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Le vœu que j’exprimois, en 1853, dans les quelques lignes qui précèdent,
s’est réalisé plus complétement que je ne l’espérois. _Les Quinze joyes
de mariage_ ont conquis dans la littérature une place qu’elles ne
perdront plus. On peut dire qu’elles sont devenues un livre classique.
Elles figureront désormais dans toutes les bibliothèques, à côté de
Villon, de Marot et de Rabelais.
Ma première édition, tirée à un nombre d’exemplaires relativement
considérable, s’est placée avec rapidité. Le public en attend une
nouvelle, la voici. Je n’avois rien à changer au texte, mais j’ai
multiplié les notes: cet ouvrage ne s’adressant plus seulement à un
cercle restreint d’érudits, il a fallu aplanir toutes les difficultés
qui pourroient rebuter les lecteurs les moins versés dans la
connoissance de notre ancienne littérature. J’espère y avoir réussi.