I
Sur les hauteurs boisées qui dominent le village d’Héricourt-en-Caux,
une jeune femme, à la fin d’un après-midi du mois de septembre 1800,
était assise sur un banc de pierre, à côté de la porte d’un vieux
château, dont le faîte ardoisé restait encore empourpré, dans les
clartés expirantes du jour, des derniers feux du soleil couchant.
Tout était silence autour d’elle.
Le parc qui s’étendait au loin derrière le château, les bois qui le
séparaient du village et à travers lesquels elle en apercevait à ses
pieds les toitures, l’antique église dont le clocher émergeait d’entre
les arbres déjà jaunis à leur cime par les premiers vents de l’automne,
semblaient s’être endormis dans la sérénité mélancolique du soir. Le
seul bruit qui arrivait jusqu’à elle était le bruit monotone et berceur
d’une petite rivière, la Durdent, qui coule au fond de la vallée dans un
lit étroit entre des rives gazonnées, et va se jeter dans la mer à
quelques lieues de là. Le crépuscule voilait de brume la terre et le
ciel, et lentement la nuit venait.
L’attitude de cette femme, ses mains croisées sur ses genoux, son front
penché comme écrasé sous la masse lourde de ses cheveux blonds,
l’expression de ses yeux noirs et profonds, qui semblaient éteints dans
un amer désenchantement, alors qu’à l’ordinaire ils trahissaient les
ardeurs d’une âme passionnée, et éclairaient d’une vive flamme le plus
exquis visage, tout révélait qu’elle était tombée, à la faveur du soir
et du silence, en une de ces rêveries maladives auxquelles s’abandonnent
volontiers les natures impressionnables, sous l’action des circonstances
extérieures, quand elles ne parviennent pas à les dominer.
A quoi rêvait-elle? Pour le deviner à coup sûr, il eût fallu connaître
sa vie passée. Mais, quand on saura qu’elle avait vingt-huit ans, qu’en
conséquence elle devait avoir connu les joies et les douleurs qui sont
le lot de toute existence humaine, on croira volontiers que sa rêverie
s’alimentait de souvenirs, et si l’on veut se rappeler que la Révolution
finissait à peine; qu’on sortait d’un temps de cruelles épreuves et de
sanglantes horreurs; que les jours qu’on venait de vivre avaient été
affreux; que ceux qui venaient excitaient encore des appréhensions, des
incertitudes, des angoisses, on comprendra pourquoi la captivante beauté
de ce visage s’assombrissait en ce moment de toute la tristesse que
peuvent mettre sur les traits le regret d’espérances brisées et la
perspective décevante d’une destinée manquée ou compromise.
A l’improviste, elle fut tirée de sa méditation. A quelques pas d’elle,
dans l’avenue qui du village montait vers le château, le sable criait
sous des pieds qui l’écrasaient. Elle se redressa d’un brusque mouvement
où apparaissait le désir de ne pas être vue ainsi triste et accablée, et
d’une voix soudain raffermie, elle cria:
--Est-ce-vous, Clément?
Et, comme on ne lui répondait pas, elle se leva; alla droit du côté d’où
venait le bruit qui l’avait troublée et regarda. Sous ses yeux
s’étendait, blanche entre les arbres, l’avenue que déjà le crépuscule
enveloppait de ses teintes grisâtres. Seul sur le chemin désert, un
homme s’avançait vers elle.
En une minute, elle l’eut dévisagé.
De haute taille, large d’épaules, alerte et vigoureux, vêtu d’une lévite
brune ouverte sur un gilet clair rayé de bleu, chaussé de bottes à la
russe dont les tiges cachaient les bords du pantalon de même couleur que
la lévite, coiffé d’un chapeau en feutre noir à ailes étroites, rien en
lui n’eût attiré l’attention si sa figure, à l’expression fière et
révélatrice d’une origine au-dessus du commun, n’eût fait un saisissant
contraste avec le désordre, l’usure et le débraillé des vêtements
souillés de boue et la misère inscrite sur ses chaussures éculées
couvertes de poussière. Tandis que la démarche et les traits étaient
d’un aristocrate, la tenue, au contraire, ressemblait à celle des
innombrables vagabonds qui, depuis quelques années, parcouraient les
routes, arrêtaient les diligences, détroussaient les voyageurs, et dont
le nombre attestait le désarroi de la police et son impuissance à
rétablir en France la sécurité.
Surprise par l’apparition de cet inconnu, la jeune femme demanda:
--Que voulez-vous, Monsieur? Qui êtes-vous?
Mais, au lieu de répondre à cette question, lui-même interrogea, une
supplication dans l’accent.
--Depuis huit ans, suis-je donc si changé, chère Clary, que vous ne me
reconnaissez pas?
La jeune femme se pencha pour mieux voir, et, bouleversée, éperdue,
tremblante, elle s’écria:
--Vous, Albert, vous?
--Oui, moi, Albert de Saint-Frémont.
--Mais, que venez-vous faire ici, malheureux?
--Chercher un asile pour quelques heures. Je suis proscrit, fugitif.
Accusé d’avoir trempé dans le complot de la machine infernale,
poursuivi, traqué par les limiers de la police, j’ai quitté Paris voici
deux jours avec l’espoir de gagner Saint-Valéry et de trouver là les
moyens de passer en Angleterre. Mais dure a été la route. J’ai marché
sans relâche, presque sans manger. Je succombe à la fatigue, je ne peux
aller plus loin. Alors, je me suis rappelé que ce château se trouvait
sur mon chemin, qu’autrefois j’y fus reçu comme un ami, comme un fiancé,
que la belle jeune fille qui l’habitait alors avec ses parents m’avait
promis de m’attendre, et je suis venu non pour lui rappeler des
promesses dont le temps, une longue absence, mes malheurs l’ont déliée,
mais pour la supplier de me donner provisoirement un abri. Si vous ne
consentez à me recevoir, Clary, je suis perdu.
Elle croisa les mains dans un geste désespéré. Elle pliait sous la
douleur qui s’emparait d’elle, et, la voix brisée, elle murmura:
--Vous recevoir! C’est, hélas! impossible. Je ne suis pas seule ici. Mon
mari y habite avec moi. Il est absent depuis quelques jours; mais on
annonce son retour pour ce soir, et s’il vous trouvait dans sa maison,
il vous livrerait. Il est tout dévoué à Bonaparte.
Albert s’était redressé:
--Votre mari! Vous vous êtes donc mariée malgré vos engagements?
Il y avait un reproche dans ce cri.
--Ne vous hâtez pas de me blâmer, continua Clary. Si je vous ai
sacrifié, si j’ai dû feindre de vous oublier, c’est qu’on m’a
contrainte; oui, contrainte, il y a six ans de cela. Mon père, accusé de
complicité avec les émigrés, avait été arrêté; traduit devant le
tribunal révolutionnaire, il allait être conduit à l’échafaud. Résolue à
le sauver où à périr avec lui, je me décidai à aller solliciter sa grâce
à Paris. Je ne connaissais personne parmi les puissants du jour. Mais on
m’avait recommandée au conventionnel Clément Javarin.
--Clément Javarin! Un terroriste! un régicide! s’écria Albert. Vous
osâtes vous adresser à ce scélérat!
--Je n’avais pas le choix. Et puis, il était notre compatriote, député
de notre département; nous l’avions connu dans des jours plus heureux.
Pour toutes ces causes, j’allai me jeter à ses pieds. D’abord, il me
repoussa durement; puis il se laissa fléchir et consentit à faire une
démarche auprès de Robespierre. Je croyais qu’en me le promettant, il ne
cédait qu’à ma douleur, qu’à mes larmes. Hélas! je fus bientôt
détrompée. Dès ma seconde visite, il me déclara qu’il ne m’accorderait
sa protection que si je consentais à l’épouser. «Vous êtes belle, me
dit-il, vous êtes riche, et je vous veux. Soyez ma femme, et votre père
est sauvé.» Je protestai, je m’indignai, je suppliai; tout fut inutile;
il resta inexorable. Mon père sortit de prison, et moi je suis devenue
la femme de Clément Javarin.
--Et votre père a accepté ce sacrifice?
--Il ne l’a connu que lorsqu’il ne pouvait plus l’empêcher. Il n’y a pas
survécu. Quelques mois après sa délivrance, il est mort de chagrin en
constatant que pour le sauver, je m’étais vouée à un malheur éternel.
--Vous n’aimez pas votre mari? demanda Albert dont les explications
avaient dissipé la colère et qui s’apitoyait au spectacle du désespoir
de son amie.
--L’aimer! répliqua Clary. Comment l’aimerais-je alors que je suis sa
victime? Non, je ne l’aime pas; je le hais. Et après un silence, elle
ajouta:--Vous le voyez, Albert, je ne peux vous garder ici. Vous y
seriez en péril de mort, car si Javarin y découvrait votre présence, il
n’hésiterait pas à vous dénoncer.
--Me connaît-il? Sait-il que je vous ai aimée, que nous devions nous
marier?
--Il l’ignore.
--Alors pourquoi me dénoncerait-il?
--Pour se créer un nouveau titre à la faveur du Premier Consul dont il
s’est fait le courtisan et le valet. Partez, Albert, supplia Clary.
Prolonger, ne fût-ce qu’une minute votre séjour ici, c’est accroître les
périls qui vous menacent. D’un instant à l’autre, Javarin peut revenir;
ses serviteurs peuvent nous surprendre...
--Comme vous avez peur, Clary! observa douloureusement Albert.
--J’ai peur pour vous, répondit-elle, pour vous seul. Je ne serai
rassurée que lorsque vous serez loin.
Mais au lieu d’obéir, il s’asseyait sur le banc de pierre, à l’entrée du
château, à la place où se trouvait Clary tout à l’heure, et comme elle
allait se récrier, il dit:
--Le malheur est que je ne puis aller plus loin; marcher encore m’est
impossible. Je tombe de fatigue et de besoin. Pourquoi fuirais-je si
c’est pour m’exposer à être pris? J’aime autant attendre à cette place
que le sort se prononce pour ou contre moi. Rentrez chez vous,
abandonnez-moi à mon destin. Je reste; advienne que pourra.
--Mais vous vous perdez!
--Je me perdrai plus sûrement en me remettant en route en l’état où je
suis. Et puis, si je suis condamné, si je dois mourir, il me sera doux
d’avoir encore une fois vécu dans votre ombre, près de vous. Je vous
aime toujours.
En prononçant ces mots, il prit la main de Clary; d’un mouvement
passionné, il la porta à ses lèvres. Elle tressaillit, et défaillante
sous son émotion qui grandissait, elle soupira:
--Mon Dieu! Mon Dieu! que faire?
Sa détresse était si poignante et si visible, que Saint-Frémont regretta
la résistance qu’il venait d’opposer à ses prières.
--Allons, calmez-vous, fit-il, et puisque ma présence vous effraye à ce
point, je m’en vais. Péniblement, il se souleva et se remit debout.--Je
ne peux pas, dit-il soudain; vous le voyez, Clary, je ne peux pas.
Il chancelait et serait tombé s’il ne s’était appuyé contre le mur. Il
demeura là, reprenant haleine, le regard perdu sur l’horizon que la nuit
peu à peu avait enveloppé de ses ombres. Quant à Clary, troublée jusqu’à
l’égarement, indécise, sans volonté, elle tenait ses yeux fixés sur ce
revenant dont le brusque retour emplissait son cœur de perplexités et
d’angoisses.
--En venant au château, avez-vous rencontré quelqu’un? demanda-t-elle
enfin.
--Je n’ai rencontré personne, et j’ai lieu de croire que personne ne m’a
vu.
--Alors, venez. Je ne peux vous sauver que par un coup d’audace. Nous
allons le tenter. Que le ciel nous protège!
--Que voulez-vous donc faire? reprit-il.
--Vous cacher jusqu’à demain. Et elle répéta:--Venez.
Elle lui avait offert son bras. Il y posa sa main tremblante et se
laissa conduire à travers les ténèbres. Ils franchirent ensemble le
seuil du château et pénétrèrent en un vestibule haut et vaste, plongé
dans l’obscurité, à l’extrémité duquel on voyait à travers une porte
entre-bâillée, une salle éclairée par deux lampes, où des domestiques
dressaient un couvert en causant entre eux à haute voix. A la clarté qui
venait de cette pièce, Albert de Saint-Frémont aperçut au fond du
vestibule les premières marches d’un large escalier. Un mot de Clary lui
fit comprendre qu’il fallait arriver à cet escalier sans être vu ni
entendu des gens qui se trouvaient dans la salle. A l’exemple de la
jeune femme, il retenait son souffle et marchait sur la pointe des
pieds.
--Le plus difficile est accompli, fit-elle à voix basse, au moment où
ils atteignaient heureusement l’escalier.
Maintenant, et sans se départir de leur imprudence, ils escaladaient les
degrés. En une minute, ils furent au premier étage. Clary hâtait le pas,
entraînant Albert. Empêché par la nuit de voir en quels lieux il
passait, il avait pris le parti de suivre sa protectrice sans s’étonner
de rien et sans l’interroger. Ils eurent bientôt traversé le palier. Une
nouvelle porte s’offrit à eux. Elle était entr’ouverte. Clary Javarin y
fit passer Saint-Frémont.
--Attendez patiemment mon retour, lui glissa-t-elle. Vous êtes en
sûreté.
Sans lui laisser le temps de répondre, elle tira la porte sur elle. Il
entendit le bruit d’un tour de clef dans la serrure. Il était seul et
emprisonné. Tout d’abord, il n’y vit goutte. Il fit quelques pas à
tâtons, anxieux, craintif, redoutant de heurter les meubles. Mais, sa
main ayant rencontré le dos d’un fauteuil, il respira, heureux de
s’asseoir et de détendre enfin ses membres fatigués.
A demi couché, il promenait autour de lui ses regards, essayant de
percer l’obscurité, de deviner où il se trouvait. Mais, il faisait si
noir qu’il désespérait d’y parvenir, quand, par la croisée, entra un
rayon de lune que les nuages dans leur marche venaient de découvrir.
Sous ce rayon argenté, les choses qui l’entouraient eurent vite pris
corps et se dessinèrent. Il était dans une chambre luxueuse. Au fond
d’une alcôve, sous des rideaux clairs, il apercevait un grand lit tout
blanc; plus près de lui, à travers la vaste pièce aux boiseries
blanches, auxquelles étaient accrochés des tableaux, une table de
toilette, une psyché, un bureau de femme, un métier à broder, une
bibliothèque, une harpe, des sièges moelleux, et dans des vases, sur la
cheminée, des gerbes de fleurs. Et rien qu’à voir ces élégances, ce
confort, toutes ces commodités de la vie, groupées par une main de femme
avec un visible souci de coquetterie et de bien-être, il comprit que, ne
sachant où le cacher, Clary n’avait pas hésité à lui ouvrir sa chambre.
A cette pensée qu’il était chez elle, au milieu des témoins familiers et
muets de sa vie quotidienne, il fut pris d’un fiévreux attendrissement,
et l’amour, que les années n’avaient pu détruire en son cœur fidèle,
mais qui peut-être y sommeillait, se réveilla aussi puissant, aussi
brûlant qu’aux temps lointains où pour la première fois il en avait
senti les atteintes. Et ce pauvre cœur encore tout meurtri du coup qu’il
avait reçu tout à l’heure, en apprenant que Clary était mariée, se mit à
battre plus vite et plus fort sous une poussée de désirs fous et
d’espérances magiques qui y pénétraient avec violence.
Tout à coup, la clef de nouveau tourna dans la serrure, la porte se
rouvrit, se referma. Clary revenait. Elle portait dans une serviette
quelques provisions, une bouteille de vin, un pain, des fruits.
--C’est tout ce que j’ai pu dérober à l’office sans être vue, dit-elle,
en rangeant ces objets sur une table.
--Où sommes-nous? osa-t-il alors demander.
--Dans ma chambre, répondit-elle. Si Javarin nous y surprenait, il nous
tuerait tous deux. Mais, il ne saura pas que vous y êtes; il n’y entre
jamais. Et puis, je vous cacherai si bien qu’eût-il la fantaisie d’y
entrer, il ne vous verrait pas.
Tout en parlant, elle frottait une allumette contre la paroi intérieure
de la cheminée et allumait une bougie. Une pâle lumière brusquement les
éclaira. Ils se regardèrent et tressaillirent, surpris de se voir si
pâles, si défigurés par l’émotion qui les agitait, émotion indicible,
émotion torturante et délicieuse à la fois, que venaient de déchaîner
les circonstances imprévues qui les réunissaient après une si longue
séparation dans un tête-à-tête, né du hasard plus encore que de leur
volonté, et leur révélaient qu’ils n’avaient pas cessé de s’aimer. Ils
restèrent silencieux en face l’un de l’autre, n’osant regarder en
eux-mêmes, où tout, en cet instant, n’était que tentation, désarroi,
faiblesse.
Clary fut la première à se ressaisir. Entre elle et cet homme que la
reconnaissance et l’amour mettaient à sa discrétion, elle voulait, pour
se défendre contre lui et le défendre contre lui-même, élever, ainsi
qu’une barrière, une déclaration nette et franche.
--Je vous ai conduit ici, dit-elle, parce que c’est la seule pièce du
château où il soit en mon pouvoir de vous donner asile. Partout
ailleurs, vous eussiez été trop exposé. Je vous la cède pour quelques
heures. Nul ne s’avisera de venir vous y chercher.
--Mais vous, Clary, où passerez-vous la nuit?
--Dans une chambre voisine où je veillerai jusqu’au matin. Avant le
lever du jour, je viendrai vous délivrer et vous faire fuir. Vos forces
seront réparées et vous pourrez en peu de temps être rendu à
Saint-Valéry.
S’il avait entrevu pour son aventure un autre dénouement, il ne le
laissa deviner ni par un mot, ni par un geste.
--Il était donc écrit que je vous devrais la vie, murmura-t-il. Ah!
Clary! comment vous exprimerai-je ma gratitude?
--Comment? Mais en me gardant un souvenir.
--Hélas! à quoi bon? gémit-il.
--Pourquoi désespérer? reprit-elle. Qui sait si l’avenir ne nous
dédommagera pas des rigueurs dont nous ont accablés le passé et le
présent.
--Vous m’aimez donc encore?
--Je vous aime et vous aimerai aussi longtemps que vous m’aimerez.
--Ah! Clary! Clary!
Il s’était levé, les bras tendus, une flamme dans les yeux, exalté par
les paroles qu’il venait d’entendre. Mais un bruit qui montait du dehors
le cloua sur place. C’était, sous les croisées, dans la nuit sereine, le
roulement d’une voiture, des pas de chevaux battant le sol, une sonnerie
de grelots.
--C’est Javarin! s’écria Clary.
Elle mit un doigt sur sa bouche, invitant en ce geste Saint-Frémont à
être prudent et s’esquiva en fermant la porte à clef, ainsi qu’elle
l’avait déjà fait une première fois.