En 1843, un certain nombre de cultivateurs et de producteurs de laines
se réunirent à Senlis pour délibérer spécialement sur les besoins de
cette branche de l'industrie agricole. L'assemblée, avant de se séparer,
émit le voeu que tous les ans eût lieu un congrès d'Agriculture, où l'on
agiterait toutes les questions relatives à l'agronomie et à la
production agricole. Par suite de cette décision, le congrès central
d'Agritore de 1844 a tenu dernièrement ses comices à l'orangerie du
Luxembourg, sous la présidence de M. le duc Decazes.
Dans le but d'accélérer le travail, une commission permanente, composée
de pairs, de députés, de membres du conseil général d'Agriculture, avait
d'avance divisé toutes les questions que le congrès aurait à discuter en
deux grandes catégories, celle des _besoins et intérêts généraux_, celle
des _besoins et intérêts spéciaux_. Par suite de cette division
préalablement arrêtée, dès le premier jour plusieurs commissions se sont
formées pour s'occuper d'un grand nombre de questions dont nous citerons
seulement les plus importantes. Ainsi elles ont traité de l'enseignement
agricole, du crédit foncier, des irrigations, du morcellement de la
propriété. La question des céréales, celle des vins, celle des lames,
des graines oléagineuses, des bestiaux, des chevaux, des sels, préparées
dans ces commissions, ont tour à tour été soumises aux discussions du
congrès.
Assurément ces réunions sont pour ceux qui les composent un plaisir fort
innocent; elles ont cependant à nos yeux un inconvénient que nous devons
signaler, parce qu'il n'est pas sans gravité: c'est de gêner, d'entraver
l'action du gouvernement, qui trouvera sur ses pas la coalition de ces
intérêts prohibitionnistes, toutes les fois qu'il voudra présenter à
l'approbation des Chambres une loi qui aurait pour but d'abaisser nos
tarifs et de faciliter, par l'accroissement des échanges, le double
essor de la production et de la consommation. Les hommes les plus
influents de ces congrès par leur position sociale ou politique, pairs,
députés, membres des conseils généraux, se trouvent moralement engagés à
soutenir de nouveau, dans les assemblées législatives dont ils font
partie, les doctrines restrictives qu'ils ont fait prévaloir dans ces
congrès agricoles, ou tout du moins à priver l'administration supérieure
de l'appui qu'elle aurait eu droit d'attendre de leurs lumières. Des
hommes honorables et dont la rapacité, éprouvée dans des fonctions
importantes, ne saurait être révoquée en doute, engagent ainsi
quelquefois au service de l'erreur une volonté qui ne devrait servir que
les intérêts de la vérité et des doctrines dont la pratique peut seule
donner au pays le degré de force et de richesse qui lui manque encore.
De l'agriculture proprement dite à l'horticulture, la transition est
facile, on pourrait même dire qu'elle est naturelle. Aussi, quelques
jours après que les agronomes eurent quitté le Luxembourg, les
jardiniers, ou pour mieux dire les horticulteurs, car il n'y a plus de
jardiniers comme il n'y a plus d'apothicaires, les premiers ayant été
remplacés par les horticulteurs comme les seconds par les pharmaciens,
les horticulteurs, disons-nous, ont pris possession de l'orangerie du
Luxembourg et y ont apporté toutes leurs merveilles, merveilles d'autant
plus remarquables que rarement on avait vu une saison plus
malencontreuse pour la culture des fleurs.
Aussi tous les visiteurs de cette exposition printanière du _Cercle
horticole_ ont-ils admiré les beaux camélias et les magnifiques
rhododendrons de M. Maillet, les jacinthes de M. Tripet-Leblanc, les
roses de M. Roblin et de M. Margottin. M. Jacques, jardinier du roi a
Neuilly, avait envoyé une fort jolie collection de plantes de printemps,
parmi lesquelles les muguets et les primevères figuraient au premier
rang. M. Martine avait exposé, de son côté, des plantes étrangères
nouvellement introduites en France et qui paraissaient pour la première
fois dans nos expositions horticoles.
Nous avons parlé du M. Paillet, a qui le jury a décerné un prix
d'honneur fondé en faveur de celui qui exposerait les plantes à la fois
les plus nombreuses, les plus variées, les plus rares et les plus
intéressantes, ce sont les termes du programme. A côté de M. Paillet,
qu'on peut regarder avec raison comme le vainqueur de ce concours, sont
venus se placer MM. Cels frères, dont le nom se rattache depuis
longtemps à tous nos progrès dans l'horticulture. Les plantes tropicales
qu'ils avaient envoyées à cette exposition faisaient, et à juste titre,
l'admiration de tous les connaisseurs. Une place à part doit être donnée
à M. Modeste Guérin, de Belleville qui a été récompense par le jury pour
ses plantes de serre tempérée. Rien de plus gracieux, de plus beau que
les sujets qu'il avait envoyés au Luxembourg.
La même distinction a été accordée aux bruyères de M. Rousseau et aux
azalées de M. Souchet fils, de Ragoulet. Ce dernier y avait d'autant
plus de droits qu'il ne s'était pas seulement occupe de la culture des
fleurs. Lui seul avait envoyé des fruits, des fraises de primeur.
Les légumes, cet autre produit de nos jardins, brillaient par leur
absence, sauf cependant les haricots. Les personnes qui sont friands de
ce légume n'apprendront sans doute point sans intérêt qu'un horticulteur
de Batignolles en avait exposé cent vingt-quatre variétés.
Parmi les objets qui peuvent être regardés comme appartenant plus
spécialement à l'industrie horticole, on remarquait surtout les poteries
de M. Follet, ces vases si gracieux qui imitent toutes les formes, celle
du vase étrusque, de la lampe, du candélabre, et que leur beauté comme
leur élégance appelle à figurer bientôt dans tous les appartements.
Cette exposition horticole est la première qui ait encore eu lieu cette
année 1844. A ce titre on lui devait dans l'_Illustration_ une mention
toute particulière. Bien plus, sous une apparence assez futile, ces
exhibitions cachent un but plus élevé, plus positif. Dans une ville
comme la capitale de la France, le commerce des fleurs est loin d'avoir
atteint ses dernières limites. Non-seulement il est susceptible de
grands développements encore, mais il peut s'élever aux proportions
d'une branche d'industrie aussi intéressante que lucrative. A Gand, dont
la population ne dépasse pas 100,000 individus, il se fait annuellement,
en fleurs, pour plus de trois millions d'affaires. Pourquoi Paris, dix
fois plus grand, dix fois plus peuplé que la capitale de la Flandre
occidentale, ne donnerait-il pas lieu à un commerce trois à quatre fois
plus considérable?
Courrier de Paris.
Nous avons eu, depuis quelques jours, à pleurer plus d'un mort
regrettable; les uns ont laissé après eux, comme le lieutenant général
comte Pajol, le souvenir d'une vie éclatante; tout le pompeux et bruyant
cortège des grandes existences et des grandes renommées les a suivis et
accompagnés jusqu'à la tombe; les drapeaux flottants, les tristes
fanfares, le roulement lugubre des tambours voilés, les croix et les
cordons, les faisceaux, l'escorte militaire, la longue file des voitures
armoriées, et la foule se pressant au passage de ces splendeurs
terrestres si voisines du néant.--Les autres, pour avoir vécu avec moins
de bruit, pour être morts avec plus de modestie, n'en laissent pas moins
une mémoire douloureuse et chère, où revit tout l'honneur d'une
existence marquée par la distinction du talent et par la pureté du
caractère.--Ainsi presqu'en même temps que le brillant et héroïque
général de l'empire, un homme modeste, un simple artiste, frappé
subitement, rendait le dernier soupir. Sans doute, sa dépouille mortelle
n'a pas reçu les splendides témoignages qui ornent les trépas fameux,
mais il y avait dans les regrets profonds et nombreux qui se pressaient
autour du cercueil de l'artiste, dans l'attestation que les éloges et
les larmes de ses amis et de sa famille donnaient de sa vie laborieuse,
honorable, intelligente, et de sa bonté, je ne sais quoi de plus
touchant et de plus désirable que toutes les magnificences possibles.
L'homme ainsi pleuré avait été un des artistes les plus distingués de
l'empire et de la restauration, et jusqu'en ces dernières années,
Jacques (Nicolas), peintre en miniature, avait conservé sa réputation en
même temps que toute la vigueur et toute la finesse de son talent:
privilège que ne gardent pas toujours, dans l'âge avancé, les artistes
naguère les plus forts et les plus habile; au temps de la jeunesse et de
la maturité! Décadence prématurée qui a jeté la désolation dans plus
d'une âme de peintre ou de poète! ruines douloureuses! spectacle
attristant du corps survivant à l'esprit, de l'oubli précédant le
silence de la tombe! cruel et amer regret d'un talent vaincu par la
vieillesse, que du moins Nicolas Jacques n'a pas ressenti.
Il était né à Nancy en 1780. Des revers de fortune l'obligèrent à
quitter sa famille de bonne heure et à chercher ailleurs un sort plus
favorable. A treize ans, Jacques arriva à Paris, sans appui, sans
argent; à treize ans, remarquez-le bien, c'est-à-dire dans un âge encore
tout voisin de l'enfance, Jacques puisa dans son malheur et dans
l'honnêteté de ses sentiments naturels, une force et une résolution qui
de l'adolescent tirent un homme; déjà son goût pour la peinture s'était
éveillé; il en suivit la pente, et par je ne sais quel heureux coup de
fortune, le pauvre enfant parvint à entrer dans l'atelier de David. Là,
il étudia avec ardeur sous l'oeil du maître, et le maître le distingua
bientôt. David rêvait pour Jacques la brillante renommée du peintre
d'histoire.
Les études persévérantes, les remarquables progrès de l'élève semblaient
promettre de justifier bientôt ce rêve bienveillant par une heureuse
réalité; mais la pauvreté était là qui frappait tous les matins au
chevet du jeune artiste; la pâle pauvreté lui conseilla de quitter les
songes et les horizons infinis, pour se borner à une partie de l'art
moins éclatante, mais plus propice aux bourses désertes et aux affligés.
Jacques quitta la grande toile pour la miniature.
Isabey lui donna des leçons, Isabey, le peintre élégant des fins visages
et des gazes légères; Jacques devint bientôt l'égal de ce maître et
partagea son crédit et son succès Les célébrités de ce temps guerrier
allèrent ainsi d'Isabey à Jacques, du pinceau de Jacques au pinceau
d'Isabey; rois, reines, héros de la victoire et de la guerre, héroïnes
de la grâce et de la beauté. Jacques eut affaire à toutes les renommées
de cet âge héroïque, aux plus redoutables comme aux plus charmants; pas
un doux nom, pas un nom illustre ne manque à l'honneur de son pinceau:
Joséphine, Hortense, la princesse Borghèse, Bernadotte, le grand duc et
les princesses de Bade, Cherubini, mademoiselle Mars, dont Jacques a
laissé un admirable portrait, qui lui valut, en 1810, la grande médaille
d'or impériale. Que sais-je encore? Cuvier, madame de Lavalette, le
général Foy, Benjamin constant, les princes de la branche aînée, les
princes de la maison d'Orléans, mademoiselle Rachel; et, ici même, les
lecteurs de _l'Illustration_ ont pu voir un portrait de l'amiral
Dupetit-Thouars reproduit d'après une excellente miniature du
regrettable artiste.
Ce long et persévérant succès, qui suivit Jacques dans tout le cours de
sa vie, ne fut que la juste récompense d'un talent plein de conscience
et de délicatesse: dans un genre où l'habileté tient trop souvent lieu
d'étude et de science, Jacques sut apporter les pures traditions du
dessin correct et savant; sa manière offrait une alliance exquise de la
sévérité du goût antique, restauré par David, avec la finesse et la
grâce du pinceau d'Isabey.
Jacques ne fut pas seulement un remarquable artiste: il fut un excellent
homme, doux, bienveillant, amoureux de son art, plein de sentiments et
d'affections intimes, d'une rare modestie qui laissait aux autres le
soin de deviner tout ce qu'il valait; il avait gardé ces traditions de
politesse exquise qui s'en vont de jour en jour et qu'il faut
regretter.--Jacques comptait,--bel éloge!--beaucoup d'amis sincères; les
plus illustres artistes l'estimaient et l'aimaient; tous, amis et
artistes, lui ont donné un adieu triste et cordial; et tous
s'accordaient à dire, autour de sa tombe, qu'il était difficile d'être
plus regrettable et d'avoir été meilleur.--Et si l'on s'étonne que nous
ayons parlé si longtemps d'un modeste peintre en miniature, nous
demanderons qui donc mérite mieux l'attention que ces hommes de probité
et de coeur qui ont fait leur situation et se sont élevés par la lutte
et le travail; nous demanderons qui donc est plus digne d'être loué, au
moment de la mort, que ces âmes simples et candides qui ont employé leur
vie à prouver beaucoup de talent et à sembler, eux seuls, ne pas s'en
apercevoir.
Telle est la vie, tel est Paris; on quitte une tombe pour aller saluer
un berceau; on se détourne d'une douleur et l'on rencontre un plaisir;
la couronne de fleurs riantes croît à côté de la couronne de deuil, et
le rire côtoie les larmes.
Nous voici au Théâtre-Italien, c'est-à-dire dans la vie insouciante et
mondaine, dans la vie qui se croit éternelle parce qu'elle sourit et
qu'elle se pare de coquetterie et de plaisir. O mes frivoles
Parisiennes! de ces frais bouquets, combien seront encore parfumés
demain? laquelle de ces guirlandes qui ornent votre front ne sera pas
fanée? lequel de ces sourires, laquelle de ces jeunesses, laquelle de
ces beautés vivra dans dix ans?
Cependant nous n'entrons pas dans la salle; nous en sortons, au
contraire. La représentation vient de finir: Lablache et Grisi ôtent
leur rouge; Persiani a reçu son ondée, son déluge, son cataclysme de
_bravi_ et de couronnes. La toile est baissée, le lustre éteint,
l'orchestre muet; l'ouvreuse met sa clef dans sa poche et empile ses
petits bancs, et la foule se retire lentement par les étroits corridors
et les vastes escaliers.
[Illustration: La sortie du Théâtre-Italien.]
La sortie du Théâtre-Italien est une seconde représentation d'un genre
différent, mais plus varié, plus piquant, plus curieux que la véritable
comédie dont nous venons de voir la fin.--C'est à ce moment de la sortie
du Théâtre-Italien qu'il est bon de prendre sa place, et de se donner la
récréation d'un intermède divertissant: que de fatuités plaisantes! que
de prétentions ridicules! que de douairières affectant des airs de
printemps! que de Thersytes qui prennent des attitudes d'Achilles! que
de Vulcains qui se croient des Mars et des Apollons! Mais à côté de
cette fantasmagorie grotesque, le pied fin, le regard vif et prompt, le
sourire enivrant, la jeunesse, la coquetterie, la beauté, les secrets
mystères, les coups d'oeil furtifs, le goût exquis, la molle élégance,
toutes les grâces et toutes les séductions dangereuses, rien n'y manque.
Cette foule charmante et parée s'abrite sous les hauts péristyles: les
diamants étincellent, les fleurs brillent de leur éclat diapré et
répandent leurs parfums; le velours, la soie, sont jetés par une main
courtoise sur les blanches épaules pour les garantir du froid et les
abriter; on s'agite, on se regarde, on s'interroge, on se donne de
charmantes petites poignées de main, souvent bien traîtresses; on
s'extasie sur la cavatine de Grisi; on se pâme d'admiration au nom de
Persiani; mille propos, mille riens, mille signes s'échangent et
circulent; à demain! à ce soir! que vous êtes jolie! quelle robe,
divine! bonsoir, cher! adieu, très-chère! ne m'oubliez pas! oui! non! je
vous attends!... et tous les petits complots et les petits crimes qui se
préparent tout bas, pour le lendemain, et s'ourdissent à l'oreille.
Cependant le chasseur, le groom, le valet de pied, s'écrient: «Voilà la
voiture de madame!» Et madame passe d'un pied léger à travers la foule
qui s'entr'ouvre, et dit: «Qui est-ce? La connaissez-vous? il me semble
que je l'ai déjà vue quelque part!» Mais déjà madame est bien loin,
emportée par ses chevaux rapides. Ici, on se jette, dans le simple
fiacre, là dans l'humble citadine; plus loin, on tente le pavé d'un pas
économe et prudent, et s'il n'est pas trop orné de boue ou de pluie, on
y risque sa chaussure; et ainsi, cette multitude disparaît peu à peu,
les uns à pied, les autres à cheval; ceux-ci sur les coussins d'un
agréable équipage, ceux-là sur la semelle de leurs bottes et de leurs
souliers. Bientôt tout est dit; on n'entend plus que les derniers
bruissements d'un fiacre retardataire, mourant peu à peu et s'éloignant
sur le pavé des rues voisines... Et soudain tout ce monde éclatant a
disparu, tout le bruit merveilleux a cessé, et le noir fantôme du
Théâtre-Italien rentre dans son silence, dans sa solitude et dans sa
nuit.
Puisque, nous en sommes aux cavatines, annonçons le prochain retour à
Paris de madame Manuel Garcia; il y a dix-huit mois que madame Garcia
nous a quittés pour nos voisins de l'_entente cordiale_; depuis dix-huit
mois, l'heureuse cantatrice fait les délices de Londres; ce nom de
Garcia porte bonheur! Ici, c'est la Russie qui s'y laisse prendre; là,
et de l'autre côté du détroit, l'Angleterre s'y abandonne avec délices;
madame Manuel Garcia a conquis à Londres des succès presque aussi
éclatants que ceux obtenus à Saint-Pétersbourg par sa cousine Pauline
Garcia.
--Notre parti est pris; dès que madame Manuel Garcia sera de retour,
nous nous garderons bien de lui permettre de nous abandonner désormais.
Assez de Londres comme cela! songez un peu à Paris, s'il vous plaît,
madame.
On assure que M. Victor Hugo se présente aux élections du neuvième
arrondissement pour remplacer M. Galis, député démissionnaire; encore un
poète qui déserterait la poésie pour la politique; pourquoi cette
désertion funeste? nous ne manquons pas de députés: les députés
pullulent: c'est une graine qui abonde et surabonde; elle pousse dans
tous les sillons, dans tous les chemins, sous tous les pavés! Mais la
graine de poète est rare. Pourquoi s'aventurer dans les champs
infertiles du Palais-Bourbon? cette graine féconde et précieuse
fleurit-elle dans les railways et sous les locomotives? Non, elle y
meurt! Croyez-moi donc, poète, restez poète, et ne donnez pas un démenti
à Dieu, qui vous a doué du plus beau don et du plus enviable!
M Pasquier, grand chancelier, a été dangereusement malade depuis deux
mois; ses amis avaient de l'inquiétude; M. le chancelier annonce un bal
pour le courant du mois prochain, un grand bal politique bien entendu;
c'est un certificat de santé qu'il se donne.
[Illustration: partition musicale--Polka.]
Le dernier des Commis Voyageurs.