DE LA MASTURBATION CONSIDÉRÉE DANS LE SEXE FÉMININ

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La plupart des théologiens, des moralistes, des casuistes mentionnent à

peine la masturbation chez la femme comme désordre possible. Une foule

de traités _ex professo_ sur le sixième commandement n’en disent pas un

mot. _Est-il étonnant de voir, après cela, tant de jeunes prêtres très

ignorants sur cette matière?_

Nous distinguons dans les femmes trois espèces ou plutôt trois formes de

masturbation:

1º _La masturbation du clitoris_;

2º _La masturbation vaginale_;

3º _La masturbation utérine_.

1º La première forme ou le _clitorisme_, comme on dit, est le mode

ordinaire. Cette masturbation se fait surtout à l’aide du petit organe

qui s’appelle le _clitoris_, et qui, selon les médecins, est le siège ou

le principal organe de la jouissance vénérienne ou de la volupté

charnelle. Il est situé à la partie supérieure et au milieu de la vulve,

c’est-à-dire du _pudendum_. Ce petit organe, par suite d’un éréthisme

fréquent et presque continuel venant de l’écoulement ou d’une

disposition native, peut croître en de telles proportions, qu’il simule

quelquefois le membre viril. C’est de là qu’aux temps d’ignorance, est

née la fausse croyance aux hermaphrodites. C’est ainsi que des femmes

perdues et de mœurs corrompues s’efforcent d’usurper quelquefois ou

plutôt d’imiter le rôle exclusivement réservé à l’homme.

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On doit rattacher à la première forme de masturbation (page 67): celle

qui d’ordinaire se fait, non par un attouchement manuel, mais par un

mouvement volontaire quelconque du corps, soit par son extension

complète, on seulement par celle des jambes, ou la compression des

cuisses l’une sur l’autre, etc...

2º La seconde espèce ou la masturbation vaginale, moins fréquente que la

précédente, indique généralement une plus grande corruption de

l’imagination, parce que ce genre de masturbation se fait par

l’introduction ou des doigts ou de quelques instruments adaptés, que les

suggestions diaboliques ne cessent de fournir à la passion libidineuse

(autrement dits: godemichés).

3º La troisième et dernière espèce ou l’utérine, beaucoup plus rare que

les autres, mais très grave, très nuisible à la santé, surtout

désordonnée et par conséquent la plus coupable et peccamineuse, en

raison du degré de malice des circonstances plus ou moins aggravantes.

Voici comment elle procède: un chatouillement ou irritation prolongée

est produit au col de l’utérus (c’est-à-dire à la partie inférieure de

la matrice qui se trouve à l’extrémité supérieure du vagin) à l’aide des

doigts ou de certains autres instruments.

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Terminons ce chapitre par quelques mots sur la conduite du confesseur à

l’égard des personnes excessivement timides ou qu’une fausse honte

empêche de s’expliquer suffisamment sur cette matière.

Le confesseur doit d’abord montrer un air doux, facile et bienveillant.

Il engagera les jeunes personnes à dire avec simplicité tout ce qu’elles

savent sur le point en question. Il se composera convenablement afin de

ne pas paraître ému ou étonné de rien, et ne pas avoir l’air d’écouter

avec trop d’intérêt ou de curiosité. Le confesseur pourrait même dire

qu’il a entendu là-dessus plus qu’on ne pourra lui en apprendre... Pour

découvrir la mauvaise habitude, il ne faut jamais paraître en douter.

N’interrogez donc pas sur le point principal ou le fond de la chose,

mais sur l’accessoire ou quelqu’une de ses circonstances. Au lieu de

questionner les jeunes filles sur tel péché qu’on craint qu’elles ne

cachent, on doit leur faire dire combien de fois elles l’ont commis:

hésitent-elles à répondre? on leur demandera un nombre considérable,

invraisemblable, au-dessus du véritable, afin de les enhardir à en

avouer de suite un nombre moindre... Mais, un autre point que nous

croyons important, et l’expérience l’a déjà prouvé, c’est que le

confesseur ait soin de donner à certaines personnes du sexe, mariées ou

non, mais grossières et plus ou moins privées d’éducation, une courte

explication sur l’origine des connaissances pratiques qu’il possède sur

les matières du sixième commandement. Il sera bon, par exemple, de dire

qu’il a appris toutes ces choses dans les livres des médecins ou des

médecins eux-mêmes, afin d’écarter de leur esprit toute idée de surprise

ou de soupçon sur la manière dont lui est venue la connaissance de ces

détails qu’elles s’imaginent devoir être tout à fait étrangers aux

prêtres.

_Section huitième_

Les pornographes sacrés: La confession et les confesseurs Appendice: Pieuses exhortations, par Monseigneur Claret; Mœchialogie, par le R. P. Debreyne; Compendium; et les Diaconales, par Monseigneur Bouvier · 第 66 / 211 题