J'aime. Voilà le fin mot de l'histoire. Et personne--surtout _lui_--ne
sait, ne doit savoir que je l'aime. Ai-je assez balancé! Me suis-je
assez payée de fausses raisons et de méchants prétextes! En ai-je
suffisamment aligné ici même, de grandes phrases et de serments et
de protestations... Tout cela pour aboutir à ce pauvre aveu de mon
impuissance: «J'aime». Que dis-je? Celui que j'aime, je l'ai toujours
aimé et je le vois bien à présent. Cette indifférence à prendre
n'importe quel prétendant, un Dussaussoy ou un autre, elle venait de ce
que, sans le savoir, mon cœur était déjà possédé de lui...