AU CIRCUIT D'AUVERGNE

Les critiques dont le choix du circuit d'Auvergne a été l'objet, à cause

des difficultés, des périls même, disait-on, de ses différences de

niveau et de ses virages nombreux et excessivement courts--nous en avons

donné à deux reprises, dans de précédents numéros, des vues

saisissantes--ces critiques se sont trouvées heureusement peu justifiées

par l'épreuve éliminatoire des voitures françaises qui a été courue, le

16 juin, sans accidents sérieux.

[Illustration: Le garage en plein air, près des tribunes, pour les

voitures des spectateurs.]

[Illustration: Le tableau d'inscription du classement des concurrents

pendant la course.]

Mais l'Automobile-Club avait pris toutes les précautions imaginables,

sans ménager ses efforts ni ses frais, élevant des balustrades de bois

dans toute la traversée des villages, construisant ici une passerelle

qui permettait aux piétons de passer d'un côté à l'autre de la route

en toute sécurité, édifiant là de véritables ponts de bois sur lesquels

les voitures de la coupe franchissaient les voies ferrées, remblayant le

côté extérieur des tournants pour les rendre possibles, sinon faciles,

westrumitant le sol pour éviter la poussière, bref, faisant du tracé de

ce circuit une véritable piste d'autodrome.

De leur côté, les conducteurs concurrents l'avaient longuement étudié et

pratiqué. Ils ont pu l'aborder, le jour de l'éliminatoire, avec autant de

hardiesse que de sûreté et il en est résulté une épreuve d'un intérêt

pratique considérable pour l'industrie automobile. Les voitures n'y ont

pas atteint le «cent» à l'heure, qu'elles auraient toutes dépassé de

beaucoup en palier, mais elles ont fait plus de 70 kilomètres de moyenne

(Théry: 72 kil. 500) en obligeant tous leurs organes, du moteur aux

pneumatiques et de l'arbre de direction aux freins, à subir le maximum

de fatigues violentes et d'usure, et en indiquant par là même avec

quelque précision leur force de résistance.

[Illustration: Une vendeuse de programmes en costume auvergnat.]

[Illustration: Au pesage: la voiture de Théry poussée sur la bascule.]

[Illustration: Au contrôle de Laqueuille: l'horloge à minutes pour

assurer l'espacement des voitures.]

[Illustration: Théry (1er sur voiture Richard-Brasier) exécutant en

vitesse le virage de Rochefort.]

[Illustration: Un démarrage foudroyant.]

[Illustration: Duray (3e sur voiture de Dietrich) s'allongeant sur la

route.]

[Illustration: Sizsz (5e sur voiture Renault) recevant sa fiche de

contrôle au poste de Rochefort.]

[Illustration: Caillois (2e sur voiture Richard-Brasier) dépassant

Fournier (sur voiture Hotchkiss) arrêté devant les tribunes de

Laschamp.]

L'Illustration, No. 3252, 24 Juin 1905 · 第 16 / 32 题