DE ROUTES.

Rue de la Harpe à la Croix de fer, logent les Charettes pour Laval,

Mayenne et Vitré en Bretagne[1].

[1] Ce chapitre commence autrement dans l’édit. précédente, où il est

le XXXVIIe, p. 57. On y trouve cet article qui manque ici: «Rue de

la Huchette aux Bœufs, logent les charettes pour la Ferté Alais, qui

partent le mercredi.»

Celles de Chartres rue Contrescarpe aux Carosses d’Orléans.

Celles de Chevreuse qui partent les Mardis et Vendredis, rue saint

Dominique du Fauxbourg saint Michel[2], à l’Ecu d’Orléans.

[2] C’est l’ancienne rue Saint-Dominique-d’Enfer, qui alloit de la rue

d’Enfer à la rue Saint-Jacques.

Celles de Montargis et de Nemours qui partent le Dimanche, rue du quay

de la Tournelle.

Celles de Beny-Briard, Cone, la Charité, saint Pierre le Moutier,

Nevers, Bourbon les Bains, Vichy, Moulins, etc., qui partent le

Mercredi, rue saint Victor aux Carosses d’Auvergne, et encore celles du

Puy, Mandre, saint Flour, Issoire, Brioude, saint Poursaint, Gagnac

Aigueperche, Riom et Clermont, qui partent le Mercredi. Enfin celles de

Montpellier, Nismes, Frontignan, Baucaire, Milhaud, Lodève, Beziers,

Narbonne et Perpignan qui partent le Mercredi.

Celles de Gournay qui partent le Vendredi, rue Montorgeuil à l’image

saint Christophle.

Celles de Senlis, Compiègne, Noyon, Chaunis, la Fère, Ham, saint

Quentin, le Quesnoy, Maubeuge, Roye, Peronne, Cambray, Douay,

Valencienne, Tournay, Bapaume, Arras, l’Isle, Rouen, Diepe et le Havre

qui partent tous les jours, rue saint Denis au grand Cerf.

Celles de Beaumont-Roger en Normandie qui partent le Mercredi, rue

Montmartre à la grosse Tête.

Celles de Dijon, Bourg en Bresse, Nuis, Baune, Chalons sur Saône, Macon,

Auxonne, Salins, Grey, Bezançon, Monbelliard, Befort, Pontarlier,

Neufchastel, Sens, Joigny, Auxerre, Noyers, saint Florentin, Ancy le

Franc, Tonnerre, Chably, Bavière, Mon-bar, Autun, Semeur, Avalon, sainte

Reine, Bar sur Seine et Mussy l’Evesque, qui partent tous les jours près

l’_Ave Maria_ à la Diligence de Lion.

Les Roüilliers[3] de Troyes et autres Villes de Champagne et de

Bourgogne, logent rue de la Verrerie à l’Image Notre Dame[4].

[3] Blegny écrit comme on prononçoit, et comme on prononce encore dans

quelques provinces. L’orthographe étoit déjà «roulier». Richelet

écrit ainsi, et l’exemple qu’il donne: «Il s’en va à Orléans avec

les rouliers», indique que les rouliers ne prenoient pas seulement

des marchandises dans leurs charrettes, mais des voyageurs à qui

manquoit l’argent nécessaire pour aller par le carrosse de voiture,

les messageries ou le coche.

[4] Cette auberge existoit encore avec la même enseigne et la même

destination à la fin du XVIIIe siècle. C’est là que descendit la

fameuse Mme de La Mothe lorsqu’elle vint de Troyes à Paris pour

commencer ses intrigues, dont l’affaire du Collier fut la plus

scandaleuse.

Ceux d’Anvers, de Lorraine et d’Allemagne, rue d’Arnétal au Chariot

d’or, qui partent le Mardi et quelquefois le Mercredi.

Ceux de l’Isle, Tournay, Douay, Arras, Maubeuge et Guise en Picardie,

même rue au Mouton, qui partent le Jeudi.

Et ceux de Compiègne, Peronne, la Ferre, etc., même rue à la Croix de

Lorraine, qui partent le Samedi.

Rue saint Denis aux deux Anges, logent les Charrettes de Montmirel, de

la Ferté Gauché et du Bois Commun, qui partent le Vendredi.

Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 2/2 · 第 84 / 232 题