M. l’Hermineau Brodeur du Roy, demeure aux Galeries du Louvre[12].

[12] Il occupoit ce logement des galeries depuis 1663; il y mourut en

1694. L’abbé de Marolles, dans _Le Livre des Peintres_, etc., édit.

G. Duplessis, p. 87, accorde ce détestable vers à cet artiste de la

broderie:

Larmino, grand brodeur, le fut aussi du Roy.

Les autres Brodeurs qui travaillent pour Sa Majesté[13] et pour la Cour,

sont Messieurs de la Croix rue Neuve Saint Martin, Quenain rue

d’Enfer[14], etc.[15]

[13] Le roi, outre L’Hermineau, avoit deux brodeurs ordinaires.

[14] «M. Quenain, fameux brodeur, demeure rue d’Enfer, au faubourg

Saint-Michel.» Édit. 1691, p. 63.

[15] Il faut placer parmi ceux que Blegny ne nomme pas, Moignon,

«excellent brodeur», comme l’écrit Duché dans une note de ses

Pensées, à la suite des _Préceptes de Phocylide_, 1693, in-12, p.

118, après avoir dit: «Vous êtes jeune, Lisandre, bien fait,

bruyant, effronté, vous avez un habit brodé par Moignon, un carrosse

du bon faiseur...»

Les Sieurs Thierry, Frères[16], fameux découpeurs, demeurent rue

Tirechappe, et devant saint Mederic.

[16] «Qui découpent les étoffes en perfection.» _Id._, p. 60.

Pour les Habits de Théatre et de Balets, voyez l’article des Passetemps

et Menus Plaisirs.

M. du Mont près les Quinze Vingts qui fait très bien les Habits

ordinaires, travaille aussi par excellence aux Habits de Theâtre et de

Balets.

Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 2/2 · 第 21 / 232 题