain de pollution, nous pensons qu’à cause du respect dû

au lieu saint et par conséquent à Dieu, il faut déclarer en confession

la circonstance du lieu saint. C’est le parti le plus sûr.

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Quant aux objets sacrés, distincts des personnes et des lieux saints, et

consacrés au culte divin, comme: vases sacrés, linges, etc..., il est

certain que, abuser de ces objets pour la luxure, que prendre l’huile

sainte ou la sainte Eucharistie dans un dessein de luxure

superstitieuse, c’est un horrible sacrilège.

Quelques théologiens ont dit qu’un prêtre portant sur lui la divine

Eucharistie ne commet pas de sacrilège en péchant intérieurement ou

extérieurement contre la chasteté, pourvu que ce ne soit pas en mépris

du sacrement. Mais d’autres très communément disent qu’il est coupable

de sacrilège, parce qu’on doit traiter saintement les choses saintes;

or, le prêtre, dans ce cas, ne traite pas saintement, mais d’une façon

infâme le saint des saints.

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Les pornographes sacrés: La confession et les confesseurs Appendice: Pieuses exhortations, par Monseigneur Claret; Mœchialogie, par le R. P. Debreyne; Compendium; et les Diaconales, par Monseigneur Bouvier · 第 77 / 211 题