<Le théâtre représente un café, à Paris. Les quatre personnages
ci-dessus y sont groupés autour d’un bol de punch, après un dîner
excellent. Les têtes sont un peu échauffées.>
CAZENAVE. Comment! vous ne connaissez pas Toulouse?
MOI. Non, monsieur, à mon grand regret.
CAZENAVE. Est-ce possible!--Dis donc, Roucoumille; monsieur n’a jamais
vu Toulouse.
ROUCOUMILLE. Oh!!!
CAZENAVE. Il faut absolument que vous nous fassiez l’honneur de venir y
passer quelque temps.
ROUCOUMILLE. Vous ne pouvez pas vous en dispenser.
DIOMÈDE. Vous n’avez pas le droit de vivre sans connaître
Toulouse.--Garçon! un autre bol de punch!
CAZENAVE. Nous serons heureux de vous y offrir une hospitalité qui ne
soit pas trop indigne de vous.
MOI. Merci, messieurs, merci...
CAZENAVE. Nous ne sommes que de petites gens auprès de vous autres
Parisiens, mais enfin, quand nous voulons nous mêler de faire les
choses... N’est-ce pas, Roucoumille?
ROUCOUMILLE. Fiez-vous à Cazenave: il sait traiter son monde.
MOI. Je suis aussi touché qu’embarrassé de ces témoignages de
cordialité.
DIOMÈDE. Eh bien, vous seriez bien bon d’y mettre des façons; on voit
bien que vous ne nous connaissez pas.--A votre santé!