7. Les mêmes, avec les mêmes remarques. _La Haye_, 1734, in-8.

François de Rosset étoit de bonne foi lorsqu’il annonçoit la publication

d’un manuscrit; seulement il se trompoit sur son âge. Le manuscrit dont

il s’est servi étoit très-bon, et, malgré les changements de style qu’il

crut devoir faire, son texte est le meilleur de ceux qui ont paru

jusqu’à présent. Il se rapproche infiniment de celui du manuscrit, et il

est presque complet. Les changements faits par de Rosset ne sont pas

d’ailleurs aussi considérables qu’on pourroit le croire. Le prologue

seul, que toutes les autres éditions donnent à peu près tel que nous le

reproduisons, a été entièrement défiguré par lui.

M. Brunet indique d’autres éditions: 1º _Lyon_, Claude Nourry, 1520,

in-4; 2º _Lyon_, Olivier Arnoullet, sans date, in-4 gothique; 3º _sans

lieu_ ni date, petit in-4 gothique de 47 feuillets à longues lignes, qui

diffère de l’édition in-4 sans date dont nous avons déjà parlé. Nous

n’avons pu voir ces éditions, qui contiennent peut-être des textes

différents de ceux que nous connoissons.

Les _Quinze Joyes de mariage_ ont été traduites en vers anglois et

imprimées à Londres par Winken de Worde, 1509, in-4.

Dans l’édition que nous donnons au public, nous avons tâché d’établir un

texte aussi complet, aussi correct que possible; nous avons adopté celui

du manuscrit de Rouen, dont nous possédons une copie collationnée par M.

A. de Montaiglon avec le soin qu’il apporte à tous ses travaux. A l’aide

des anciennes éditions, nous avons rétabli quelques passages et comblé

quelques lacunes. Enfin, nous avons fait tout ce qui dépendoit de nous

pour rendre à ce livre sa forme primitive. Nous donnons à la fin du

volume l’indication de toutes les modifications de quelque importance

que nous avons cru pouvoir nous permettre. Pour faciliter l’intelligence

de quelques passages, nous avons conservé diverses notes de Le Duchat

(signées L. D.) et de l’éditeur de 1837 (édit. de 1837), et nous en

avons ajouté quelques unes. Nous serons heureux si nos soins contribuent

à faire mieux connoitre un des livres les plus remarquables de notre

langue, un livre qui a exercé sur notre littérature une influence

incontestable, qui n’étoit pas inconnu à Rabelais et dont Molière s’est

inspiré.

Les quinze joyes de mariage Conforme au manuscript de la bibliothèque publique de Rouen · 第 8 / 32 题