I
=Prologue.=
LE MARI. Décidément, il faut que nous prenions une bonne, ma chère amie.
LA FEMME. Crois-tu, Antonin?
LE MARI. Cela est indispensable; tu te fatigues trop, il n’y a pas de
bon sens!
LA FEMME. J’apprécie le sentiment qui t’inspire, et je t’en remercie.
La vérité est qu’il y a beaucoup à faire ici, sans que cela paraisse.
Mais réfléchis bien, mon ami. Nous avons pu nous en passer jusqu’à
présent; et l’économie...
LE MARI. Mon ministère m’a augmenté de 300 fr.; je ne puis mieux
employer cette somme qu’à te procurer un peu de soulagement. Prenons
une bonne.
LA FEMME. Eh bien, prenons une bonne.