Il passe dans une allée du bois de Boulogne, emporté par une voiture
aussi frêle qu’un ressort de montre. A ses côtés est une jeune femme,
renversée dans une mer de dentelles que paillettent çà et là des
pointes de diamants, pareils à ceux que le soleil allume sur la crête
des vagues. Il conduit lui-même. Sur son chemin, le long du lac, sur
les gazons, dans tous les coupés, ce n’est qu’un cri d’étonnement:
«Félicien avec la Maëstricht!--Cela n’est pas possible!--En êtes-vous
certain?--Comment se fait-il?--Depuis quand?» Et vous apercevez d’ici
le scintillement de tous les lorgnons, de tous les pince-nez, de tous
les binocles.
Félicien n’est ni jeune ni vieux, ni beau ni laid; il n’a jamais fait
parler de lui ni en bien ni en mal. De toutes les fleurs des pois des
clubs parisiens, c’est assurément la plus insignifiante. Pourtant le
nom de Félicien est dans toutes les bouches.
Sa réputation durera cinq minutes.