Oui, mademoiselle--madame sans doute. Car votre grâce était l’aînée de

ma naïveté, et je ne trouverais plus de bonne aujourd’hui qui voulût me

mener jouer aux Tuileries avec un petit cerceau sous le bras. Je suis

trop galant, d’ailleurs, pour vous dire combien d’années enjambe mon

amoureuse mémoire pour remonter jusqu’à ce souvenir. Sachez seulement

que j’ai fièrement attendu pour vous faire cette déclaration tardive, ô

délicieuse écuyère d’antan, rondelette personne qui m’avez ouvert la

porte des géhennes du désir. J’y ai fait un terrible voyage d’où je sors

grillé comme une demi-douzaine de saint Laurent (sans compter ceux de

l’Ardèche). Mais je ne vous en veux pas, au contraire. Car c’est pour

rêver encore à vous et évoquer cette vision également fatale à mon repos

et à mes écus, que je me rue, chaque année, à toutes les fêtes foraines

pour y voir passer, dans la poussière des pistes et le parfum du

crottin, les petites demoiselles en maillot rose juchées sur de gros

chevaux soufflants, et dont la jupe flotte, battue de l’air comme une

cloche ou comme une tulipe, tantôt penchée, tantôt retroussée par le

vent.

VII

LA STATUE

Dans un coin savamment mystérieux du grand parc dessiné par Le Nôtre,

sous un dôme de hautes verdures soutenues par des troncs pareils aux

colonnes d’un temple, en plein silence et isolée des larges avenues par

où passait la gaieté des promeneurs, la femme de marbre toute nue

rêvait, son carquois sur le dos, une façon de nymphe du temps de Houdon

et dans le sentiment de son école. Était-ce un chef-d’œuvre? Il me

semble bien me rappeler que non, mais je me souviens aussi que ce corps

insensible avait d’étranges morbidesses et revêtait les couleurs rosées

de la vie quand la lumière penchante du couchant le venait baiser,

tamisée par l’épaisseur des feuillages. De sa nuque aux retroussis épais

quelques mèches révoltées descendaient caresser, sur son épaule, la

barbe immobile des flèches. L’image posait presque complètement sur une

des jambes, l’autre étant détendue et légèrement relevée, si bien que la

saillie d’une des hanches se développait dans une ferme abondance de

chair et que le nombril oblique et plissé en accent circonflexe avait

l’air d’une hirondelle lointaine s’enfonçant dans la blancheur des nues.

On n’en prenait pas un soin religieux et, dans tous les replis de la

pierre, de fines mousses avaient glissé leur velours, mais ces symptômes

de vétusté et d’abandon n’étaient pas pour lui ôter rien de sa poésie.

Or, je venais passer, tous les ans, la première semaine d’octobre dans

cette propriété magnifique qui, des hauteurs de Saint-Ouen, descendait

alors jusqu’à la Seine; c’était la fin de mes vacances d’écolier, et mon

père m’accompagnait dans cette dernière étape du repos chez un de ses

plus anciens amis. J’imagine que tout cela est plus ou moins saccagé

aujourd’hui et ne voudrais pas le revoir pour tout l’or du monde. La

nymphe de marbre qu’il me plaisait d’appeler, en ce temps-là, Eucharys,

ne vit peut-être plus que dans ma mémoire.

* * * * *

Mais je ne crois pas qu’elle s’en efface jamais. Car c’est à elle, je

l’avoue, que remonte l’histoire de mes amours, j’entends de mes

impressions vraiment voluptueuses et charnelles, et c’est à ses pieds

que, adolescent brûlé d’inconscientes fièvres, j’ai connu les premiers

frissons du désir. Certes j’avais eu de très vives tendresses pour de

petites amies d’enfance, pour ma cousine Guillemette surtout, mais

imprégnées d’une telle innocence et comme perdues dans un vague très

doux. Ce n’était qu’une façon de bien-être profond que j’éprouvais

auprès d’elles, au toucher de leurs habits, au son argentin de leur

voix, quelque chose d’ardent et de pur et de chastement voilé sous les

ailes blanches de l’âme. C’est que jamais, croyez-le bien, aucune de mes

petites camarades, pas même Guillemette, ne m’était apparue dans le même

costume qu’Eucharys. A celle-ci seulement je dus la perception des

formes féminines dans leur splendeur dévêtue, et ce me fut une source

d’émotions nouvelles inoubliables et profondes. Tout ce qu’avait mis de

païen en moi la Nature d’abord, qui ne m’a pas fait naître en mon temps

véritable, puis l’âme des vieux poètes grecs et latins dont j’étais

trempé jusqu’aux moelles se réveillait, en moi, devant cette idole; il

me semblait que, dans mon souffle oppressé, brûlait l’encens des

antiques sacrifices: comme des hymnes sacrés, les vers de Théocrite me

montaient aux lèvres avec une musique mystérieuse et lointaine; et, dans

les feuillages recueillis comme pour une résurrection, j’entendais

frémir l’âme du vieux Pan, pleurer la plainte immortelle des naïades et

passer le spectre de Narcisse au front couronné de fleurs alanguies.

Tout m’était mythologie renaissante dans cet affolement de mes sens

avivés par les détresses automnales, et mes flancs battaient autour de

mon cœur en braise comme des soufflets qui en ravivaient le feu.

* * * * *

Dangereuse et puissante ivresse dont je m’enivrais longuement, sorti de

grand matin, avant tout le monde, pour la venir goûter sous les regards

impassibles, comme ceux du nénuphar à l’œil toujours grand ouvert sur le

front tranquille des eaux, de la déesse de marbre, sous le sourire

énigmatique de ses lèvres toujours froides, dans le mystérieux

enveloppement de son attirante insensiblité! Et le soir aussi, échappé

du lit où l’on me croyait depuis longtemps, je revenais la contempler

dans l’apothéose d’argent fluide où la noyait la lune descendant pour

elle, à travers une large échancrure des frondaisons, des profondeurs

cœruléennes du zénith. Dans cette lumière mystique, Eucharis

m’apparaissait plus belle encore, de larges clartés baignant la rondeur

puissante de ses formes et de petites étoiles blanches s’allumant au

sommet des flèches de son carquois. Et tout ce que la nuit met

d’angoisses délicieuses aux âmes jeunes et vierges, tout ce que la

langueur immortelle verse de doux et de sacré aux veines que n’a pas

appesanties le sang fangeux de la débauche, je le sentais en moi

impérieux et puissant dans cet anéantissement de mon être devant le

spectre divin de la Beauté. Que de baisers perdus les brises déjà plus

fraîches ont cueillis sur ma bouche! Je posai mon front brûlant sur le

pied mousseux de la statue et j’aurais voulu en entrer les ongles dans

ma chair.

* * * * *

Et mes premiers vers chantaient en moi. Ceux que Fromentin connut plus

tard et qui me valurent l’amitié de George Sand.

Les dieux ont fait de toi la naïade immobile

Des lacs froids et profonds sous l’ombrage dormants,

Où le choc des bois morts que l’automne mutile

Seul éveille parfois quelques tressaillements.

Les grands chênes, autour de cette onde tranquille,

Tordent leurs bras avec de sourds gémissements.

La bise les flagelle, et leur plainte inutile

Semble de mon amour redire les tourments.

Mon cœur est comme un chêne aux ramures plaintives

Qu’un vent mystérieux flagelle sur tes rives,

Beau lac d’amour qui dors un sommeil sans pitié.

Et, durant que la ronce ensanglante mon pied,

Un sourire, pareil aux nénuphars moroses,

Seul fleurit sans baisers tes lèvres toujours closes.

Ainsi je me lamentais, bégayant encore la seule langue que j’eusse voulu

parler jamais!

O souvenir des octobres d’antan que le souffle de l’octobre qui vient me

rapporte, comme une feuille tombée des grands arbres du vieux parc de

Saint-Ouen! De mes innocentes amours avec Eucharys il m’est demeuré une

impression de la femme qui ne s’est jamais complètement effacée, et

toute maîtresse a été, plus ou moins, pour moi, la statue mystérieuse

que j’ai adorée d’un culte tout païen, l’image sacrée d’une déesse ayant

revêtu les grâces mortelles de l’immortelle Beauté, un être aux pieds de

qui j’ai rêvé plein de désirs et de terreurs, portant dans mon sein

toutes les lâchetés d’un cœur d’esclave. Je n’ai jamais cherché sous

leur front une pensée qui me semblait plus haute que les miennes et

perdue peut-être dans les nimbes olympiens, non plus que je n’ai cherché

dans leur poitrine les battements d’un cœur qui n’y était peut-être pas.

J’ai vécu dans la contemplation sereine des formes, dans l’adoration

quelquefois muette, souvent éperdue, du corps féminin en qui s’abîme

tout ce qui m’est souvenir et espérance, le regret de la vie écoulée et

la foi toute orientale en d’autres vies possibles dans une immortalité

d’amours charnelles. Et mes vers d’à présent disent, comme ceux

d’autrefois:

Fleuris dans mon esprit, ô fleur de volupté,

Fleur du rêve païen, fleur vivante et charnelle,

Corps féminin qu’aux jours de l’Olympe enchanté,

Un cygne enveloppa des blancheurs de son aile.

L’amour des cieux a fait chaste ta nudité:

Sous tes contours sacrés la fange maternelle

Revêt la dignité d’une chose éternelle,

Et, pour vivre à jamais, s’enferme en la Beauté.

C’est toi l’impérissable en ta splendeur altière,

Moule auguste où l’empreinte ennoblit la matière,

Où le marbre, fait chair, se façonne au baiser.

Car un Dieu, t’arrachant à la chaîne fragile

Des formes que la Mort ne cesse de briser,

A pétri, dans tes flancs, la gloire de l’argile!

VIII

MONSIEUR PACAUD

J’y fais un dernier voyage, à ce charmant pays du passé.

_Extremum hunc, Arethusa, mihi concede laborem._

J’ai pour excuse, à ce goût désordonné pour les pèlerinages, mon âge

d’abord, qui n’est plus celui des godelureaux qui entrent dans la vie

avec la mémoire grande ouverte comme un tiroir vide, puis cette

automnale saison qui est celle des méditations tendues vers les joies

abolies. Ce ciel de cuivre des couchants trop tôt venus dans la journée

ne sonne-t-il pas, pour vous comme pour moi, la fanfare silencieuse des

amours anciennes et des anciens bonheurs? L’horizon m’apparaît alors,

dans ce jaune déclin du soleil traversé de nuées que chevauchent de

fantastiques cavaliers, comme une chasse lointaine qui passe avec des

rumeurs d’hallali dans l’air fouetté de feuilles mortes. Ce sont mes

anciens rêves, mes désirs d’autrefois qu’emporte la croupe échevelée des

chimères, tandis que la nuit descend où je les irai rejoindre un jour,

chasseur attardé moi-même que l’ombre surprend au bord du chemin de ses

premières tendresses. Une chanson d’antan me monte aux lèvres:

Temps mélancolique d’automne,

J’adore, pour me souvenir,

Ton jour pâlissant qui s’étonne

De voir le soir si tôt venir.

D’un regard perdu j’aime à suivre

Le vol pensif de mes regrets,

Vers des couchants rayant de cuivre

La chevelure des forêts,

Et, blanches parmi les fumées

De tes horizons incertains,

A voir passer les bien-aimées

De mes rêves déjà lointains!

* * * * *

Quand je me demande avec sincérité, creusant dans le jardin fleuri de

mon enfance, quand je commençai d’aimer, je finis toujours par découvrir

que j’ai aimé toute ma vie. Je me rappelle à merveille une fessée que je

reçus, avant l’âge de six ans certainement, pour m’être caché dans la

chambre d’une vieille demoiselle dont j’étais épris, dans le but

inavouable d’assister à sa toilette du soir. Elle me découvrit sous les

rideaux de son lit et me livra impitoyablement au bras séculier de mon

père. Il était trop tard: car j’avais assisté à quelques menus exercices

de cavalerie hydraulique où le spectacle de ses charmes m’avait été

donné dans un sonore barbotement d’eau. Je me souviens parfaitement de

ce que je vis. C’était copieux et c’était rose. Je ne regrettai pas les

claques que je reçus sur le derrière à cette occasion, et puisque cette

méchante personne fut sans égard pour ma passion, je proclamerai qu’elle

s’appelait Zoé et était nièce du curé d’une des plus importantes

paroisses de Paris, voire de la plus mondaine. Elle venait, tous les

ans, chez ma grand’tante, à la campagne, avec son oncle, qui, lui aussi,

était rose et copieux. Ce qu’on appelle: air de famille n’est pas

toujours un vain mot.

Ce début laborieux dans la carrière de séducteur ne me découragea pas.

J’obtins d’autres fessées pour avoir été familier avec la gouvernante de

ma grand’tante et avec la petite fille du jardinier. Je ne sais pas où

j’ai la mémoire placée, mais ces mauvais traitements y sont restés

gravés à travers les temps. Tout cela n’était au fond que des

amourettes. Ma première passion sérieuse ne me vint que vers neuf ans,

dans une maturité relative; mon cœur, exercé par ces escarmouches,

était prêt à livrer enfin un grand combat. Je ne vous compromettrai pas,

Madame, qui avez aujourd’hui mon âge; mais l’univers entier, que j’aime

à croire composé de mes lecteurs, sauf quelques peuplades insignifiantes

et quelques hommes politiques sans importance, saura que vous aviez

alors la plus délicieuse tête blonde qu’on pût rêver, que vous sembliez

une gerbe de blé céleste où votre bouche étincelait comme un coquelicot

au soleil, où vos yeux semblaient deux bluets perdus dans la moisson.

Oui, certes, je révèlerai à ce monde recueilli qui m’écoute, à

l’exception d’une douzaine de Patagons et de quelques députés, que vous

étiez un rêve vivant, un bouquet qui marche comme la forêt de Macbeth,

un écrin animé où vos petites dents sonnaient dans votre voix comme des

perles qui s’égrènent... O Ma... dame--j’allais dire votre petit nom et

ajouter: idole de mon âme! comme dans _Guillaume Tell_. Mais je suis

bien trop discret pour cela. Maintenant, si quelqu’un devine comment

vous vous appelez, ce ne sera vraiment pas ma faute.

* * * * *

Nous avions un professeur en commun qui faisait aussi la classe à trois

petites cousines de mon adorée. Ce m’est vraiment une occasion

merveilleuse de donner un mot de souvenir à ce premier maître. Car,

l’instruction passant pour le plus grand des biens dans tous les

discours officiels, je ne dois à personne autant qu’à ce bon M. Pacaud

qui quittait religieusement, trois fois par semaine, son école

d’Evry-sur-Seine pour me venir donner des leçons d’écriture et de

géographie, en compagnie de ces demoiselles. Avant de pénétrer dans

notre salle d’études, il ne manquait jamais de passer par la cuisine où

il se chauffait les mains, de grosses mains rouges et tourmentées comme

des sarments de vigne, au grand feu devant lequel tournait déjà la

broche, ces choses mémorables se passant une heure environ avant le

dîner. De cette fumigation, M. Pacaud rapportait à ses doigts une odeur

de rôti qui augmentait encore notre appétit et nous faisait paraître sa

conférence plus longue encore. C’était un homme d’aspect austère et très

commun, mais excellent et d’une patience à toute épreuve. Nous étions

remarquablement inattentifs à ses paroles, mais il se résignait

volontiers à ne parler que pour lui-même, parce qu’il trouvait qu’il

parlait très bien et avait grand plaisir à s’entendre. Un peu d’orgueil

était son seul défaut. Ainsi à l’église, le dimanche, où il jouait du

serpent, il ne manquait jamais de partir avant les chantres et de

terminer son accompagnement longtemps après eux, pour bien faire

comprendre qu’il était fort capable de faire un solo. Rarement il nous

donnait des pensums, mais ils étaient terribles. C’était invariablement

un verbe composé d’une phrase entière comme celle-ci: «Je suis puni

pour avoir fait la grimace à ce bon M. Pacaud».--«Tu es puni pour avoir

fait la grimace... etc.» ou bien: «Je sais à présent que Londres n’est

pas la capitale de l’Allemagne».--«Tu sais à présent... etc.» C’était

d’un ennui et d’un long! Quand il nous collait une de ces punitions

redoutables, il prenait machiavéliquement son menton entre les ongles de

sa dextre et nous regardait en dessous de ses gros sourcils

broussailleux et grisonnants avec un air qui signifiait: Eh! eh! voilà

qui ne vous fait pas rire!

* * * * *

Il nous était interdit formellement de nous corriger mutuellement nos

devoirs avant son arrivée. Mais par quoi se trahirait et se

manifesterait un amour naissant et passionné sinon par une révolte

complète contre toutes les lois divines et humaines? Le Titan raillant

les dieux jusque sous leur foudre est l’image fidèle de l’homme vraiment

épris. Ma... bien-aimée n’avait pas le génie de l’orthographe, lequel

est d’ailleurs bien moins essentiel à une femme que la beauté. Toute la

syntaxe, y compris la règle des participes et la conjugaison des verbes

irréguliers, pour de jolis nénés et des hanches noblement arrondies

suivant les impeccables décrets de la statuaire antique! Je vous vendrai

quand vous voudrez un lot complet d’exceptions et d’exemples de langage

pris dans les meilleurs écrivains pour un mollet un peu haut, comme je

les aime. Que voulez-vous! Ce n’est pas l’âme de Burnouf, mais celle de

Léandre qui habite ma poitrine. Donc elle faisait pas mal de fautes,

l’adorable créature, et, comme elle était très inhabile à les réparer,

c’est moi qui, mon canif à la main, un canif arrondi qui enlevait très

bien les lettres, sans mordre trop avant dans l’épaisseur du papier, qui

corrigeais ses bévues avant que M. Pacaud les vînt constater.

Ce jour-là (elle avait encore moins de génie qu’à l’accoutumée), elle

avait écrit: _comédie_ avec un _q_. Et quel _Q_! modulé avec amour et

netteté par une plume caressante. Le temps pressait... le maître allait

venir. Je sortis mon instrument bien vite et me mis à l’œuvre pour faire

place nette au _C_ que je méditais. Mais, par quel miracle? M. Pacaud,

entré sournoisement, était déjà derrière moi, sans que personne eût

pensé à me pousser le coude pour m’en avertir. On ne rôtissait pas

probablement à la cuisine ce jour-là. Il mit sa lourde main sur mon

épaule.

--Qu’est-ce que vous faites-là, Monsieur? me dit-il sévèrement.

Je balbutiai; j’étais tout rouge.

Lui, d’un ton dégagé, celui d’un homme qui ne veut pas s’attarder à un

incident sans portée, reprit d’une voix calme, mais gouailleuse, très

ingénue d’ailleurs et sans malice:

--Vous en serez quitte pour conjuguer trois fois le verbe: «Je suis

châtié pour avoir gratté le _Q_ de mademoiselle Ma...

Il s’arrêta net, en devenant plus rouge que moi-même. Mais sans se

troubler et en ébauchant simplement une pantomime d’excuse vers la cause

vivante et souriante de mon malheur:

--Non! au fait! Vous mettrez: «Pour avoir gratté le mien!»

Et il ajouta:

--Vous, mon gaillard, les femmes vous en feront faire de belles.

C’était un rude prophète que M. Pacaud.

TABLE

AVANT-PROPOS.

I

PROFILS PERDUS

I George Sand 3

II Théophile Gautier 21

III Philothée O’Neddy 51

IV Émile Deschamps 69

V Français 79

VI Achard 87

VII Émile Villemot 95

VIII Amédée Cantaloube 103

IX Henry Forneron 111

X Arsène Houssaye 119

XI Jeanne Thilda 127

XII Thérésa 135

XIII Armandus Silvestris 143

XIV Le café Guerbois 151

XV Agar 181

XVI Les Pierrots 189

II

LES VILLES LOINTAINES

I A Toulouse 199

II A Bruxelles 221

III A Anvers 229

IV A La Haye 235

V A Bruges 243

VI A Agde 251

VII A Orange 257

VIII A Saint-Cloud 263

IX A l’Odéon 269

III

INTIMITÉS

I Ange Bosani 277

II Le souper d’Hernani 285

III Toiles de fond 291

IV Coin de salon 297

V Dominica 305

VI Amours équestres 311

VII La Statue 317

VIII M. Pacaud 325

1318.--Poitiers, Imprimerie Blais, Roy et C??, 7, rue Victor-Hugo.

Au pays des souvenirs · 第 15 / 15 段