OCTAVE FEUILLET

Octave Feuillet vient de mourir à l'âge de soixante-neuf ans. Il

produisait encore; mais il y avait déjà quelques années que l'on

n'attendait plus de lui une révélation nouvelle de son talent.

C'est le malheur des artistes qui vieillissent de ne plus piquer la

curiosité des générations qui poussent. Elles sentent qu'ils ont déjà

donné le meilleur de leur esprit; que tous les ouvrages qui sortiront de

leur plume ne feront que répéter, avec des variations plus ou moins

brillantes, ceux qu'ils ont autrefois marqués de traits distinctifs.

J'ai vu Mme Sand, en ses dernières années, pondre à chaque trimestre

avec une régularité merveilleuse le roman accoutumé; on le lisait

encore; on n'en parlait pas. Il n'excitait ni passion ni controverses.

Tous les critiques l'annonçaient au public avec une sorte de déférence

aimable; plus d'éreintements ni de querelle. Un grand apaisement s'était

fait autour de ses oeuvres et de son nom.

J'imagine que pour un écrivain de premier ordre ce doit être là une

phase très pénible à traverser; qu'il doit parfois lui prendre des

envies de s'écrier comme Calchas: «Trop de fleurs! trop de fleurs!» Ces

louanges indifférentes risquent de l'exaspérer plus que n'avaient fait

les attaques passionnées subies à la glorieuse aurore des débuts. Mme

Sand, elle, planait au-dessus de ces misères.

Il ne semble pas que M. Octave Feuillet en ait pris si paisiblement son

parti. Il a cherché à diverses reprises à renouveler sa manière; il n'a

cessé d'affronter le théâtre, le seul endroit où le respect dû aux

vieilles illustrations ne les préserve pas d'un échec; je suis convaincu

que cette nervosité, dont tout le monde parle, n'était pas seulement

congéniale; elle était entretenue, avivée, douloureusement avivée par ce

goût, par cet appétit, qui était chez lui extraordinairement délicat, de

séduire le public, de le posséder, de le retenir...

Il y avait chez lui de l'instinct de coquetterie. Célimène ne songe qu'à

grouper autour d'elle des empressements et des adorations; imaginez

Célimène vieillissante; quel chagrin! quel désespoir! M. Feuillet, qui

voyait le public lui échapper et se tourner vers d'autres, a éprouvé

quelque chose de cette mélancolie qui a attristé la fin de quelques

grands artistes.

Il était d'une sensibilité prodigieuse: la moindre piqûre, la moindre

critique, alors même qu'on la ouatait des compliments les plus aimables,

s'enfonçait au plus vif de son être et lui arrachait des tressaillements

de douleur. J'en parle, hélas! savamment. Comme il a beaucoup écrit pour

le théâtre et que tout ce qu'il y a donné n'a pas également réussi, j'ai

plus d'une fois été obligé de signaler dans ces oeuvres, toutes pleines

de coins charmants, les défauts que j'avais cru y voir. Il me tenait

pour un ennemi, et cet homme d'infiniment de sens et d'esprit demandait

à ses amis et aux miens quel motif j'avais de le persécuter. Il était

convaincu que je poursuivais en lui le familier des réceptions de

Compiègne. J'avais beau protester que je ne me souciais point de

politique, et que je préférais une belle oeuvre signée d'un bonapartiste

à quelque rogaton servi par un républicain, il aimait mieux n'en rien

croire.

Je n'ai eu que deux fois le plaisir de le voir: il était venu chez moi

me remercier de feuilletons qui l'avaient surpris et charmé, car il ne

s'y attendait point. C'était bien l'homme qu'a si joliment peint

Alphonse Daudet en deux coups de crayon: long, fin, nerveux, de manières

exquises, une préoccupation de mondanité sous laquelle on sentait vibrer

et palpiter des fibres d'artiste. Il parlait d'un ton posé, avec une

douceur lente; le visage et la voix étaient chez lui d'une séduction

irrésistible. Je lui assurai que je n'étais jamais plus heureux que

lorsqu'il me fournissait un prétexte à le louer sans restriction; je lui

contai naïvement, et avec cette chaleur que je porte dans tout ce que je

dis, mes impressions à la lecture de ses premiers romans. Il eut l'air

de me croire, et je pense qu'en effet il s'en alla convaincu de ma bonne

foi. Mais il était méfiant; au premier coup d'épingle, il oubliait tout

pour ne sentir que l'affreuse douleur de la déchirure.

Je ne lui mentais point cependant, en lui disant l'admiration que nous

avions sentie pour ses premières oeuvres. Bien qu'à l'École normale nous

fussions passionnés, et très exclusivement passionnés pour Balzac et

Stendhal, il nous restait encore de quoi goûter Feuillet, dont la jeune

renommée était (vers 1850) dans tout l'éclat de son premier

épanouissement. Il me souvient d'un roman de lui, _Bellah_, qui me

paraît fort oublié aujourd'hui; il a fait nos délices. Il y avait là des

scènes de gaieté soldatesque, dont je n'ai plus, depuis, retrouvé

l'équivalent dans aucune des oeuvres qui ont suivi. Octave Feuillet me

paraissait y avoir déployé un sens du comique, qu'il a remisé ensuite,

le jugeant sans doute peu en harmonie avec l'extérieur de sa personne et

le genre de son talent.

C'était l'époque aussi où il avait coup sur coup, dans la _Revue des

Deux-Mondes_, publié avec un succès prodigieux tous ces proverbes qui

devaient plus tard être portés presque tous au théâtre: _la Crise, le

Cheveu blanc, le Pour et le Contre, le Village, la Fée, la Clé d'or_. En

France où l'on juge tout d'un mot plaisant, on a appelé M. Feuillet le

petit Musset des familles et l'on crut sérieusement avoir défini, dans

cette formule, la manière de M. Octave Feuillet.

La vérité, c'est que si, au lieu de s'arrêter aux apparences, on avait

pénétré jusqu'au fond de ces proverbes, si on les avait examinés dans

leur essence, on se serait aperçu que ces prétendues glorifications de

la morale bourgeoise étaient, au contraire, des plaidoyers en faveur de

la passion. Le moraliste disait aux jeunes gens: «Aimez, puisque vous

avez un coeur; et faites des bêtises, puisque c'est le lot de tout

homme, mais faites-les avec votre femme, et arrangez-vous pour qu'elle

soit votre maîtresse.» Et il disait ensuite aux jeunes femmes: «Vous

avez des caprices, rien de plus naturel, de plus avouable, de plus

charmant même; passez-les avec votre mari. Il y a presque toujours dans

votre vie une heure de crise où votre imagination s'envole autour d'un

idéal vaguement entrevu. Vous avez droit à posséder cet idéal; mais ne

vous dérangez pas, vous l'avez là, sous la main, c'est votre mari. Il ne

s'agit que de le regarder avec d'autres yeux, vous réaliserez votre rêve

et resterez vertueuses.»

C'est la morale du plaisir ajustée aux exigences du ménage. De devoir,

il n'en est pas question dans les proverbes d'Octave Feuillet. Je ne lui

en fais pas un reproche. Car ce sont des petits chefs-d'oeuvre. Mais ce

qui m'amuse, c'est de voir qu'on les a mis entre les mains des femmes et

des jeunes filles, comme des conseillers de vertu. Je ne sais pas

d'ouvrages au théâtre qui soient mieux faits, au contraire, pour inviter

doucement les femmes à la passion. Car enfin, si le mari décidément

n'est pas l'idéal rêvé, comme il faut que la crise ait son cours, où

croyez-vous qu'elle aboutisse?

***

Ces proverbes établiront la réputation d'Octave Feuillet; mais le

meilleur de sa gloire n'est pas là.

Il a écrit le chef-d'oeuvre du roman purement romanesque, et, de ce

chef-d'oeuvre, il a tiré une pièce qui est également un des

chefs-d'oeuvre du genre romanesque au théâtre: _Le Roman d'un jeune

homme pauvre_.

C'est, je crois, de tous les ouvrages du maître, celui qui durera le

plus longtemps. Il repose sur une donnée qui est aussi vieille que

l'humanité et qui ne s'éteindra qu'avec elle. Tant qu'il y aura des

hommes sur la terre, on prendra du plaisir à voir des rois épouser des

bergères et par contre on aimera à voir un jeune homme paré de toutes

les qualités du coeur, de tous les dons de l'esprit, mais pauvre,

inspirer de l'amour à une jeune fille aussi noble, aussi spirituelle que

lui, mais riche; la refuser précisément à cause de cette fortune,

jusqu'au jour où il est vaincu dans sa résistance, où ces deux êtres

jeunes et beaux, dignes l'un de l'autre, s'épousent enfin, unis par la

toute-puissance de l'amour. Remarquez que c'est le sujet des _Fausses

confidences_, une des plus délicieuses comédies de Marivaux, un sujet

que l'on reprend tous les siècles sous une nouvelle forme.

Jamais on ne fera mieux que _le Roman d'un jeune homme pauvre_. C'est

d'une imagination riante et le style est d'une fluidité merveilleuse.

Les personnages vivent, bien qu'ils vivent dans le bleu, et ceux même

qui ne jouent qu'un rôle épisodique sont d'une charmante fantaisie. Rien

de plus délicieux que cette vieille douairière bretonne qui rêve la

reconstruction d'une cathédrale gothique.

M. Octave Feuillet a bien des fois depuis traité des thèses romanesques.

Il a écrit en ce genre beaucoup d'ouvrages, qui sont pleins d'agrément;

aucun ne vaut, ni pour la force de la conception, ni pour la belle

ordonnance du récit, ni pour la grâce des épisodes, ni même pour le

charme du style, cette oeuvre maîtresse, qui demeurera au jour de la

postérité son plus beau titre de gloire.

A côté du _Roman d'un jeune homme pauvre_, on peut placer _Dalila.

Dalila_, c'est le roman de passion. M. Octave Feuillet s'est plu souvent

à peindre la femme perverse, tourmentant l'homme faible et annihilant

l'artiste qui est tombé entre ses mains. _Dalila_ est le chef-d'oeuvre

de ce genre. Le succès en a été énorme autrefois; la pièce a été plus

d'une fois reprise, toujours avec succès; il y a là un rôle de

princesse, qui est une des conceptions les plus fortes de l'auteur. Elle

est de tempérament impétueux et violent, facile à s'amouracher, plus

facile à se déprendre, hautaine, impertinente, dédaigneuse, et

cravachant avec rage tous ceux qui se trouvent sur le chemin d'une de

ses fantaisies et lui barrent la route. C'est une figure inoubliable.

M. Octave Feuillet s'est repris plus d'une fois à peindre ce caractère,

dont la _Petite comtesse_, une oeuvre exquise, semble être la première

ébauche.

Je ne sais pourquoi le bruit s'était répandu que M. Feuillet ne pouvait

écrire que des romans et des pièces à l'eau de rose: car la _Petite

Comtesse_ et _Dalila_ sont des ouvres de jeunesse. Mais que voulez-vous?

on l'avait nommé le _Musset des familles_, et vous savez la force d'une

légende.

Il voulut réagir contre cette légende, qu'il trouvait avec raison fausse

et absurde. C'est alors qu'il entreprit d'écrire des ouvrages plus

pimentés de sujet et de forme, et nous devons à cet effort _M. de

Camors, Julia Trécoeur_ dans le roman, _Mont joie_ et un Roman parisien

dans le drame.

Aucun de ces ouvrages n'est aussi complet en son genre que l'était dans

le sien le _Roman d'un jeune homme pauvre_. Toute la première partie de

_M. de Camors_ est admirable d'énergie sombre; on dirait pour le reste

que la main de l'écrivain s'est lassée. Les deux premiers actes de

_Montjoie_ sont peut-être ce qu'il a écrit de plus achevé: c'est une

pure merveille. Le drame ensuite tourne court et le dénouement est si

piteux, qu'à la dernière reprise qui en a été faite la pièce n'a pu se

maintenir longtemps sur l'affiche. Il y a deux belles scènes dans _Un

roman parisien_, mais l'oeuvre ne se tient pas, et je ne crois pas

qu'elle puisse jamais être remontée.

C'est _Julia Trécoeur_ qui, de ces quatre ouvrages, donne le mieux la

sensation d'une oeuvre achevée et parfaite; il plane sur tout ce récit

une mystérieuse horreur, et le dénouement en est d'une mélancolie

grandiose. Mais le roman me semble manquer de variété; les personnages

semblent non des êtres vivants, mais des ombres transportées dans le

brouillard vers une fatalité inexorable.

Il serait inutile de passer en revue les innombrables ouvrages échappés

de cette plume féconde. Tous peuvent se rattacher à l'un des trois types

que nous avons caractérisés. Je ne ferai d'exception que pour le

_Sphinx_, parce que M. Octave Feuillet, dans cette pièce de forme

romanesque, mais très passionnée, avait mis en présence l'un de l'autre

les deux types de femme qu'il a partout reproduits avec des variantes de

visage et de costume, et qui étaient représentées au Théâtre-Français

par deux admirables artistes: Mme Croizette et Mme Sarah Bernhardt. Ce

fut entre les deux comédiennes un duel auquel tout Paris s'intéressa: la

palme resta à Mme Sarah Bernhardt; mais personne n'a oublié la scène

effrayante d'agonie que M. Octave Feuillet avait ménagée à sa rivale.

M. Feuillet n'avait pas, nous dit M. Daudet, le mal du style dont

meurent quelques-uns de nos auteurs contemporains. Je ne puis que l'en

louer. Il écrivait une langue facile, harmonieuse, d'une élégance très

mondaine; mais, sous cette élégance, il cachait beaucoup de force et

même beaucoup de fougue. Il aimait à représenter des gens du monde qui

dérobaient sous un masque impassible de mondanité froide ou légère des

passions ardentes et parfois brutales. Eh bien! lui aussi il jetait sur

les emportements et les fureurs qu'il avait à peindre d'aimables glacis

de style qui ont fait illusion sur son tempérament d'artiste.

C'était un affiné et un nerveux, homme de bonne compagnie et qui voulut

partout, toujours et quand même, rester de bonne compagnie. Ce fut là

son originalité propre. Il sentait avec une vivacité singulière; mais il

exprimait ses sensations en homme bien élevé et résolu à être bien

élevé.

Aussi y a-t-il un désaccord dans sa manière quand il aborde les sujets

qui font craquer le vernis des bienséances. Il est lui-même,

c'est-à-dire aimable, harmonieux, distingué sans fadeur, quand il nous

peint son jeune homme pauvre.

Francisque Sarcey.

[Illustration: A L'HOTEL-DES-INVALIDES.--La décoration du 1er janvier]

[Illustration: THÉÂTRE DU GYMNASE.--«L'Obstacle», pièce en quatre actes,

de M. Alphonse Daudet. La scène d'explications entre Didier (M. Duflos)

et Madeleine (Mlle Sisos) dans le jardin du cloître des Dames-Bleues

(troisième acte).]

VOYAGE

SUR

LA PLANÈTE MARS

IL se passe en ce moment des choses tout à fait extraordinaires sur

notre voisine la planète Mars. On s'en occupe un peu partout dans le

monde de la science. Un certain nombre de nos lecteurs peuvent s'y

intéresser. Sans autre préambule, transportons-nous directement sur ce

petit monde et décrivons les phénomènes qui viennent d'être observés

cette année dans sa géographie.

I

Depuis quelques années déjà, nous avions été tous assurément fort

surpris de voir que les lignes droites qui traversent ses continents et

mettent en communication mutuelle toutes ses mers se dédoublent en

certaines saisons. Que sont ces tracés rectilignes? Des canaux? On le

croit, en général, et pourtant comment s'expliquer des cours d'eau se

traversant les uns les autres? Il y a là un immense réseau de lignes

droites plus ou moins foncées. Seraient-ce des crevasses? Elles changent

de largeur. De la végétation? C'est bien rectiligne. Des Brouillards,

des brumes? L'explication est difficile. Mais elle devient plus

difficile encore lorsque nous voyons ces lignes énigmatiques se

dédoubler en certaines saisons. Aucun phénomène terrestre ne peut nous

mettre sur la voie de l'explication.

Or voici que cette année ce ne sont pas seulement les canaux qui ont été

vus dédoublés, mais encore des lacs et des mers!

Le lac du Soleil, par exemple, est une petite mer intérieure fort

remarquable, située à l'intersection du 90e degré de longitude et du 25e

degré de latitude australe (voy. fig. 1). Il mesure 17 degrés de

longueur sur 14 de largeur, soit 1,020 kilomètres sur 840, c'est-à-dire

que sa superficie est un peu supérieure à celle de la France. Sa forme

est presque circulaire, souvent allongée de l'ouest à l'est. Eh bien, ce

lac a été vu cette année nettement séparé en deux parties distinctes,

comme par un banc de sable ou par un pont gigantesque (voy. fig. 4).

On pourrait penser un instant que c'est peut-être un nuage qui s'est

posé dessus. Mais l'hypothèse est insoutenable, parce qu'un nuage ainsi

rectiligne, immobile et durable, serait déjà un phénomène, ensuite parce

que justement de chaque côté de la séparation on voit cette année une

sorte de prolongement du lac, et que le canal qui aboutit à cette région

est également dédoublé, ainsi qu'un autre petit lac voisin auquel on a

donné le nom de lac Tithonius.

Il y a plus, ce grand lac du Soleil se montre souvent rattaché à une mer

voisine et à des eaux environnantes par trois affluents, dont deux en

haut et à gauche ont reçu les noms d'Ambrosia et de Nectar. Or, cette

année, on n'a vu ni l'un ni l'autre de ces deux affluents, seulement le

troisième, et l'on en distingue quatre autres, ce qui change toute la

configuration de ce pays! Que l'on en juge, du reste, par les dessins

que nous reproduisons ici.

Afin que nos lecteurs puissent se rendre compte exactement des

changements observés, nous mettons sous leurs yeux les cartes de ces

régions, d'après les meilleures observations, celles de M. Schiaparelli,

directeur de l'Observatoire de Milan.

Voici d'abord (fig. 1) l'état de 1877. Le lac est circulaire, un

affluent le rattache à droite, au petit lac du Phénix, et un second

affluent, plus large, mais plus pâle, le relie en haut à la mer

australe. L'auteur a examiné cette région avec un soin tout spécial,

parce qu'elle différait déjà sensiblement des dessins faits par Dawes,

Lockyer et Kaiser en 1802 et 1804: le lac était alors ovale, allongé

dans le sens est-ouest.. Au contraire, en 1877, il était «parfaitement

circulaire, avec le bord légèrement ondulé», et quelquefois même il

paraissait plutôt allongé dans le sens vertical. De plus, en 1802 et

1803, en voyait un large affluent relier à gauche le lac à l'Océan

voisin. Au lieu de cela, l'observateur milanais vit la place tout à fait

nette et découvrit en 1877 le petit cercle inscrit sous le nom de

Fontaine du Nectar.

L'Illustration, No. 2497, 3 Janvier 1891 · 第 2 / 25 题