et timore excommunicationis_, p. 482.
65: Ce sont évidemment les mêmes insectes dévastateurs des récoltes que
Chasseneuz, dans la consultation ci dessus analysée, nomme _urebers_.
66: _Somme décisoire de questions ecclésiastiques_, par Jean Rochette,
avocat et conseiller à la prevosté de Troyes, imprimée en 1610; in-8º.
Saint-Foix (_Essais sur Paris_, t. I, p. 176, de l'édition de 1776)
raconte aussi le même fait, mais avec moins de détails. Grosley, dans
ses _Ephémérides_, édition donnée par Pâris Dubreil, Paris, 1811, t. I,
p. 168, a rapporté le texte latin de cette sentence.
67: _Histoire générale du Dauphiné_, Lyon, 1672, in-folio, t. II, p.
712.
68: _D. Martini Azpilcuetæ Navarri opera_, t. II, _consiliorum_, lib. V,
tit. _De sententia excommunicationis_, _consiliorum_, 52, nº 7, édition
de Venise, 1601, p. 190.
69: Il est bon de remarquer que dès le seizième siècle, un moine
espagnol de l'ordre de Saint-Benoît, Léonard Vair, dans son livre
intitulé: _De fascino libri tres_, qu'il publia à Venise chez Alde, en
1459, avait critiqué très-vivement cet usage d'excommunier les animaux.
Nous rapporterons le passage suivant d'après la traduction que Julien
Boudon a faite de cet ouvrage, et qui a été imprimée à Paris, chez
Nicolas Chesnau, en 1583: «Il y a abus, dit cet auteur, qui a cours en
quelques endroicts, lequel mérite d'estre blâmé et supprimé. Car quand
les villageois veulent chasser les sauterelles et autre dommageable
vermine, ils choisissent un certain conjureur pour juge, devant lequel
on constitue deux procureurs, l'un de la part du peuple et l'autre du
costé de la vermine. Le procureur du peuple demande justice contre les
sauterelles et chenilles, pour les chasser hors des champs; l'autre
répond qu'il ne les faut point chasser. Enfin toutes cérémonies gardées,
on donne sentence d'excommunication contre la vermine, si dans certain
temps elle ne sort. Cette façon de faire est pleine de superstition et
d'impiété; soit pour ce qu'on ne peut mener procès contre les animaux,
qui n'ont aucune raison et comme ainsi soit qu'elles sont engendrées de
la pourriture de la terre, elles sont sans aucun crime; soit pour ce
qu'on pèche et blasphème griefvement quand on se moque de
l'excommunication de l'Église, car de vouloir soubmettre les bestes
brutes à l'excommunication, c'est tout de mesme que si quelqu'un voulait
baptiser un chien ou une pierre.» (P. 315 et 316.) _Perinde et enim est
excommunicationi velle subjicere an si quis canem aut lapidem
baptizaret._ (P. 159 et 160 du texte latin.)
70: Au reste on avait abusé de l'excommunication dans bien d'autres
circonstances auxquelles elle devait rester étrangère: ainsi «il est
constant, dit un de nos plus célèbres jurisconsultes, qu'autrefois les
officiaux excommuniaient les débiteurs lorsqu'ils ne satisfaisaient
point leurs créanciers à jour préfix. Et quoique les canonistes crussent
qu'il n'était pas permis de se soumettre par convention à la peine
d'encourir les censures de l'Église, néanmoins le mauvais usage l'avait
emporté sur la raison.» (M. le procureur général Dupin, _Manuel du droit
ecclésiastique français_, p. 53.)
«L'excommunication, dit aussi M. Faustin Hélie (_Traité de l'instruction
criminelle_, t. Ier, p. 385), était l'arme habituelle de l'Église: après
avoir commencé par l'appliquer aux coupables, par en châtier les crimes,
elle s'en servit pour la défense de ses intérêts, pour étendre ses
pouvoirs; puis elle en frappa les magistrats qui résistaient à ses
prétentions ou n'apportaient pas assez de zèle à les seconder. Cette
mesure extraordinaire, qui jetait l'épouvante dans les populations,
devint l'instrument le plus redoutable de la politique de Rome; mais
elle fut à la fois la base la plus nécessaire de la justice
ecclésiastique. Il est évident que cette justice, privée des peines
temporelles, n'avait pas de sanction ni par conséquent de puissance
réelle; ce n'est que par le prestige des peines spirituelles qu'elle
acquit passagèrement une suprématie qui s'évanouit à mesure que ce
prestige s'effaça. L'excommunication fit toute la force des cours
d'Église; elles tombèrent avec elle.»
71: _Histoire de Paris_, t. VII, p. 267, note 1.
72: _Nouveaux Voyages dans l'Amérique septentrionale_, La Haye, 1703, t.
Ier, p. 80.
73: Lisboa, 1706 à 1728. Cet extrait de la _Nova Floresta_, de Manoel
Bernardes, a été reproduit dans une revue portugaise intitulée _Jornal
de Timon_, p. 386 et suiv. Lisboa, 1858, numéros 11 et 12. Un de nos
philologues les plus érudits et les plus expérimentés, M. Ferdinand
Denis, conservateur à la bibliothèque Sainte-Geneviève, nous a
communiqué cet ouvrage. Nous sommes heureux de saisir cette occasion
pour le remercier de son extrême obligeance et de son bienveillant
intérêt.
74: Horat., lib. I. _Sat._ I.
75: _Prov._ XXX, 25.
76: D. Hieron, _in illud._, _Prov._ VI, _Vade ad formicam_, etc.
77: Absalon Abbas apud Picinellum, in _Mundo symbolico_, lib. VIII, c.
X.
78: Plin., lib. XI, 36, 2.
79: S. Hieron., in _Vita Malchi_.
80: _Psalm._ XXIII, 1.