I
C’était un jeune homme très-doux.
Seulement il avait quelques idées fixes.
Il ne pouvait souffrir ni le vent, ni la grêle, ni les grosses
chaleurs, ni les grands froids, ni les enfants à table, ni les
opérettes, ni les embarras de voitures.
C’était moins un original qu’un délicat.
Il comprenait la vie à sa manière; il se la représentait comme un beau
jardin, rempli de lumière et de parfums, avec de larges parties d’ombre
et des perspectives infinies, égayé de mille chansons d’oiseaux (rien
des perroquets!), traversé d’eaux vives, et couronné d’un ciel blanc et
bleu,--le ciel des hommes doux.
On l’appelait Francis.
Il était riche; il semblait devoir être heureux, et il l’aurait été
infailliblement sans un accident qui vint l’en empêcher tout à coup.
Il se maria.